SITE OFFICIEL DU JOURNAL "PER L'INDIPENDENZA DI A NAZIONE"

1999

Accueil
A Nazione
Numaru 0
A Nazione
Numaru 1
A Nazione
Numaru Spiciale
Délibérations de mars 2000 Matignon
10 mars 2000, délit de félonie
Du Kossovo au Tibet en passant par la Corse
Municipales septembre 2000
Liste pour les municipales de 1999 Aiacciu
Projet de constitution pour une corse indépendante
Marcel Lorenzoni
DRAFTING A CONSTITUTION FOR AN INDEPENDANT CORSICA
comité de rédaction
 
Sommaire A Nazione
constitution de la plate-forme Unità
Numaru Spiciale 2000 / Numéro spécial 2000
puce

SEMINAIRE DU 16.01.2000 A CORTI.   ATELIER N°1 : INSTITUTIONS ET PROCESSUS PAR ETAPES,    PROJET DE SYNTHESE

puce

Séminaire  d’Unità du 16.01.2000 atelier « institution »Contribution et observations de J. Faggianelli

puce

PROPOSITION DE RECOMPOSITION DE LA STRATEGIE NATIONALE

puce

CONTRIBUTION ET OBSERVATIONS SUR LE DEBAT SUR LE PROJET DE NOUVEAU STATUT

puce

CONTRIBUTION AU PROJET DE PROGRAMME ECONOMIQUE POUR UNE CORSE INDEPENDANTE

puce

Complément au programme économique pour l’aménagement du territoire dans la phase de transition antérieure à l’Indépendance

puce

Le Divorce

puce

DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN

puce

CORSE ET SOUVERAINETE NATIONALE :  L’INDEPENDANCE POURQUOI ?

puce

DOMINIQUE CARLOTTI, victime de la répression Administrative de Bonnet et consœur

puce

La bouteille à moitié vide ou à moitié pleine...

puce

NATIONAL REPUBLICANISME OU NATIONAL SOCIALISME ? TELLE  EST LA QUESTION !

puce

NATIONAL REPUBLICANISME OU NATIONAL SOCIALISME ? TELLE  EST LA QUESTION ! SUITE ...

puce

NATIONAL REPUBLICANISME, NATIONAL SOCIALISME  ET TARTUFFERIES EN GROS

 

Source photo : Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unità Naziunale

© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006

 

 
Unità : Séminaire du 16 janvier 2000 à Corti. Atelier N°1

Atelier 1

UNITA

SEMINAIRE DU 16.01.2000 A CORTI.   ATELIER N°1 :

 INSTITUTIONS ET PROCESSUS PAR ETAPES      

PROJET DE SYNTHESE

 

Les organisations d’UNITA ainsi que les personnes conviées à débattre des 15 points ont constitué un 1er atelier destiné à l’examen de tout ce qui relevait d’une redéfinition institutionnelle. D’autre part les participants à l’atelier dit « processus par étapes » se joignirent à l’atelier n°1 pour des raisons pratiques.

Il faut donc considérer les travaux de l’atelier « Institutions » selon 2 niveaux d’analyse :

         -1 : la réflexion et les propositions à moyen et long terme, appelées à enrichir la démarche d’UNITA autour des 15 points et à définir sa stratégie ;

         -2 : les contraintes du court terme imposées par la démarche de Matignon.

 

Rappelons d’autre part brièvement le constat d’une situation qui perdure et qui a amené à la formulation des 15 points par UNITA.

.1 : Un constat forcement critique :

C’est cet état des lieux qui aura finalement abouti au consensus des 15 points. Aussi bien des structures politiques, que du système législatif, réglementaire et fiscal, l’absence d’une véritable autorité publique corse compromet la construction de notre pays. Ce constat est unanime. Il induit la revendication primordiale, celle de la reconnaissance des corses en  tant que corps politique institutionnalisé. C’est assez dire combien cette aspiration est permanente. Mais elle n’est pas seulement permanente, elle a sensiblement évolué dans les 25 dernières années. Cette évolution relativement rapide de la conscience politique des problèmes de la Corse procède de causes multiples et variables :

-         le manque d’Autonomie Politique des élus régionaux en est sans doute la 1ere ;

-         le véritable embrouillamini que constitue le fonctionnement des administrations tant locales que déconcentrées continue à faire le lit du clanisme dans le même temps qu’il bloque toute initiative d’évolution ;

-         la carte politique multiplie à l’envi le nombre d’élus et de mandats électifs, tout en privant le système territorial d’efficacité ;

-         Le manque d’envergure de la politique de développement génère à la fois une absence totale de perspective à long terme tout en contribuant sur le moyen terme à l’abandon de l’espace  intérieur, à la disparition d’une société archaïque mais bien organisée, de sa langue et de sa culture familiale sans solution alternative ; ce que l’on appelle ailleurs « exode rural » est ressenti ici comme la destruction d’une Nation ;

-         La rupture des connexions historiques de la Corse avec le monde Méditerranéen aggrave le poids du sous développement et de la dépendance ; l’élément le plus pesant de cette rupture est sans aucun doute l’entêtement de l’état à intervenir objectivement dans le maintien sous tutelle organisée, des moyens de transport et de la destination des usagers et du fret ; coupée de son aire naturelle géographique et culturelle, la Corse subit régulièrement les fluctuations pernicieuses de l’état, que celles ci relèvent des rapports au sein des institutions étatiques elles-mêmes, ou bien qu’elles relèvent des relations chaotiques que les différents gouvernements entretiennent avec leurs représentants dans l’île.

A la lumière de ces 2 dernières années, il serait insupportable que le développement économique, l’équilibre social, l’éducation, la culture, la justice fiscale, le fonctionnement normal de l’administration, le secteur bancaire continuent à dépendre du seul pouvoir d’un Préfet qui n’a aucun compte à rendre à la Corse. 

         .2 : Les 15 points d’UNITA comme base de réflexion et de prospective :

Le débat portait sur les points suivants :

-         1. reconnaissance du peuple corse

Cette notion devient de plus en plus précise. Elle a été quelque peu banalisée par la revendication entre le fait historique et le statu culturel ; Au cours du séminaire, l’unanimité se dégage sur une notion d’un peuple corse reconnu dans son expression politique et internationale. C’est là bien entendu la clé de voûte de la revendication nationale. De cette reconnaissance dépend l’existence et le fonctionnement politique normal de la communauté corse institutionnalisée. Elle se trouve donc au centre de nos préoccupations ; Dans le même temps, elle peut susciter l’hostilité de la part de l’état et de ses relais en Corse dans la mesure où elle confère une existence juridique à la Nation. Si par delà la conjoncture, elle demeure un objectif fondamental, c’est qu’elle est la condition nécessaire mais non suffisante, propre à faire accéder la Corse à une administration souveraine.

 

-         2. Définition du corps électoral, contrôle des flux migratoires et aide au retour

Il s’agit là d’un moyen dont la portée est double : D’une part élaborer un corps électoral corse propre à designer une assemblée constituante ; D’autre part témoigner par sa seule existence de la légitimité du peuple corse. Il appartiendra à un corps de citoyens corses de s’exprimer sur un choix de société et sur son mode d’organisation institutionnelle. Dans tous les cas de figures, et tout particulièrement dans le cadre d’un développement économique rapide, il apparaît urgent de définir le corps électoral et le principe de citoyenneté. En l’occurrence, l’évolution du statut de la Kanaky est intéressant seulement en terme de processus constitutionnel. La constitution d’un corps électoral  relève d’un code de la nationalité. Il pose de surcroît dans le cadre de la Corse et au-delà du contrôle des flux migratoires, le problème des corses de la diaspora.  L’accession de ces derniers au droit de vote se ferait dans le cadre d’un collège distinct et à titre consultatif.

 

-         3. Législation, institutions, administration et fiscalité

La simplification administrative est une nécessité, non seulement pour combattre les effets du clanisme, mais aussi pour dynamiser la vie politique et lui donner une efficacité. Si la situation actuelle est un désastre, il faut faire un bilan exact, pour savoir ce que l’on peut conserver ou non. La suppression des conseils généraux paraît impérieuse, de même que la fusion d’un grand nombre de communes, mais il faut que toutes les régions bénéficient d’une représentation. La création de « bassin de vie », entité cohérente pourrait être une solution compte tenu de la faiblesse démographique actuelle.

Outre cette volonté unanime de limiter les structures, une autre tendance forte se dégage : Celle de mettre un terme à l’enchevêtrement et superposition des administrations. Rendre d’une façon ou d’une autre le fonctionnement des Offices plus efficaces et plus transparents, supprimer les organismes semi-occultes et les administrations « Canada dry », modifier le mode de désignation des membres du CES, et les modes de recrutements. A terme supprimer les pouvoirs du Préfet.

Sur le plan fiscal : La Corse seule doit être à même de définir et voter son mode de fiscalité, dans un objectif de la  rendre attractive aux investisseurs dans une optique de développement ; Contrôler les fonds publics au moyen d’une véritable « cour des comptes » propre à la Corse et qui se donnerait les compétences judiciaires nécessaires à ses poursuites éventuelles.

 

-         4. Relations internationales avec l’union européenne et les états méditerranéens

Il s’agit pour la Corse principalement dans le cadre européen, et Méditerranéen d’une part de rétablir ses connexions naturelles avec les régions voisines, et d’autre part de disposer d’une représentation distincte et permanente auprès des instances européennes. Car il s’agit aussi d’un enjeu revendicatif contre l’état, dans le cadre d’un litige avec la France, faire appel à des instances extra-étatiques, établir des relations hors hexagone et combattre la politique des transports aux mains de l’état ; Empêcher l’état de confisquer les compétences européennes de la Corse ; Arriver en fin de compte à avoir les prérogatives d’échanges internationaux d’un état souverain.

-         5. Les nouveaux rapports avec l’état et le processus par étapes.

Rien ne s’obtiendra sans la lutte. Les points revendiqués portent par essence atteinte au dogme de l’état, aussi le débat s’établit-il sur un double niveau : Celui de la revendication à long terme, celui de la situation de discussion dans laquelle se trouvent impliqués les représentants du mouvement national.


 

 

         .3. Les contraintes de la conjoncture :

 

Le caractère inopiné d’une situation nouvelle où l’état demande aux élus de la Corse de proposer une sorte de plan de règlement, requiert une position tactique cohérente.

Tout en affirmant le caractère incontournable des 15 points de la revendication, les participants se sont accordés à reconnaître la nécessité d’une véritable cohésion autour des négociateurs du mouvement national.

D’une façon générale, l’argument majoritaire consiste à dire  qu’i l faut en obtenir un maximum. La 1er difficulté réside néanmoins dans une position éventuellement hostile des autres membres de l’Assemblée à une avancée qui serait à leurs yeux un pas vers la souveraineté ; C’est le cas de la notion de peuple corse. La 2ème difficulté réside dans les contradictions internes des structures étatiques françaises (Président/1er ministre) et au sein de leurs propres formations parlementaires.

D’où un possible repli sur une position médiane : celle de la reconnaissance de la citoyenneté corse qui définirait le corps électoral, tout en concédant à l’assemblée de Corse des compétences beaucoup plus larges. Cette solution exclut de fait une garantie constitutionnelle.

Nos représentants porteront nos propositions en l’état : Reconnaissance du peuple corse entérinée par un article constitutionnel (79) ; Citoyenneté corse et son corps électoral avec les conséquences juridiques que cela implique ; reconnaissance d’un pouvoir législatif et fiscal.

Si le gouvernement n’a peut être pas intérêt à négocier « a minima », on ne peut cependant considérer ces points comme acquis. Dans le cas contraire la non-reconnaissance constitutionnelle du peuple corse, ne  priverait pas la Corse de compétences plus importantes en ce qui concerne l’économie, la culture, et le domaine social. Il serait possible d’obtenir la plus grande latitude en matière d’enseignement obligatoire de la langue, de maîtrise de l’environnement, de l’aide sociale. Ayons conscience aussi que ces compétences entrent du fait de la construction européenne dans le cadre de dévolution des états au profit des régions. Enfin et toujours dans ce cadre, les élus du mouvement national demanderaient à Bruxelles le développement d’une para diplomatie intra européenne en faveur de la Corse (ce que pratique déjà le Conseil Nordique). En résumé nous aurions là non pas un statut minimum mais « un statut différent dans sa nature ».

Il apparaît évident que cet ensemble de propositions ne constituerait qu’une avancée vers la réalisation des 15 points.

« UNITA n’ayant pas l’intention de poser de préalable »à cette avancée a confirmé son soutien à la démarche des élus de Corsica Nazione engagés dans les discussions à l’Assemblée.


 

Source photo : Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unità Naziunale

© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006

 

 
Séminaire  d’Unità du 16.01.2000 atelier « institution »

Contribution et observations de J. Faggianelli

 

La réunion des 2 ateliers « institutions » et « processus par étapes » en un seul a quelque peu simplifié la réflexion sur les 15 points en entraînant inévitablement  le débat vers ce qui représente la préoccupation majeure du moment : la négociation éventuelle avec Matignon.

 

1° : Les difficultés immédiates :

Les élus de Corsica Nazione se retrouvent investis d’une mission inattendue, faire entendre la voix de la Nation à 43 de leurs collègues assez peu convaincus de l’existence de la Nation en question. Il se pourrait alors et de façon bien prématurée, que le Mouvement National découvre qu’il représente peu de chose en termes de poids politique, et qu’après 30 ans de lutte, les 20% de suffrages obtenus en mars 1999 ne soit en fin de compte qu’une amère victoire.

 

                2° : De la stratégie de l’état et de la tactique de Jospin :

On l’a dit et redit, l’état est le véritable maître du jeu en matière de souveraineté territoriale. Il faudrait être bien naïf pour supposer qu’une initiative en ce domaine, fût-elle même élaborée par le 1er Ministre, puisse être prise sans consulter le sommet de l’état.

A ce jour, rien n’indique que le Président de la république, garant de l’intégrité du territoire français et responsable d’une stratégie séculaire, puisse contribuer à la réussite d’une opération tactique de Jospin, dans laquelle les Corses ne l’ont même pas consulté.

Le jeu des factions et des lobbies composant le paysage politique français, et dont les effets se font sentir jusqu’à l’Assemblée de Corse, nous incline forcément à un certain scepticisme.

Comment imaginer dès lors qu’un gouvernement de cohabitation puisse octroyer aux corses, un statut que seul le vote d’un article constitutionnel pourrait assurer dans la durée.

 

                3° : Nos raisons d’espérer :

L’impossibilité apparente de la Corse à nouer le dialogue, aussi bien avec les corps constitués de l’état que le gouvernement et les formations politiques françaises, témoigne d’une singularité que la France ne peut reconnaître.

Face à ces incertitudes, seule demeure notre conscience politique. L’échec momentané de la revendication Kanak, dans une aire géostratégique pourtant peu favorable à la France, ne doit pas nous empêcher d’observer que le monde change rapidement. D’ores et déjà, le problème français de la Corse est devenu une affaire internationale. C’est dans le cadre d’un règlement international que la force de notre conviction forcera la décision.

Source photo : Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unità Naziunale

© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006

 

 
SEMINAIRE D’UNITA DU 16.01.2000 ATELIER « INSTITUTIONS »

Additif de C.Robertson

 

Remarques à propos du constat :

-          un des caractères aggravants de la situation en Corse est le fait que les 25 dernières années aient vu s’effectuer un transfert de populations du monde rural au monde urbain maritime, sans les activités correspondantes à la région d’origine.

-          L’état est pleinement conscient des dysfonctionnements de ses services et dont des régions comme la Corse subissent les conséquences graves. Cet état de fait est dénoncé par les autorités européennes qui ne peuvent tolérer le poids financier d’une administration qui subventionne des déficits chroniques.

 

Remarques à propos du court terme :

-          Ne pas accepter de signature de contrat de plan/DOCUP etc. engageant la Corse pour de nombreuses années sans tenir compte d’une évolution des compétences et des institutions.

-          Refuser toute transaction déterminant l’économie de la Corse dans les années à venir, touchant l’eau, l’énergie, les transports, la communication, les médias.

-          Initier des articulations « mare e monte » au niveau socio-économique.

-          Transfert des administrations de l’état vers les offices : chaque administration appliquera la décision du pouvoir territorial.


 

Source photo : Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unità Naziunale

© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006

 

 
PROPOSITION DE RECOMPOSITION DE LA STRATEGIE NATIONALE

Il faut reconnaître que l’ennemi a gagné la guerre psychologique, tant du point de vue politique, que du point de vue  politico-militaire. Continuer dans la voie suivie depuis 1976 est donc suicidaire. C’est faire le jeu de l’ennemi. Quand la bataille est perdue, il faut l’admettre, en tirer les conséquences, se replier, et préparer la contre offensive future.

I.                   Bilan des erreurs :

A. Ce qu’il ne faut plus faire sur le plan de la communication politique :

1.     Les communiqués pour tout et n’importe quoi, les conférences de presse qui ne mènent à rien et qui ne sont plus lues que par nous-mêmes ; Les contacts personnels « privilégiés » avec les correspondants et envoyés spéciaux des services de propagande parisiens qui font ami-ami ici, et nous assassinent sitôt chez eux.

2.     Tomber dans le travers du discours et de la terminologie instillée par l’ennemi : « violence », « perpétré » « commettre », « justice », « droit », « administration », « état français », « syndicats », « clandestins » « partis », « impôts » etc. Notre lutte est : « résistance » ; l’appareil français : les « autorités d’occupation » ; les serviteurs de cet appareil : des « collabos » ; la presse des « services de propagande » ou des « attachés de presse » du pouvoir ; les militaires « l’armée de libération » ; l’impôt français est un « racket » etc.

3.     Essayer de répondre aux questions posées est une idiotie ! Elles sont conçues pour nous piéger quelle que soit la réponse ; il faut faire comme l’ennemi, ne pas répondre, répondre à côté, répondre par une autre interrogation, ou utiliser l’humour (Ex : de questions : Mais enfin, que voulez-vous de la France ? Réponse : rien, qu’elle s’en aille ! Ou bien : Que feriez-vous sans la France ? réponse : Mieux qu’avec elle ! Ne craignez-vous pas le pire ? Comment cela pourrait- il  être pire ! etc.)

4.     Ne plus se contenter de techniques  d’un autre âge (tracts, feuilles de choux pompeusement baptisés : « journal » ; Soirées « culturelles », « manifs » et meetings….) Cela existait déjà sous Karl Marx, on a quand même fait mieux depuis !

5.     Les médias non français doivent être prioritairement sollicités et privilégiés, et la presse, parisienne ou locale, doit faire l’objet d’un refus systématique de commentaire (sauf les rares cas où cela s’avérerait utile). Donc l’internationalisation doit être la seule option en terme de communication journalistique.

6.     Quand nous choisissons une stratégie, il ne faut pas en changer au bout de 3 mois, face à une campagne hostile orchestrée par l’ennemi. Il faut s’y tenir ! Il n’y a que le long terme qui paie (songer que s’ils se donnent le mal de lancer la grosse artillerie, c’est que nous avons touché là où ça les gêne).

B. Ce qu’il ne faut plus faire en terme de choix des interlocuteurs :

Paris est l’ennemi, et notre anéantissement total est son seul but ! En conséquence :

1.     Les conciliabules secrets avec de pseudo envoyés (car ils existeront toujours malgré les dénégations officielles), et les promesses de couloirs, doivent être proscrits.

2.     Les discours polis devant les ministres, comme si nous avions à faire à des interlocuteurs raisonnables à séduire, ne sont pas de mise ; Au contraire il faut les « agresser », les pousser à la faute. Ils ne peuvent nous faire pire que ce qu’ils font déjà, et ce qu’ils ne nous ont pas encore fait ne résulte que d’une question de timing électoral, ou de façade « droitdelhommiste » vis à vis de ses partenaires internationaux.

3.     En appeler à « l’Etat » pour résoudre les problèmes est un contresens et un aveu d’immaturité. C’est ce qu’il faut éviter par-dessus tout. Au contraire notre position doit être, « nous n’attendons rien de la France, nous ne lui demandons rien, sinon une seule chose qu’elle s’en aille ».

4.      Les approches de compromis ne servent à rien, avons nous oublié « même 200000 corses autonomistes ne changeront pas la Constitution » c’est la seule fois où un représentant de Paris nous a dit la vérité ; à la limite la technique de surenchère du marchand de tapis est plus payante. C’est cette démarche qu’il faut adopter dans le cadre des « négociations sur l’autonomie », qu’il faut en outre présenter comme une étape et seulement une étape.

5.     Ne plus choisir et se contenter d’interlocuteurs en France ; Au contraire il faut privilégier les organisations internationales, européennes (ce devrait être la mission essentielle du responsable de la commission pour les relations avec l’Europe) ou non gouvernementales (Ligue Internationale des droits de l’homme, Comité d’Helsinki etc.). Donc l’internationalisation doit être l’option principale en terme de partenaires non corses.

6.     Ne plus ostraciser les clans en les laissant seuls face à l’ennemi (sans rien oublier de ce qu’ils ont fait et sans angélisme), mais accepter de leur parler, les laisser rêver d’un énième statut, mais leur suggérer ce qu’ils auraient à gagner en se détachant de Paris, les arguments ne manquent pourtant pas ! Le racisme anti corse de l’occupant nous y aide. L’idée générale n’étant pas que nous attendions quelque chose d’eux, mais au contraire de les responsabiliser aux yeux de notre peuple en les privant de la trompeuse position « c’est la faute à Paris » ; Si au passage nous pouvons enfoncer un coin, tant mieux, la paranoïa parisienne fera le reste.

ii.La stratégie de reconstruction :

La discrétion et le concret  doivent remplacer le montaseguisme. Il faut pour cela :

A.     Se donner comme priorité la mise en place de l’Assemblée Nationale Provisoire : Aucun moyen ne doit être négligé : rencontres bilatérales, réunions en comités, constitutions de nouveau comités, et toute forme d’organisation non rigide, non formaliste mais Paolienne, c’est à dire pragmatique en faisant avec ce qui existe déjà sur place. Le tout en se gardant de toute médiatisation intempestive, du moins dans la première phase, celle de sensibilisation.

B.      Admettre que cette stratégie prendra 2 ou 3 ans, qu’il s’agit d’une traversée du désert où le « vedettariat » et le « médiatique » n’a pas sa place. Il faut retourner à la base, sur le terrain, et maintenir le cap, envers et contre tout, plus les attaques ou le dénigrement seront féroces et plus cela signifiera qu’il gène l’ennemi.

C.     Cela nécessite la préparation d’un argumentaire, pas au sens d’un « programme commun » qui ne convaincrait plus personne, mais par l’adoption d’un vocabulaire  précis, d’exemples précis, argumentés et adapté à l’interlocuteur, et surtout ne pas contredire les propositions existantes. Pour convaincre, il faut croire soit même à ce que l’on dit..

D.     Constituer des groupes de réflexion « quasi-clandestin », embryon d’un futur « cabinet fantôme », à partir de personnes ressources.  Il faut s’inspirer pour cela de la franc-maçonnerie (les simagrées en moins).

E.     Dans le cadre de l’internationalisation, il faut recourir à Internet pour faire connaître tout ce que nous savons, tout ce qui se fait, toutes les rumeurs, et une permanence pour répondre aux courriers en e-mail. En somme, briser le blocus, contrer la désinformation, refaire un Disinganu mais avec les moyens d’aujourd’hui.

F.     Dans la même idée créer un journal en ligne. Pas un journal pour nous faire plaisir, à usage interne, mais un journal conçu pour informer les autres, car du fait de la France, ils ne savent en réalité rien ou leur vision est totalement déformée.  Pour cela il est nécessaire d’y privilégier l’humour, la dérision, la caricature.

G.     L’idée générale doit être la démolition de l’image que se donne la France. Par le biais d’Internet, il faut  démontrer qu’elle est raciste, arrogante, sectaire, doctrinaire, refermée sur elle-même, nostalgique de son passé colonial et de son ancienne primauté militaire (Louis XIV, Napoléon), non humaniste (mais seulement « humaniste-miroir », c’est à dire « n’est humain que ce qui me ressemble ») ; Qu’elle est l’ancêtre des totalitarismes modernes, un dinosaure. Il s’agit de se doter d’un argumentaire philosophique et juridique en ce sens. Nous ne sommes pas seuls, le « National-Républicanisme » ou « facho bonapartisme » est très mal vu en Europe, et en contradiction avec son processus de construction.

H.    Dans le même esprit, user systématiquement de toutes les procédures juridiques (tribunaux administratifs ou justice pénale), pour diffamation, abus de pouvoir, détournement de la loi, discrimination ou incitation à la haine raciale, grâce à un pool d’avocats. Le but n’est pas d’en attendre une justice, mais d’utiliser la contradiction avec son discours « etatdedroitiste », et diffuser par ce biais les crimes de la France, par Internet. Le but de l’utilisation des voix de droit « français », est de les épuiser toutes afin de parvenir au recours systématique devant les Cours européennes de Strasbourg ou Luxembourg (en effet, nous ne pouvons recourir devant les instances européennes qu’après avoir épuisé les voix de droit « internes ».

I.       Cela signifie également un recrutement dans les milieux de l’informatique (cessons d’être complexés, les informaticiens du Centre de Bastelica sont de très haut niveau), et dans celui des linguistes de Corti, car si nous voulons atteindre l’international, il faut tout traduire (l’Anglais représente 90% du Net, toutes les autres langues se partagent le reste, et le français est chaque jour un peu plus largué sur ce terrain), idem au niveau de l’action en direction des instances européennes.

J.      Continuer à soutenir les prisonniers et demander leur libération, mais en prévoyant une 2ème ligne d’argumentation : leur rassemblement sur le territoire corse à des fins humanitaires (stratégie basque). Les partis traditionnels auraient du mal à s’opposer à une telle demande, du fait  des familles. Elle est également beaucoup plus susceptible de provoquer une mobilisation plus large que notre cercle, c’est ce qui s’est passé en Euskadi.

K.     Il est vital de s’ouvrir aux français, aux italiens, aux portugais, aux sardes, aux arabes de la 2ème ou 3ème génération qui vivent au milieu de nous. Même si cela ne nous plait pas, le réalisme nous y oblige ! Le refuser, c’est faire le jeu de l’ennemi. C’est sa meilleure arme : A court terme par l’accusation de racisme ; A long terme par submersion démographique. Il nous faut donc là aussi adapter notre discours, à leur égard, et à l’égard de notre « électorat » plus traditionnel.

L.      Réfléchir à d’autres modes d’action du type résistance passive : boycott des produits de l’ennemi et action contre les camions pleins de produits « concurrents » (Ex. Syndicats agricoles français), grève de l’impôt-racket perçus par ses percepteurs-collabos etc. Il faut également toujours coupler ces actions avec la diffusion sur Internet ; Même si la « non-violence » ne débouche sur rien face à des régimes à fonctionnement doctrinaire, elle permettra au moins de démontrer que la France ne laisse pas d’autre alternative que la résistance armée, et démontrera l’hypocrisie des « démocrates corses ».

Source photo : Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unità Naziunale

© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006

 

 
CONTRIBUTION ET OBSERVATIONS SUR LE DEBAT SUR LE PROJET DE NOUVEAU STATUT

A.     L’article 79 de la Constitution, cadre indispensable

Un cadre juridique n’est pas simplement une question de forme ou de principe, c’est un cheminement logique qui induit les textes subséquents.

C’est ce cadre qui permet le reste, sinon, si nous nous limitons à un cadre législatif, fut-il avec la solennité d’une loi organique, nous nous mettons en contradiction avec d’autres articles de la Constitution, surtout les articles 1,2 et 72.

C’est ce cadre qui nous garantit une certaine pérennité des acquis, car il ne suffit pas d’un amendement en catimini pour revenir sur ces points (rappelons-nous De Courson).

Si l’article  n’est pas spécifique, nous nous retrouverons dans le même piège que celui de l’article 72 de la Constitution, qui ne prévoit que le « droit commun » des collectivités locales de la république. Ce fut le cas de l’article 1er du statut de 91 rédigé de telle manière qu’on ne pouvait que le considérer que comme anticonstitutionnel ; En effet on ne peut à la fois déroger au droit, et viser en même temps le droit commun. Cette contradiction « voulue » ne pouvait qu’entraîner :

-         un avis défavorable du Conseil d’Etat

-         une décision défavorable du Conseil Constitutionnel

-         sans compter les charcutages des 2 assemblées dans le cadre de leurs « navettes ».

Nous n’avons aucune illusion à nous faire ; Ni le peuple ou la citoyenneté corse ; Ni la coofficialité et l’obligation de la langue ne peuvent être aborder en dehors d’une modification constitutionnelle. Idem pour les transferts de compétences situées dans le domaine de la Loi (pouvoir législatif et fiscal), ils se heurtent aux articles 31, 37 et 47 de la Constitution.

 Donc un article spécifique est nécessaire, même s’il n’est pas suffisant :

-         Nécessaire car c’est seulement par ce biais que le reste peut être approuvé,

-         Mais pas suffisant car le cadre, s’il permet un « contenu » ne nous dit pas ce qu’il sera (cf. les 15 points).

Mais paradoxalement le contenu compte moins que le contenant car seul le contenant, le cadre adéquat, permet ce contenu et est seul apte à ouvrir des perspectives futures.

Nos ennemis « nationaux républicains » français ou collabos, ont raison. Reconnaître ces points, c’est admettre une Nation Corse, c’est lui donner une dimension internationale. C’est ce qu’il nous faut obtenir prioritairement, et c’est précisément ce que la France refuse par-dessus tout.

 Ainsi tous les discours selon lequel nous aurions des avancées significatives sans toucher à la Constitution sont soit mensongers, soit ignorants, soit naïfs. Ils nous engagent dans une impasse où l’état fera mine de nous octroyer des concessions là où en réalité, c’est lui qui veut se débarrasser de compétences coûteuses, ou d’un découpage territorial devenu sans objet (diviser pour régner) mais générateur pour lui d’inefficacité et de surcoût de fonctionnement.

Ex : Le transfert des routes nationales à la collectivité de Corse en 1991 n’était pas motivé par un désir d’augmenter les compétences de la Corse, mais de permettre par ce biais l’obtention de financements européens (impossible autrement en vertu du principe de subsidiarité) et ainsi réaliser des économies en matière d’équipement.

Aussi faut-il également veiller, faute d’un pouvoir fiscal autonome, que les moyens soient transférés en même temps que les compétences.

Autre exemple : les 2 derniers rapports parlementaires sur l’action de l’état en Corse le répètent à l’envi, 2 départements c’est absurde, l’état n’est pas efficace et cela lui coûte trop cher ! Aussi si nous pouvons être sûrs d’une avancée, c’est bien la suppression des départements, mais pas pour ce que nous croyons.

N’oublions aussi qu’en 1981 l’état nous a présenté la suppression de la Cour de Sûreté de l’état comme une concession faites à la Corse ; Alors qu’il s’agissait d’une vieille revendication de la gauche, un problème purement interne à la France, notamment vis à vis de son image « droitdel’hommiste ».

Par contre cela a permis de supprimer le statut patiemment obtenu de détenu politique. Il nous faut donc envisager des pièges de ce genre.

B.     La procédure de négociation, ou avec QUI parlons-nous ? Avec QUI faut-il parler ?

.1 Le neoclan

A priori Jospin n’a rien promis, et nous avons tendance à prendre nos désirs pour des réalités ; méfions-nous donc des manipulations du néoclan qui voudrait nous mener là où nous ne voudrions pas aller, pour nous y piéger durablement. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas dialoguer, collaborer avec J.Rossi puisque c’est bien de lui qu’il est question, mais il ne faut pas confondre « travailler ensemble » et « travailler pour lui ».

Le piège durable, ce serait d’accepter de renoncer au volet constitutionnel, nous aurions alors crée une pseudo autonomie qui a des chances de convaincre durablement notre peuple, c’est un risque ; Mais pire encore serait d’accepter l’idée référendaire ! Pourquoi ?

La « légitimité française en Corse ne repose que sur une agression militaire qu’aucun acte de droit international n’a légitimé, c’est atout minime mais qu’il ne faut pas gaspiller. La France en effet ne peut se prévaloir d’aucun plébiscite en sa faveur ; Accepter un référendum, c’est enfin leur offrir ce qui leur manque.

          .2 Le gouvernement :

Même si Jospin a réellement l’intention de s’engager dans notre sens, il ne représente que le gouvernement, sans compter que même à ce niveau, on ne peut guère parler de monolithisme. Rien donc ne nous permet de croire qu’il dispose de la majorité suffisante pour faire passer de telles revendications (à moins qu’il ne s’agisse d’une offre de gascon, c’est à dire une promesse que l’on sait de toute façon ne pas avoir à tenir, car on pourra dire que c’est la faute à l’opposition etc. .).

Aussi nous diton que Chirac appuierait Jospin sur ce point, ou que le groupe démocratie libérale serait disposé à appuyer cela ! Quelles certitudes en avons-nous ? La promesse de J.R ! nous avons vu pendant l’épisode « decourson-charasse » le peu de poids qu' peuvent avoir les élus corses à l’assemblée nationale française.

Donc si l’on n’a pas des contacts avec l’autre pan de la société politique française qu’est la droite, la question corse redeviendra un enjeu intra français droite/gauche, et l’on retombera dans le scénario de 1991 : charcutage et saisine du Conseil Constitutionnel.

          .3 Le Président :

En matière constitutionnelle, le gouvernement n’est rien, seul le Président a le pouvoir : Pas de révision, pas de convocation, pas de referendum, pas de législation par ordonnance (art 38), pas de loi organique…Sans la volonté du Président qui a seul pouvoir en la matière. Soit qu’il refuse ex : une convocation ; Soit qu’il ne ratifie pas ex : ordonnances.

Nous avons un exemple récent avec le refus de convoquer le Congrès sur la reforme du CSM, qui incidemment bloque également les statuts de la Kanaky et de la Polynésie (art 77 et 78 C).

Au fur à mesure que nous approcherons des échéances électorales présidentielles, les blocages de ce genre ont toutes les chances de devenir de plus en plus fréquents.

Donc comme exposé précédemment, nous ne pouvons espérer avancer en terrain sûr qu’en dialoguant « publiquement » également avec le chef de l’état ou ses représentants, dans les mêmes circonstances que « Matignon ». Aussi longtemps que nous serons dans un scénario de « cohabitation » ce fait est incontournable.

 C.     LE CONTENU

 C’est l’objet même de la discussion des ateliers, des 15 points etc.. Il n’y a donc pas à y revenir sinon pour rappeler que ce n’est pas vraiment le plus important. C’est important, vital même pour l’avenir, mais c’est inutile si l’on n’a pas éclairé les étapes précédentes. Ce ne serait au mieux que des plans sur la comète.

Source photo : Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unità Naziunale

© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006

 

 
CONTRIBUTION AU PROJET DE PROGRAMME ECONOMIQUE POUR UNE CORSE INDEPENDANTE

1.       Des principes imposés par la géopolitique :

 

A. LA REGLE EST A LA LIBERATION DES INITIATIVES

La mise en place d'une économie corse compétitive, et à même de faire vivre son peuple, en lui garantissant des prestations publiques et sociales conforme au mode de vie des nations développées, passe par un choix clair de libre commerce et de libre entreprise, seul à même de redonner un espace à la créativité de notre peuple nié et avili, tout en lui garantissant une paix relative dans un monde où seule cette idéologie domine.

Ainsi le recours partiel, ponctuel, à des pratiques interventionnistes, dans la phase de reconstruction de notre Nation, ne devrait être qu’à caractère transitoire :

a. En vue de doter la Corse d'un secteur économique, dont l'occupant l'a privé par fraude  ou dumping sous couvert de "solidarité nationale" ; Ex: le transport maritime, les industries de transformation, conditionnements et conservation de ses productions primaires :

b. En vue de réorienter ses circuits d'échanges vers une plus grande diversité de ses marchés et de ses sources d'approvisionnement ; Ex: la grande distribution, les tour-operators ;

c. En vue de redonner des parts de marché interne suffisantes à ses propres produits pour leur offrir  la possibilité d'abaisser leurs coûts de production, et de parvenir à une taille suffisante afin de leur permettre un « décollage » et d'affronter une concurrence loyale (c’est à dire libérée des circuits exclusivement français subventionnés) ; Ex: eaux minérales, autres boissons alcoolisées ou non, produits alimentaires pas seulement identitaires ;

d. En vue de structurer un réseau de distribution des produits biologiques et identitaires, à vocation intérieure et extérieure, car ce sont là les seuls véritables créneaux exportateurs à court terme.

 

B. A TOUTE REGLE, DES EXCEPTIONS :

L'Etat fédéral corse n'a donc pas vocation, sans en exclure le principe, à constituer un secteur public ou mixte, mais seulement à recréer ce qui a été détruit et que l’initiative spontanée de notre peuple n'est pas à même de reconstituer  spontanément. Si l'initiative privée suffit, l'Etat doit se contenter d'accompagner le processus par toutes mesures légales ou fiscales nécessaires, mais surtout s'interdire d'entraver l'initiative.

Sinon, dès lors que l'Etat Corse a constaté la carence ou l'insuffisance du secteur privé, il a l'obligation d'intervenir pour doter la Nation des moyens de son développement ; Mais avec l'objectif à terme d'arriver à une privatisation, qui privilégiera d'abord l'actionnariat corse, dès lors que les contribuables corses ont participé à cette mise en place, quand ledit secteur aura été amené en situation d'affronter la concurrence du marché international.

Ainsi par exception au  principe, certains secteurs tels que l’éducation, la santé par nature, et le secteur des transports maritimes et aériens, dès lors qu’il est vital pour toute Nation insulaire, devraient éventuellement faire l'objet d'une prise de contrôle de l’Etat Corse ou d’une privatisation partielle réservant à l'Etat Corse une minorité de blocage. Ce nécessaire contrôle d'une partie du secteur ne fait pas obstacle, bien au contraire, à la libre concurrence ; Il tend à éviter les situations monopolistiques, faussement « privatives »..

 

2.Une réorientation résultant de notre situation géographique :

Sur le plan des orientations stratégiques, la  position géographique de la Corse lui dicte l'orientation de ses échanges et la localisation des partenaires et des marchés qu'elle doit rechercher.

A la situation que l'occupant lui impose, terminus colonial de l'axe Paris-Lyon-Marseille, la Corse doit privilégier un développement en "croix" dont elle serait le centre :

- à l'Ouest, Barcelona et au-delà toute la péninsule ibérique ;

- à l'Est, Livorno et Roma et la péninsule italienne ;

- au Sud, la Sardaigne et au-delà l'Afrique du Nord ;

- au Nord  enfin et surtout, avec le triangle Genova-Torino-Milano, et au-delà la Suisse, l'Allemagne et toute    l'Europe du Nord et de l'Est.

Comme on le voit, la France ici n'est qu'un appendice sur l'angle nord-ouest, et rien de plus. Cette resituation est une évidence, pourtant l'occupant l'a fait oublier au plus grand nombre, y compris à nombre de nos chefs d'entreprises. L'ayant ainsi repositionné dans son contexte, on s'aperçoit que la Corse n'est pas un rocher au bout du monde, mais au contraire un point central, que l'occupant a transformé en vide, à l'immédiate proximité des grands axes d'échanges européens : "L'Arc Méditerranéen" articulation Est-Ouest de l'Europe, dont la Corse est la corde ;

 et la "Banane Lotharingienne", articulation Nord-Sud de l'Europe, dont la Corse se trouve être dans le prolongement de sa pointe extrême méridionale.

Notre stratégie en termes d'interlocuteurs immédiats (sans en exclure d'autres) se situe d'évidence dans ces axes. Notre politique ne peut être que l'agrégation à ces derniers en les attirant vers nous. Cela passe par une maîtrise de nos moyens d'échanges : transports, mais également secteur bancaire, grande distribution, prestations de services liées aux tour-opérateurs. Cela passe également par un choix clair et durable d'incitation fiscale, seul à même de rassurer et d'inciter à la curiosité ces partenaires, ces flux financiers, pour qu'ils s'intéressent à nous, et que nous nous intégrions à leurs circuits. Ainsi, que cela plaise ou non, notre position et notre taille, nous dictent nos choix fondamentaux.

 

3. Faire de la petitesse un grand atout :

La Corse n'est pas une grande puissance, pas même une puissance très moyenne, type France ; Elle n'est pas non plus un "petit" Etat, type Irlande, Belgique ou Danemark. La Corse est un micro-Etat, tel qu'il en existe déjà 9 en Europe, et 43 dans le monde, et plus encore si l'on comptabilise les territoires quasi indépendants, de taille proche et le plus souvent inférieure ou de population équivalente à la Corse.

Nous ne sommes donc pas les premiers, et nous ne serons pas les derniers sur ce chemin. Nos "modèles", si tant est que quelque état que ce soit puisse être un modèle, se trouvent vers Gibraltar, Man, Jersey et Guernesey, Liechtenstein, Luxembourg etc. En conséquence la Corse doit privilégier deux processus de développement :

 

A. Privilégier ses potentialités internes :

La Corse doit développer les secteurs où elle dispose d'un véritable avantage et tourner le dos aux folies des grandeurs à la française ; il faut faire preuve d’humilité ! Axons-nous sur nos besoins immédiats d’abord, avant de rêver du grand large et « d’exportation » :

a. En développant son secteur agro-sylvo-pastoral, dans la double optique de l'autosuffisance et des produits identitaires et biologiques ;

b. En misant sur son potentiel touristique ;

c. En créant un secteur industriel du recyclage et du traitement des pollutions ;

d. En redéployant sa production énergétique en fonction de ses ressources propres

e. En recréant un secteur secondaire, étroitement lié et comme un prolongement des quatre précédents, afin d'augmenter la valeur ajoutée de ses produits, et non comme rêves insensés d'industrialisation massive.

f.A côté de ces 5 orientations minimales indispensables, il y a également la place pour le développement de quelques secteurs de pointes ou innovants. D'une manière générale en effet, les choix stratégiques ne doivent pas nous interdire de manière doctrinaire le défrichage d'autres pistes. La liberté d'entreprendre doit être la règle, et le soutien de celui qui ose sortir des sentiers battus, une philosophie.

 

Ce qui est par contre illusoire, voire complètement délirant, c'est d'imaginer des schémas d'industrialisation massive où l'activité se mesure à la tonne d'acier, et au nombre de tracteurs ou de chars d'assaut, partir à la conquête des grands marchés et des gros contrats ! (Une industrie lourde ? Financée par qui ? Pour faire travailler qui ? Et pour vendre à qui ?).  Ce rappel est nécessaire car malgré l'absurdité d'un tel scénario, il y en a encore, même en Corse, pour penser ainsi, et comme c'est complètement irréaliste et anachronique, ils se servent de leur propre incohérence pour décréter l'impossibilité de l'indépendance. Sur ce point au moins ils ont raison : la Corse indépendante n'est pas viable dans un tel scénario, c'est bien pour cela qu'il nous faut affirmer clairement que ce n'est pas cela que nous voulons.

 

B. Se créer des atouts en se libérant des tabous inculqués par l'occupant :

La Corse enfin souveraine, c'est à dire indépendante, doit créer de toute pièce un secteur financier, en transformant en atout ce qui lui a toujours été mensongèrement enseigné comme étant sa tare congénitale : son insularité et sa "petite" taille. Transformer  le "handicap" en atout, c'est privilégier des choix fiscaux et légaux incitatifs. Les jaloux, c'est à dire les Etats trop gros pour y avoir franchement recours eux-mêmes, appellent ça les "paradis fiscaux", ce qui n'empêche pas leurs "élites", c'est à dire ceux qui nous font la leçon, d'en profiter sans scrupule, c'est ce qui s'appelle  communément "l'évasion fiscale".

Bien plus, ils n’hésitent pas à créer pour leur seul profit, sur leur « territoire » ce qu’ils jugent immoral pour nous ; C’est ainsi que Paris est une place OfShore pour les sièges de multinationales, Saint Martin un paradis pour spéculateurs immobiliers, et Kerguelen un paradis pour armateurs français. Comme le démontre TOPAZE, les belles règles moralisatrices du style "l'argent ne fait pas le bonheur" ou "bien mal acquis ne profite jamais" sont des sentences inventées par les riches pour empêcher les pauvres de regarder dans la bonne direction.

Un autre argument, tout aussi malhonnête, consiste à agiter l'épouvantail de "Tanger !", ou "Cuba !" (Avant Castro évidement). Ils omettent de dire que les situations des territoires qu'ils citent en référence, étaient celles de colonies de fait ou un statut résultant d'un accord international imposé, sans aucun souci ou participation des populations concernées. A l'inverse, vous chercheriez en vain dans les rues de Luxembourg, Vaduz, Saint-Hélier ou Georgetown, cette vision de Sodome et Gomorrhe qui, voudrait-t-on nous faire croire, s'attacherait à ce type d'Etat.

 

Paradis fiscal, qu’est ce que cela signifie ?

a. C'est simplement dire que mieux vaut percevoir 1 ou 2 % d'impôt sur les bénéfices de milliers d'entreprises "domiciliées" en Corse, que de ruiner par des prélèvements aberrants les 5 à 600 entreprises qui survivent de plus en plus mal en Corse. Ce qui n'a rien à voir avec le statut des salariés de ces mêmes entreprises, c'est même le contraire car c’est en découplant « imposition de l’entreprise » et « conditions sociales » que l’on protège le mieux ces dernières. Au demeurant, quand certaines entreprises françaises, publiques ou privées (SNCM par exemple), font leurs profits sur le dos de la Corse, mais règlent leurs impôts à leur siège social (Paris ou Marseille), l'occupant ne nous applique t-il pas la même astuce, mais à nos dépens.

b. C'est également dire que mieux vaut garantir un secret bancaire chez nous que de voir notre épargne aller enrichir le secteur financier de l'occupant...  ou d'autres paradis fiscaux. Et si d'autres capitaux veulent en profiter et ainsi participer à notre développement, pourquoi pas.
 

c. C'est dire aussi que si des compagnies internationales ou des propriétaires de yacht veulent immatriculer leurs bâtiments ou aéronefs en Corse en contrepartie du versement d'une taxe plus basse que chez eux, pourquoi s'y refuser. La plaisance a été développée, sans notre avis, chez nous mais les retombées en sont marginales, transformons là aussi le mal en bien.

 

d. En fait cette énumération n'est qu'indicative, car à côté de ces exemples très classiques, il existe mille et une manières d'envisager ces dispositifs, et ce sera le travail d'une commission d'experts en droit du commerce international que d'élaborer les scenarii les plus à même d'intéresser, et donc de drainer les flux financiers vers et au profit de notre peuple. Car ce qui compte c'est ce dernier point, l'important ce n'est pas de drainer l'argent pour l'argent, mais l'argent pour quoi faire, et pour bénéficier à qui ? Au  bien être du plus grand nombre pas à quelques-uns uns ou aux intérêts d'un occupant.

 

C. Et d'autres pistes à envisager :

Enfin il existe d'autres orientations, qui n'ont rien à voir, quoi qu'en disent les "agitateurs d'épouvantails", avec la notion de paradis fiscal. C’est même son opposée puisqu’il s’agit dans certains cas, d’activités à forte taxation. Elles peuvent être des sources d'appoints non négligeables pour un petit pays.

a. Les Tabacs et l’alcool :

Cette activité est déjà plus classique en Corse (Job Bastos), il faudrait lui redonner son importance perdue. Il convient ici de s'interroger sur les entraves de l'occupant à la culture du tabac en Corse. Si c'est si malhonnête, pourquoi le fait il chez lui, idem pour les boissons alcoolisées.

b. Les Timbres :

La philatélie est une activité modeste mais qui demeure une rentrée de devises étrangères non négligeable pour tous les petits Etats. Cette activité participe également de "l'exotisme touristique »  et a un effet d'entraînement sur la vente des cartes postales, filière qu'il faut également maîtriser.

c. Les "Niches" légales :

Bien avant les jeux, le Nevada avait développé une activité autour des facilités en matière de mariage et de divorce. Actuellement la Slovénie a élaboré une législation qui permet, moyennant versement de frais d'enregistrement, de changer légalement de Patronyme en toute Liberté. Dans le même ordre d’idée, il appartient de faire preuve d'imagination créatrice, d'y greffer une filière et de l'exploiter au mieux.

d. La location du site de Solenzara :

Le site existe déjà malheureusement, mais aujourd'hui la seule chose que rapporte cette installation, ce sont des nuisances, et des risques de représailles de la part de peuples agressés par la France. A titre d'information la location d'une seule base en Turquie qui permet aux américains d'intervenir sur le théâtre du Kurdistan irakien représente quatre fois le budget de la Collectivité Territoriale de Corse (hors « continuité territoriale » dont on sait que presque tout repart vers la France), un loyer de 3 à 4 milliards est dans le domaine du raisonnable. Puisque la "Défense" de la Corse (ils font semblant d'oublier que la France n'a jamais défendu la Corse, mais s'est par contre abondamment servie des corses pour se défendre elle-même) est un argument anti-indépendantiste, faisons de cette enclave un argument contraire, une source de profit et de protection internationale, au même titre que tous les états de l'Europe de l'Est qui demandent leur adhésion à l'OTAN pour se prémunir du retour de l'ancien occupant.

e. Les Jeux :

Cette activité est le contraire d'une activité détaxée, et donc l'antithèse du paradis fiscal. Elle serait selon certains la fin du monde ; Il me semble bien pourtant que dans leur pays les casinos et les machines à sous ne sont pas si rares que ça. Raisonnons donc en économiste plutôt qu'en Tartuffe idéologue. Si ce secteur garanti à l'Etat fédéral le versement de 45% de ses bénéfices en rentrée fiscale ; si ce secteur nous garantit également que tous les employés seront recrutés sur place, pourquoi l'Etat corse ne garantirait-il pas à son tour le libre exercice de ce type d'activité, dans la limite du respect du droit pénal et des dispositions relatives à la protection de la jeunesse.

 

4. Une reconstruction économique en deux temps et deux secteurs complémentaires

L'analyse des pages précédentes de doit pas induire en erreur. En effet le scénario d'ouverture et de fiscalité incitative ne se conçoit que dans une Corse indépendante sans que l'on ne puisse rien espérer de positif avant. Il faut donc envisager une phase de reconstruction sous occupation, et à même de contribuer à l'accession à l'indépendance.

 

 A. L'économie sociale de marché sous occupation

Ce sera la mission essentielle de la stratégie alternative d'Assemblée Nationale Provisoire, que de mettre en place un processus type "Mondragon"   en l'adaptant  à notre cas, il faut pour cela :

a. Collecter les fonds nécessaires, et seule une assemblée démocratique a ce pouvoir sans que la propagande ennemie puisse objecter l'argument du "racket", et en suivre l'utilisation (cela implique également une stratégie de résistance civile avec refus de payer les impôts à l’ennemi, impôt que nous qualifierions de racket) ; Emettre timbres, passeports et toutes formes d'activité qui permettent la promotion de l'idée d'une Corse Indépendante tout en faisant rentrer des fonds.

b. réorienter l'Université dans une optique (type Ecole Professionnelle Polytechnique) pépinière d'entreprise, coop. ou non, mais solidaires et liées par une structure bancaire commune.

 

c. Ne pas attendre de l'ennemi qu'il sauve notre langue, donc créer le réseau scolaire parallèle nécessaire, et par-là remobiliser les "culturels" et ne pas perdre son temps dans une démarche consistant à lui demander de nous donner les moyens de le chasser..

d.  mobiliser l'épargne à la fois en direction des créations d'entreprise, mais  aussi en gardant comme but l'édification d'une Corse indépendante à terme, argument notamment pour attirer les partenaires investisseurs internationaux, en créant une structure bancaire nationale, domiciliée ailleurs en Europe si la France y fait entrave, car le droit européen nous le permet désormais. (Cette banque ne doit pas être une usine à endettement mais un partenaire type CLP qui étudie, forme et suit les entreprises qu'elle finance).

e. Ne pas se focaliser sur l'idée coopérative à tout prix, et s'il le faut, créer des sociétés (SARL, Société en commandite, joint-venture), ne pas reculer à l'idée d'investisseurs extérieurs, mais au contraire les inclure dans la dynamique générale.

f. Se doter d'un moyen d'expression : agence de presse, sites internet, quotidiens et magazines, radio  ou télé, périphériques ou par le biais d'un satellite étranger.

g. Permettre en définitive ;

                D'une part le sevrage progressif de l'assistanat qui a fait de notre peuple des drogués de l'administration, de la pension, de la prime et de la subvention, faute d'autres alternatives pour sa survie ;

                 Et d'autre part se donner les moyens, en termes financiers et en termes humains, de mettre en œuvre la transition entre une économie dépendante à 90% et orientée presque exclusivement vers l'occupant, et une économie indépendante et redéployée vers le marché international.

 

 B. L’ECONOMIE de transition

Dans la phase de transition, c'est à dire la période d'accession à l'indépendance et les 10 ou 20 années qui suivent, les séquelles de 230 ans de destruction économique et de démotivation du peuple continueront à se faire sentir (il suffit d’observer les pays sortant d’un demi-siècle de communisme pour comprendre). Parallèlement, les choix fiscaux mettront un certain délai avant de se traduire concrètement. Même si on peut espérer un décollage des investissements relativement rapide, il faudra plus de temps pour que la rentrée fiscale nécessaire au maintien de prestation sociale d'un niveau acceptable parvienne à un seuil suffisant.

Le passage à la fiscalité incitative se fera donc par étapes, et il faut avoir le courage de dire que les premières années nécessiteront des décisions difficiles, en termes de redéploiements des personnels et en termes de prélèvements fiscaux, et de prestations sociales.

C'est dans cette période que l'économie sociale de marché prendra tout son sens. Le réseau coopératif sera au centre du dispositif. L'état fédéral devra en outre intervenir fréquemment sur le marché pour créer, le plus souvent ex-nihilo, les activités les plus indispensables dans des secteurs que l’occupant a détruit.

Cette intervention pourra se faire par le biais de nouvelles coopératives, de contrats de concession, joint venture avec des partenaires extérieurs, ouverture de secteur particulier à l'investissement étranger ou au contraire, protections douanières d'autres secteurs, société d'économie mixte, société nationale etc.

 

C. La transition FACE A  l'Europe et la question de la monnaie

Juridiquement, se séparer d'un Etat membre de l'Union Européenne entraîne le retrait de cette même Union. Contrairement à certaines vues simplistes, ne pas faire partie de l'Union ne signifie pas, n'avoir aucun lien ou échange avec l'Europe. La Norvège et la Suisse ont refusé d'entrer dans l'Union, et les micro-Etats (dont nous entendons nous inspirer). Ils se gardent bien de demander leur adhésion. Ils continuent cependant d'effectuer la quasi-totalité de leurs échanges avec cette même Union. En outre, des traités d'association ou des conventions sont toujours possibles.

La question fondamentale est : Voulons nous édifier cette économie telle qu'exposée dans ce document, oui ou non ?Il faut savoir qu'être membre entraîne des contraintes, celles ci ne nous permettront ni d'avoir recours à cette fiscalité incitative, seule à même de nous conduire vers un équilibre budgétaire et monétaire, ni de protéger nos productions dans leur phase de reconstruction et de décollage (cf. théorie de List).

Parallèlement les "subventions de Bruxelles" iront en se réduisant au fur à mesure de l'extension de l'Union vers l'Est.

Quant à d'éventuelles dérogations, elles sont toujours envisageables, car tout est négociable, mais elles seront de courte durée, et soyons réalistes, avant d'avoir reconstruit notre économie, qu'avons à offrir à l'Union en contrepartie de ses « largesses », et ce qu'elle voudrait prendre éventuellement, sommes-nous près à la lui abandonner.

Donc demeurer dans l'Union suppose au préalable la détermination de choix fondamentaux.

Le choix de la monnaie découle également des choix effectués en amont :

a. Soit l'Euro, mais il faut être en mesure de se conformer aux critères de convergences, et dans la phase de transition nous ne le serons pas ;

b.  Soit une monnaie nationale qu'il faudra s'efforcer de coller à l'Euro par un taux de change fixe ;

c. Soit la monnaie d'un autre Etat, éventuellement avec des "motifs imprimés" différents moyennant une convention avec cet état ou entité. Ex: Monaco utilise le Franc français ; Liechtenstein le Franc suisse ; Andorre Franc français et Peseta ; Luxembourg une monnaie commune Belgo-Luxembourgeoise ;Vatican et San Marino la Lire ; Man, Jersey et Guernesey le Pound. Reste alors à se déterminer entre l’Euro et le Dollar. De toute façon, le choix de rester en dehors de l'Union et de l'Euro pendant la phase de transition, ne fait pas obstacle à une adhésion ultérieure, mais bien plus tard, quand nous auront rebâti notre économie. Ce sera aux générations futures de se déterminer.
 

Source photo : Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unità Naziunale

© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006

 

 
Complément au programme économique pour l’aménagement du territoire dans la phase de transition antérieure à l’Indépendance

EDIFICATION D’UNE ECONOMIE

ALTERNATIVE ECOLOGIQUE ET IDENTITAIRE

 Dès lors que nous avons choisi de nous situer clairement dans les courants de la concurrence mondiale, il faut nécessairement déterminer une niche économique où la Corse possède un avantage différentiel naturel et culturel… Trois secteurs sont aujourd’hui moteurs : l’information, les loisirs, et l’écologie.

 

En raison du maintien d’une identité culturelle forte et d’éléments historiques déterminants, d’un environnement en grande partie préservée, de son insularité, de son caractère montagnard, de sa quasi-absence d’industrialisation traditionnelle, la Corse rassemble tous les critères pour s’offrir en terrain privilégié de mise en place d’un projet alternatif intégré, à l’échelon d’un territoire bien individualisé, visant à créer  un modèle en vraie grandeur d’application des théories d’économie écologique. Ses arguments sont donc :

 

-   Sa langue et ses traditions culturelles maintenues non sans mal. Dans cette optique la ratification in extenso de la charte européenne des langues minoritaires et son intégration comme texte interne à son statut d’autonomie est primordial.

-  Ses productions identitaires également (certaines maintenues mais d’autres à faire renaître), mais qui nécessitent des aménagements  au regard des réglementations européennes.

-   La richesse de son histoire (qui ne se résume pas à avoir enfanté les Bonaparte) qui fait de la Corse le premier Etat à avoir doté le monde d’une constitution démocratique proclamant la souveraineté du peuple, avec la constitution de Paoli de 1755, et les liens étroits qui relient l’œuvre paoline à la tradition  démocratique mondiale, tout particulièrement la constitution américaine, et les textes immédiatement subséquents. Ces éléments doivent être valorisés d’un point de vue promotionnel, plus que les statuts de Napoléon.

-    La richesse de son milieu écologique, tant terrestre que marin, la beauté de ses sites dont tout le monde s’accorde à souligner le caractère exceptionnel et dont certains sont inscrits au patrimoine mondial par l’UNESCO.

-   Le maintien en l’état de ces mêmes sites rendu possible grâce à l’action constante des défenseurs de l’identité corse, au contraire des agissements d’un Etat colonial uniquement soucieux de profits spéculatifs à court terme.

-   La quasi-absence d’activité polluante, en dehors de celles résultant de l’incurie de l’état colonial (non-respect des règles en matière d’hygiène, de qualité des eaux, de décharges publiques), ou du lobby EDF.

 

Ainsi la Corse pourrait-elle postuler pour être déclarée patrimoine écologique et culturel mondial. L’incurie et la malveillance avérées de l’état français à l’égard de la Corse, alliées à son inadaptation intrinsèque à toute approche différente du modèle standard parisianiste ou jacobin, fait que la Corse ne peut se développer, et notamment développer ce projet qu’en étant détachée des modèles standards.

En effet, pour avoir réellement le caractère d’une démonstration en vraie grandeur encore faut-il bien individualiser le territoire et lui donner les moyens d’adaptations nécessaires. Celle ci seule permettra la mise en œuvre des dispositions fiscales, réglementaires et économiques nécessaires.

Enfin seule une individualisation “ internationale ” sera en mesure de permettre l’élaboration et la signature des conventions internationales que nécessite le projet.

 

Il convient donc avant d’élaborer une démarche économique, préalablement reformer le cadre institutionnel, puis fiscal, ce dernier étant revu au travers du projet économique.


 

 

1. LE CADRE INSTITUTIONNEL

1.1 PROCEDURE

Compte tenu des éléments précédemment exposés, seul un statut résultant de la modification du titre XI de la Constitution de 1958 permet la mise en œuvre du projet.  La procédure constitutionnelle consiste dans un premier temps, à ce que le Gouvernement sollicite de l’Assemblée et du Président de la République l’habilitation à légiférer sur la Corse par la voie d’une Ordonnance  (article 38 C). Celle ci l’autorisant à modifier l’article 1 de la loi de 1991 portant création de la Collectivité Territoriale de Corse, qui la situe dans  l’article 72 de la Constitution, pour la situer dans le cadre d’un nouvel article 79, (à définir par voie de négociation, entre les représentants du peuple Corse et le Gouvernement habilité pour cela).

Les domaines pour lesquels le Gouvernement aura été habilité à légiférer par ordonnance seraient :

-          Dans le domaine constitutionnel : la reconnaissance du peuple corse et d’une citoyenneté corse, la modification de la carte administrative, la coofficialité de la langue corse, la reconnaissance d’une personnalité internationale limitée à ses domaines de compétences et le  transfert général des compétences législatives, l’état se réservant des compétences d’attribution.

-          l’adoption de toutes mesures législatives et réglementaires en découlant mais qui n’entrent pas dans le champ de la modification constitutionnelle, par voie de cette même Ordonnance.

 Puis après conclusion des accords, la doter d’un statut constitutionnel nouveau par la voie de la modification constitutionnelle dans les domaines où cela s’avérera nécessaire.

 

1.2 CONTENU  La finalité serait donc :

-          De donner à la Corse le statut d’entité territoriale distincte de la république mais associée à elle.

-          De lui donner une personnalité internationale à même d’être prise en compte par les instances européennes et mondiales afin de lui permettre de négocier tous accords internationaux dans ces domaines.

-          De reconnaître un statut à la langue corse avec toutes les dispositions que cela implique.

-          De lui transférer l’ensemble des compétences législatives nécessaires à la mise en œuvre du projet. Ses compétences de principe seraient donc : D’une part l’ensemble des domaines du tourisme, de l’environnement, du sanitaire et social, du transport et de l’industrie, du commerce, de l’éducation, de la culture, de la jeunesse et les sports, de l’énergie, de l’urbanisme,  (cela inclus également le transfert de leur personnel et  de leur statut, qui passerait du titre II au titre III du statut de la fonction publique) ; Et d’autre part l’ensemble du pouvoir fiscal (créer et lever l’impôt et les taxes, définir souverainement son budget, mais dans les limites qu’impose l’Union monétaire européenne).

-          De constituer une “citoyenneté corse ” distincte de la nationalité française, ouverte aux natifs et à tous résidents de plus de 15 ans, et excluant par définition les “ fonctionnaires de passages ” et les “ chasseurs de primes ” et d’une manière générale l’ensemble des troupes armées stationnées en Corse.

-          La cohérence du projet implique la suppression des Départements, le regroupement des communes (niveau pievan) et une autorité de la CTC sur ces collectivités locales subalternes.

 

2. LE CADRE FISCAL

2.1 Le principe est le transfert du pouvoir législatif en la matière, et de la totalité des recettes fiscales prélevées en Corse à la CTC collectivité unique (suppression des départements et transferts à la CTC de leurs compétences et ressources), y compris les “ loyers ou royalties ” perçues par l’Etat à divers titres.

La Corse ayant sa propre représentation à Bruxelles et au près des instances internationales spécialisées dans les domaines relatifs au projet, et l’essentiel des compétences ayant été transféré à la CTC avec les personnels concernés, l’état central  s’il désire toujours entretenir une fonction publique d’état, et des forces armées ou de police, doit le faire sur ses moyens et non sur les ressources corses (le coût locatif des installations militaires maintenues par la France sera évalué, et versé à la Corse).


 

 

 2.2 Un ensemble de dispositions fiscales écologiques :

 -  Impôt sur la pollution des entreprises, des exploitations et des établissements et services publics polluants, et réduction concomitante de l’impôt sur les sociétés

-   Détaxation des entreprises qui se spécialisent dans les activités relatives à la protection, la réhabilitation de l’environnement, le recyclage le retraitement et la recherche-développement liée à ces activités.

-   Possibilité pour les entreprises de ce secteur de se domicilier en corse.

-   Possibilité pour des banques de se domicilier également, si parallèlement elles investissent par le biais de société en capital risque, dans la création d’entreprises dans le secteur écologique.

-   Dans cette optique, il conviendrait également de favoriser l’installation des instituts et sociétés parties prenantes de cette démarche.

-   Système de d’allégement de la taxe foncière “bâti ” et d’habitation en fonction d’investissements réalisés pour le passage à une source d’énergie nouvelle, et concomitamment majoration passée un certain délai pour ceux qui n’auront pas réalisé cet investissement dans les délais légaux.

-    Majoration ou dégrèvement de la taxe foncière non bâti en fonction de l’intégration ou non des propriétaires à la démarche écologique, le tout en liaison avec la remise à jour des arrêtés MIOT.

-    Majoration des taxes sur les véhicules à proportion de leur coefficient de pollution.

-    Adoption du système international des “ permis d’émission de CO2 ” avec crédits supplémentaires pour reboisement.

 

2.3 Création d’un Fond de l’Environnement

Ce Fond serait crée par versement du montant des taxes écologiques ainsi collectées. Il aurait vocation à :

-  Favoriser la réhabilitation des sites ;

-   Racheter des terres afin : soit de reboisement, soit de réinstallation d’exploitants (agriculteurs et ou éleveurs) sur la base d’un contrat écologique ;

-  Développement d’une activité touristique écologique et identitaire, sur la base de foyers ruraux et gîtes ruraux, auberges ;

-   Reboisement, réimplantation d’espèces, préservation de la biodiversité ;

Formation, recherche et développement par le biais de l’Université,  et en liaison étroite avec les entreprises du secteur, l’Université agissant en outre comme pépinière de ce type d’entreprises.

Il a également pour mission de fonctionner comme une société de capital risque à l’égard d’entreprises dont elle souhaite la création ou le développement

 

2.4 Mise en place d’un service territorial d’aménagement du territoire

Ce service regrouperait le parc régional, et les parcs nationaux, les différents services d’état (transférés à la Corse) ayant en charge l’environnement, l’agriculture, l’eau et la forêt, la mer, l’hygiène du milieu, et l’urbanisme. Il disposerait d’une dotation propre résultant de l’impôt pollution, et de l’exploitation du domaine Territorial (les domaines nationaux – armées ou ONF notamment- étant restituer au Territoire).

Il s’agirait d’une administration territoriale de terrain habilitée à imposer d’autorité des mesures aux municipalités concernées, et de s’y substituer en cas de carence constatée par le juge administratif, ce qui implique donc un lien de subordination. Il disposerait de la personnalité juridique l’autorisant à ester en justice dans le cadre des expropriations des terres incultes, l’obligation d’entretien des terrains etc.

3 LES ORIENTATIONS ECONOMIQUES ET POLITIQUES

L’économie doit être tout entière réorientée dans une optique éco-culturelle intégrée, c’est à dire où chaque secteur épaule et participe de l’autre.

 

3.1 Développement du secteur agro-sylvo-pastoral dans une optique de préservation  de la nature

Cela signifie que ne doivent être favorisées que les activités contribuant à l’équilibre naturel, les exploitations modernes polluantes doivent être ou taxées ou transformées.

L’agroalimentaire de qualité et le produit identitaire biologique sont les seuls créneaux économiques exportateurs à court terme, la Corse en effet ne pourra jamais rivaliser avec les productions de masse d’Espagne, Grèce ou Maroc, voir d’Europe de l’Est et de Turquie en cas prévisible d’élargissement de l’Union.

Il convient donc de favoriser l’agriculture bio, l’implantation de cultures pour la “ banque verte ”, le développement de la culture des essences méditerranéennes (parfumerie, herboristerie).

Ces choix ne font cependant pas obstacle à des cultures plus traditionnelles, mais elles doivent viser avant tout à la consommation intérieure et privilégier les modes de production non polluants.

Il convient par contre de tourner le dos à l’agriculture spéculative qui fonctionne par crise et  subventions à la plantation et à l’arrachage suivant les modes et les “ conseils très incitatifs ” d’autorités lointaines.

 

3.2 Préservation du milieu marin

L’extra territorialisation de la Corse permet de lui donner les moyens de mener une politique des pêches différentes, en effet du fait de la richesse et de la propreté  de ses eaux, l’ensemble du périmètre maritime corse dans la limite des 200 milles devrait être classé sanctuaire naturel marin pour la Méditerranée dont on connaît l’état critique. (Il convient de rappeler qu’alors que la France a identifié des zones de pêche très riches en poisson au large de la Corse ces informations n’ont pas été communiquées aux pécheurs corses mais seulement aux pécheurs de Sète, ainsi qu’aux italiens parce que la France ne pouvait faire autrement sur ce dernier point).

A l’inverse le schéma nouveau limiterait aux seuls pécheurs traditionnels corses la pêche dans ces eaux sanctuaires dans le respect de quotas stricts établis par un organe scientifique international indépendant.

 

3.3 Réorientation du Tourisme dans une optique similaire

Délimitation précise et bien localisée de l’activité touristique dite de masse et développement d’un tourisme intégré à l’économie éco-identitaire doit être la philosophie générale. Cela signifie :

- intégration au site des installations ;

- utilisation des matériaux traditionnels, mais en y intégrant les méthodes modernes de recyclage et de production d’énergie, utilisation de mobilier local et de produits de consommation locaux ;

- outre les gîtes ruraux, il convient également de développer les activités de santé, de beauté et de remise en forme ;

- se concentrer sur le tourisme de congrès, notamment écologiques, et sur le tourisme “ animalier ”.

 

3.4 Création et développement d’un secteur secondaire spécifiquement lié aux productions écologiques

Les secteurs à privilégier sont :

- Le conditionnement et la préparation des productions identitaires -et ou-  bio ;

- La production des matériaux et équipements liés à l’activité touristique dans l’optique précitée ;

- L’élaboration de nouveaux procédés écologiques de fabrication, nouveaux procédés de recyclage et traitement des déchets et de traitement des eaux, nouveaux matériaux de constructions écologiques, nouvelles sources d’énergie non polluantes et renouvelables ;

- L’élaboration d’un type architectural nouveau, synthèse de la culture traditionnelle et des contraintes écologiques.

 

3.5 Choix d’une production énergétique non polluante

La Corse épargnée par le nucléaire doit le prohiber définitivement. La Corse serait donc totalement dénucléarisée.

Les centrales au Fuel seront transformées en centrales au gaz et les barrages, la géothermie, la biomasse et les éoliennes, développés.

Une politique d’incitation fiscale devra amener l’habitat individuel à s’équiper de systèmes de productions solaires (système de surtaxe et,  inversement, de crédit d’impôt).

Ces Choix impliquent donc le transfert par l’état, des activités de l’EDF en Corse à la CTC avec ses équipements et son personnel.

 

3.6 Redéploiement de l’appareil de formation des hommes.

L’ensemble du système éducatif doit être transféré à la CTC, pas seulement l’investissement et l’entretien des locaux, mais également les programmes et les hommes. (Seuls le contrôle des conditions de recrutement et de la validation des diplômes devraient rester de compétence d’état). Le système éducatif doit intégrer la notion culturelle corse et la notion d’ouverture au monde que ne permet pas la quintessence du jacobinisme qu’est le système éducatif français.

 

L’université, outre son rôle de formation généraliste des “ élites ” et de réappropriation de la culture, doit redéployer ses moyens en vue de former les hommes de ce pays en fonction des emplois appelés à se créer.

Cette mission ne peut être remplie que par une implication directe dans la formation professionnelle, les entreprises, et les “ pépinières  d’entreprise ”. (Le Fond de l’environnement viendrait se rajouter en financeur des formations, et en investisseurs dans les nouvelles entreprises.). Elle doit donc s’investir :

-  dans la recherche et le développement en liaison étroite avec les entreprises ;

-  dans la formation des cadres de ces sociétés à créer ;

-  dans la formation des techniciens de ces nouvelles entreprises.

Son objectif in fine est de devenir un pôle de référence et un lieu de rencontre de tous les acteurs de ces secteurs économiques. De la même manière que la fiscalité doit être orientée dans une optique visant à attirer les sociétés internationales qui investissent dans ce secteur, les avantages fiscaux qui leurs seraient consentis seraient subordonnés à leur participation aux programmes universitaires.

Source photo : Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unità Naziunale

© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006

 

 
LE DIVORCE

Il était une fois un soudard, Franc était son nom. Il avait repéré une jolie petite nation dans son voisinage. une esclave qui avait récemment acquis sa liberté. Il lui avait fait des avances, brutales, car il n’en connaissait pas d’autres, elle se refusa. Il résolu de s’entendre avec son ancien maître ruiné, dont il acquit l’ancien titre de propriété, caduc, pour solde de ses dettes. L’ex-esclave rejeta la combine, en conséquence il la battit, la viola, la déposséda de tous ses biens, et comme ses enfants voulurent la défendre, il les massacra. 

Vingt années passèrent, mais les violences ne cessèrent jamais. Puis, le soudard fut touché par la grâce et se converti au culte de la déesse république, allant même jusqu’à se travestir, se promenant les seins nus (factices comme tout le reste), il se faisait maintenant appeler Marianne. C’est ainsi qu’il eut l’idée géniale de régulariser sa situation. Il fit donc à sa victime l’insigne honneur de l’épouser, mais comme les habitudes ont la vie dure, il ne lui demanda pas son avis, et ceux qui soulevèrent ce vice de forme furent également tués.

Les violences reprirent de plus belle, et pour faire bonne mesure il étendit ses viols libérateurs à l’Europe entière, par l’entremise d’un de ses bâtards. 

Le temps passa encore, sa force avait décliné et un jour, des soudards descendant de son bâtard, Adolf et Benito, lui firent subir les mêmes outrages. En tira-t-il les leçons ? Au contraire à peine libéré par son oncle Sam, il redoubla d’atrocité à l’égard de tous ceux qui restaient à sa portée.

Et ainsi, « l’union » continua. C’était une étrange union où il décidait de tout, savait tout, faisait tout et n’écoutait rien. Mais avec l’âge il décida qu’il fallait qu’on l’aime. Il lui fit donc don de babioles sans jamais évidement se soucier si c’était ce qu’elle voulait. D’ailleurs quand elle demandait quelque chose dont elle avait vraiment besoin, c’est avec plaisir qu’il la lui refusait. Mais comme quand on est rustre on le demeure ! il passait son temps à lui présenter les factures de ses « cadeaux », criant à qui voulait l’entendre que son épouse lui coûtait ceci et cela.

Et le bon peuple de s’extasier des largesses de ce brave homme, et de s’indigner de cette ingrate qui persistait à lui refuser son amour.

Elle avait vu d’autres femmes, comme elle, s’enfuir, mais elle avait cru que ce n’était pas pour elle, car elles étaient de couleur et de religion différentes. Il lui avait fallu longtemps pour comprendre que cela ne signifiait rien. Alors n’en pouvant plus, mobilisant ses dernières forces, elle décida de s’en aller quoi qu’elle lui en coûte.

Le malheur de cette histoire est qu’il n’existe pas de juge aux affaires matrimoniales entre les nations. Mais le divorce a cependant un autre nom: INDEPENDANCE.

Source photo : Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unità Naziunale

© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006

 

 
DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN

SOURCES FRANCAISES

DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN DE 1789

Art 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

 

DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN DE 1793

 Art 9. La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l’oppression de ceux qui gouvernent.

 

Art 11.  Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique : celui contre lequel  on voudrait l’exécuter par la violence a le droit de le repousser par la force.

 

Art 12. Ceux qui solliciteraient, expédieraient, signeraient, exécuteraient ou feraient exécuter des actes arbitraires, sont coupables et doivent être punis.

 

Art 33. La résistance à l’oppression est la conséquence des autres droits de l’homme.

 

Art 34. Il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

 

Art 35. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le plus sacré des doits et le plus indispensable des devoirs.

 

COMPLEMENT A LA DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME DE 1936

(Ligue des droits de l’homme)

 

Art 9. Toute nation a des droits et des devoirs à l’égard des autres nations avec lesquelles elle constitue l’Humanité…..

 

Art 10. Les droits de l’homme condamnent la colonisation accompagnée de violence, de mépris, d’oppression politique et économique. Ils n’autorisent qu’une collaboration fraternelle poursuivie en vue du bien commun de l’humanité, dans le respect de la dignité personnelle et de toutes les civilisations.

 

Art 11. Le droit à la vie implique l’abolition de la guerre.

 

Art 12. Il n’est pas de circonstance où un peuple soit excusable d’en provoquer un autre. Tous les différends doivent être réglés soit par la conciliation, soit par l’arbitrage, soit par une juridiction internationale dont les sentences doivent être obligatoires. Tout Etat qui se soustrait à l’observation de cette loi se met en dehors de la communauté internationale.

 

Art 13. Les nations forment entre elles une société. Tout peuple attaqué a le droit d’appeler la collectivité internationale à concourir à sa défense. Tous les peuples ont le devoir de se porter au secours du droit violé.

 

PREAMBULE DE LA CONSTITUTION DE LA IVème  république, 27 octobre 1946

(Nota : Le préambule de la constitution du 4 octobre 1958 renvoie à la déclaration des droits, et au préambule de 1946)

In fineLa France forme avec les peuples d’outre-mer une Union fondée sur l’égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion. L’union française est composée de nations et de peuples qui mettent en commun ou coordonnent leurs ressources et leurs efforts pour développer leurs civilisations respectives, accroître leur bien-être et assurer leur sécurité. Fidèle à sa mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge, à la liberté de s’administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l’arbitraire, elle garantit à tous l’égal accès aux fonctions publiques et l’exercice individuel ou collectif des droits et  libertés proclamées.

 

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 Titre XI Des collectivités territoriales

Art 72. Les collectivités territoriales de la république sont les communes, les départements, les T.O.M. Toute autre collectivité territoriale est crée par la loi. Ces collectivités s’administrent librement par des conseils élus et dans les conditions prévues par la loi. …

Art 73. Le régime législatif et l’organisation administrative des D.O.M peuvent faire l’objet de mesures d’adaptation nécessitées par leur situation particulière.

Art 74. Les T.O.M de la République ont une organisation particulière tenant compte de leurs intérêts propres dans l’ensemble des intérêts de la République. Cette organisation est définie et modifiée par la loi après consultation de l’assemblée territoriale intéressée.

SOURCES AUTRES ETATS

DECLARATION DE L’INDEPENDANCE DES ETATS-UNIS  4 JUILLET 1776

 

Lorsque dans le cours des évènements humains, il devient nécessaire pour un peuple de dissoudre les liens politiques qui l’ont attaché à un autre et de prendre, parmi les puissances de la terre, la place séparée et égale à laquelle les lois de la nature et du Dieu de la nature lui donnent droit, le respect dû à l’opinion de l’humanité oblige à déclarer les causes qui le déterminent à la séparation.

Nous tenons pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont crées égaux ; Ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis par les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu’une forme de gouvernement devient destructive de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l’abolir et d ‘établir un nouveau gouvernement, en le fondant sur les principes et en l’organisant en la forme qui lui paraîtront les plus propres à lui donner la sûreté et le bonheur. La prudence enseigne à la vérité que les gouvernements établis depuis longtemps ne doivent pas être changés pour des causes légères et passagères et l’expérience de tous les temps a montré, en effet, qu' les hommes sont plus disposés à tolérer des maux supportables qu’à se faire justice à eux-mêmes en abolissant les formes auxquelles ils sont accoutumés. Mais lorsqu’une longue suite d’abus et d’usurpations tendant invariablement au même but marque le dessein de les soumettre au despotisme absolu, il est de leur droit, il est de leur devoir de rejeter un tel gouvernement et de pourvoir, par de nouvelles sauvegardes, à leur sécurité future.

 

SOURCES INTERNATIONALES

PACTE INTERNATIONAL RELATIF AUX DROITS ECONOMIQUES, SOCIAUX ET CULTURELS. 16 DECEMBRE 1966

 

 Article Premier. 1. Tous les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel.

2. Pour atteindre leurs fins, tous les peuples peuvent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles, sans préjudice des obligations qui découlent de la coopération économique internationale, fondée sur le principe de l’intérêt mutuel, et du droit international. En aucun cas un peuple ne pourra être privé de ses propres moyens de subsistance.

3. Les Etats parties au présent Pacte, y compris ceux qui ont la responsabilité d’administrer des territoires non autonomes et des territoires sous tutelle, sont tenus de faciliter la réalisation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et de respecter ce droit, conformément aux dispositions de la Charte des Nations Unies.

 

PACTE INTERNATIONAL RELATIF AUX DROITS  CIVILS ET POLITIQUES. 16 DECEMBRE 1966

 

Article 1er. idem

Article 2. 2. Les Etats parties au présent Pacte s’engagent à prendre en accord avec leurs procédures constitutionnelles et avec les dispositions su présent Pacte, les arrangements devant permettre l’adoption de telles mesures d’ordre législatif ou autre, propres à donner effet aux droits reconnus dans le présent Pacte sui ne seraient pas déjà en vigueur.

 

SOURCES EUROPEENNES

CONVENTION EUROPEENNE DE SAUVEGARDE DES DROITS DE L’HOMME ET DES LIBERTES FONDAMENTALES. Rome 4 novembre 1950

 

Art 14. La jouissance des droits et libertés reconnus dans la présente Convention doit être assurée sans distinction aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l’origine nationale ou sociale, l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation.

 

ACTE FINAL DE LA CONFERENCE SUR LA SECURITE ET LA COOPERATION EN EUROPE

Helsinki, 1er août 1975

 

VII. Respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, y compris la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction

Alinéa 4. Les états participants sur le territoire desquels existent des minorités nationales respectent le droit des personnes appartenant à ces minorités à l’égalité devant la loi, leur donnent l’entière possibilité de jouir effectivement des droits de l’homme et des libertés fondamentales et, de cette manière, protègent leurs intérêts légitimes dans ce domaine.

 

VIII. Egalité de droits des peuples et droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

Les Etats participants respectent l’égalité de droits des peuples et leur droit à disposer d’eux-mêmes, en agissant à tout moment conformément aux buts et aux principes de la Charte des Nations Unies et aux normes pertinentes du droit international, y compris celles qui ont trait à l’intégrité territoriale des Etats.

En vertu du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, tous les peuples ont toujours le droit, en toute liberté, de déterminer, lorsqu’ils le désirent et comme ils le désirent, leur statut politique interne et externe, sans ingérence extérieure, et de poursuivre à leur gré leur développement politique, économique, social et culturel.

Les Etats participants réaffirment l’importance universelle du respect de  l’exercice effectif par les peuples de droits égaux et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, pour le développement de relations amicales entre eux de même qu’entre tous les Etats ; ils rappellent également l’importance de l’élimination de toute violation de ce principe, quelque forme qu’elle prenne.

SOURCES « PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT »

DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DES PEUPLES.

Alger, 4 juillet 1976

Préambule

Nous vivons des temps de grandes espérances mais aussi de profondes inquiétudes :

-          des temps pleins de conflits et de contradictions ;

-          des temps où les luttes de libération ont soulevé les peuples du monde contre les structures nationales et internationales de l’impérialisme et sont parvenues à renverser des systèmes coloniaux ;

-          des temps de luttes et de victoires où les nations se donnent, entre elles ou à l’intérieur de chacune d’elles, de nouveaux idéaux de justice ;

-          des temps où les résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies, de la Déclaration universelle des droits de l’homme à la Charte des droits et des devoirs économiques des Etats, ont exprimé la recherche d’un nouvel ordre politique et économique international.

Mais ce sont aussi des temps de frustrations et de défaites où de nouvelles formes d’impérialisme apparaissent pour opprimer et exploiter les peuples ? L’impérialisme, par des procédés perfides et brutaux, avec la complicité de gouvernements souvent installés par lui-même, continue à dominer une partie  du monde. Par l’intervention directe ou indirecte, par le biais des entreprises multinationales, par l’utilisation de politiciens locaux corrompus, par l’aide à des régimes militaires fondés sur la répression policière, la torture et l’extermination physique des opposants, par l’ensemble de pratiques auxquelles on a donné le nom de néocolonialisme, l’impérialisme étend son emprise sur de nombreux peuples.

Conscients d’interpréter les aspirations de notre époque, nous nous sommes réunis à Alger pour proclamer que tous les peuples du monde ont un droit égal à la liberté, le droit de s’affranchir de toute ingérence étrangère et de se donner le gouvernement de leur choix, le droit, s’ils sont asservis, de lutter pour leur libération, le droit de bénéficier, dans leur lutte, de l’assistance des autres peuples.

Persuadés que le respect effectif des droits de l’homme implique le respect des droits des peuples, nous avons adopté la Déclaration universelle des droits des peuples.

Que tous ceux qui, à travers le monde, mènent le grand combat, parfois les armes à la main, pour la libération de tous les peuples, trouvent dans la présente Déclaration l’assurance de la légitimité de leur lutte.

 

SECTION I.  DROIT A L’EXISTENCE

Article 1er. Tout peuple a droit à l’existence.

Art 2. Tout peuple a droit au respect de son identité nationale et culturelle.

Art 3. Tout peuple a le droit de conserver la possession paisible de son territoire et d’y retourner en cas d’expulsion.

Art 4. Nul ne peut être, en raison de son identité nationale ou culturelle, l’objet de massacre, torture, persécution, déportation, expulsion, ou soumis à des conditions de vie de nature à compromettre l’identité ou l’intégrité du peuple auquel il appartient.

 

SECTION II.  DROIT A L’AUTODETERMINATION POLITIQUE

Art 5. Tout peuple a le droit imprescriptible e inaliénable à l’autodétermination. Il détermine son statut politique en toute liberté, sans aucune ingérence étrangère extérieure.

Art 6. Tout peuple a le droit de s’affranchir de toute domination coloniale ou étrangère directe ou indirecte et de tout régime raciste.

Art 7. Tout peuple a droit à un régime démocratique, représentant l’ensemble des citoyens sans distinction de race, de sexe, de croyance, ou de couleur, et capable d’assurer le respect effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous.

 

SECTION III. DROITS ECONOMIQUES DES PEUPLES

Art 8. Tout peuple a droit exclusif sur ses richesses et ses ressources naturelles. Il a le droit de les récupérer s’il en a été spolié, ainsi que de recouvrer les indemnisations injustement payées.

Art 9. Le progrès scientifique et technique faisant partie du patrimoine commun de l’humanité, tout peuple a le droit d’y participer.

Art 10. Tout peuple a droit à ce que son travail soit justement évalué et à ce que les échanges internationaux se fassent à des conditions égales et équitables.

Art 11. Tout peuple a le droit de se donner le système économique et social de son choix et de poursuivre sa propre voie dans le développement économique en toute liberté et sans ingérence extérieure.

Art 12. Les droits économiques ci-dessus énoncés doivent s’exercer dans un esprit de solidarité entre les peuples du monde et en tenant compte de leurs intérêts respectifs.

 SECTION IV. DROIT A LA CULTURE

Art 13. Tout peuple a le droit de parler sa langue, de préserver, de développer sa culture, contribuant ainsi à l’enrichissement de la culture de l’humanité.

Art 14. Tout peuple a droit à ses richesses artistiques, historiques et culturelles.

Art 15. Tout peuple a le droit de ne pas se voir imposer une culture qui lui soit étrangère.

 

SECTION V. DROIT A L’ENVIRONNEMENT ET AUX RESSOURCES COMMUNES

Art 16. Tout peuple a droit à la conservation, à la protection et à l’amélioration de son environnement.

Art 17. Tout peuple a droit à l’utilisation du patrimoine commun de l’humanité tel que la haute mer, les fonds des mers, l’espace extra atmosphérique.

Art 18.  Dans l’exercice des droits qui précédent, tout peuple doit tenir compte de la nécessité de coordonner les exigences de son développement économique et celles de la solidarité antre tous les peuples du monde.

 

SECTION VI. DROIT DES MINORITES

Art 19. Lorsqu’un peuple constitue une minorité au sein d’un Etat, il a droit au respect de son identité, de ses traditions, de sa langue et de son patrimoine culturel.

Art 20. Les membres de la minorité doivent jouir sans discrimination, des même droits que les autres ressortissants de l’Etat, et participer avec eux à la vie publique, à égalité.

Art 21. L’exercice de ces droits doit se faire dans le respect des intérêts légitimes de la communauté prise dans son ensemble et ne saurait autoriser une atteinte à l’intégrité territoriale et à l’unité politique de l’Etat, dès lors que celui-ci se conduit conformément à tous les principes énoncés dans la présente déclaration.

 

SECTION VII. GARANTIES ET SANCTIONS

Art 22. Tout manquement aux dispositions de la présente déclaration constitue une transgression d’obligation envers la communauté internationale tout entière.

Art 23. Tout préjudice résultant d’un manquement à la présente déclaration doit être intégralement réparé par celui qui l’a causé.

Art 24. Tout enrichissement au détriment d’un peuple en violation des dispositions de la présente déclaration doit donner lieu à restitution des profits ainsi obtenus. Il en est de même de tous les profits excessifs réalisés par des investissements d’origine étrangère.

Art 25. Tous traités, accords ou contrats inégaux, passés au mépris des droits fondamentaux des peuples, ne sauraient produire aucun effet.

Art 26. Les charges financières extérieures devenues excessives et insupportables pour les peuples cessent d’êtres exigibles.

Art 27. Les atteintes les plus graves aux droits fondamentaux des peuples, notamment à leur droit à l’existence, constituent des crimes internationaux, entraînant la responsabilité pénale individuelle de leurs auteurs.

Art 28. Tout peuple dont les droits fondamentaux sont gravement méconnus, a le droit de les faire valoir, notamment par la lutte politique ou syndicale, et même, en dernière instance, par le recours à la force.

Art 29. Les mouvements de libération doivent avoir accès aux organisations internationales, et leurs combattants ont droit à la protection du droit humanitaire de la guerre.

Art 30. Le rétablissement des droits fondamentaux d’un peuple, lorsqu’ils sont gravement méconnus, est un devoir qui s’impose à tous les membres de la communauté internationale


 

Source photo : Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unità Naziunale

© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006

 

 

L’INDEPENDANCE ……………….. POURQUOI ?

CORSE ET SOUVERAINETE NATIONALE

L’INDEPENDANCE ……………….. POURQUOI ?

 

Au fil des années, nous avons largement montré que notre combat est d’abord celui de nos compatriotes qui luttent pour préserver notre langue et notre culture, qui militent au quotidien pour le droit de vivre décemment chez eux, en Corse.

 Nous avons toujours désigné et agit contre notre adversaire : l’état français, parisien et négateur des peuples, et son système ; nous n’avons pas été de ceux qui prétendaient qu’il suffit de changer de drapeau pour que les homes et les femmes corses soient enfin libres au plan individuel et collectif et, s’il est vrai que nous nous rangions dans le camp indépendantiste, nous n’avons jamais situé le débat nécessaire sur ce seul terrain.

 L’INDEPENDANCE EST NECESSAIRE :

 Si on admet que la Corse existe comme peuple et nation distincte, il est alors parfaitement légitime que l’on lutte pour sa souveraineté à l’instar de nombreux autres peuples du monde qui ont su préserver ou obtenir leur indépendance grâce aux luttes de libération nationale. Le fait d’être Corses et reconnus comme tels ne peut nous priver des droits de rébellion dans la mesure ou, comme le prétend Paris, nous ne sommes pas seulement des « français » vivants dans un espace géographique « français » appelé Corse.

 

Est-il nécessaire de rappeler que nous avons déjà connu l’indépendance et qu’elle nous fut confisquée par défaite militaire ; quoi qu’on fasse et qu’on dise, deux siècles d’élucubrations relatives à ce sujet ne changeront rien à cette vérité historique.

L’INDEPENDANCE EST REALISTE :

 Sur le plan économique, il n’est contestable par personne que la Corse possède les atouts d’un pays capable de se gérer en toute indépendance.

 Sa taille à échelle humaine, sa situation géographique aux limites du Nord et du Sud, son climat, ses façades maritimes, son potentiel agricole, son peuple … sont autant d’éléments d’un ensemble qui est le fruit d’un enracinement séculaire aujourd’hui anémiés. Tous ces secteurs peuvent s’allier par une action coordonnée et produire fruits et dynamisme. 

Le réalisme ne consiste pas à dire « La Corse ne peut pas s’en sortir sans la France » sans jamais préciser pourquoi ; allons nous persévérer dans la justification de la situation de dépendance actuelle qui fait de nous des « périphériques », excentrés d’un état centralisé qui depuis deux siècles se fiche de notre développement, de nos problèmes, de nous ?

En réalité, le fameux «  problème Corse », si les mots et les actes s’étaient depuis deux siècles accordés, n’aurait jamais du exister ; ce sont les décisions ou plutôt les indécisions d’une politique constante, qui expliquent l’existence de ce véritable « problème français » en Corse.

L’INDEPENDANCE EST POSSIBLE

 Alors que d’aucuns considérant encore que l’accès à l’indépendance est une chimère propre à occuper les fins de banquets, jamais l’histoire ne nous a mis ce plat si près, à portée de la main.

 Depuis la décolonisation et jusqu’aux récents événements en Europe, tout montre que rien n’est jamais définitif et que les chapes de plomb des empires les plus totalitaires finissent toujours par céder ?

 Ce mouvement historique, qui rappelle curieusement une autre fin de siècle, le 19è, touche de nos jours des peuples encore plus proches de nous ; ce sont les Basques qui réclament ouvertement une autodétermination, les Ecossais qui arrachent un parlement doté de réels pouvoirs, les Catalans qui s’affirment ouvertement souverains, les Irlandais du Nord en passe d’éliminer l’obstacle britannique…

 Les Corses, et c’est la seule question qui résulte ce de qui précède, ont-ils intérêt à ne pas saisir cette opportunité historique qui s’offre à eux ?

 L’INDEPENDANCE EST NECESSAIRE :

 Changer de cadre institutionnel en passant du statut de collectivité territoriale à deux départements et trois préfets, à celui de pays indépendant doté de son propre gouvernement désigné par le peuple, ne suffit pas en soi à modifier la réalité sous-économique et le quotidien des Corses.

 L’abrogation du chômage, la fin des injustices sociales ne se décrètent pas plus qu’un réveil culturel …

 Reste qu’il est toujours plus efficace de décider chez soi des mesures à prendre dans tous les domaines au lieu d’attendre que Paris veuille condescendre à y prêter de temps en temps une oreille régulièrement inattentive.

 La raison principale tient dans le fait que nous n’avons pas, quoi qu’en dise la kyrielle des prophètes de mauvais augures dont regorge cette île, les mêmes intérêts et qu’ils sont même souvent contradictoires.

 L’émigration des jeunes, les bas salaires, la disparition de nos agriculteurs et bientôt de nos pêcheurs, l’option du tout tourisme … sont autant de « désastres » actuels ou à venir qui peuvent ou auraient pu être évités, n’étant pas inéluctables, ils ne sont que la conséquence de choix politiques servant les intérêts de l’état, de ses relais locaux, qui ne sont pas forcément identiques à ceux du peuple corse.

 C’est l’indépendance, et elle seule, qui nous permettrait de défendre nous-mêmes les intérêts de la Corse dans les instances européennes ou internationales au lieu de les confier à des ministres qui, en toutes circonstances, ne servent que « l’intérêt supérieur » de la France.

 Chacun sait comment notre potentiel économique est bradé sur l’autel de «  l’intérêt commun «  à Bruxelles et ailleurs alors que les peuples qui disposent de représentants pour les défendre obtiennent régulièrement des régimes spéciaux et des dérogations à la place des trop fameuses « normes européennes » que nous subissons de plein fouet.

 Ce qui est vrai au plan économique c’est tout autant dans le cadre du travail, la défense du littoral, du patrimoine naturel, l’aménagement du territoire, les politiques culturelle et linguistique…

Allons nous longtemps pleurnicher pour un statut officialisant notre langue ou pour la ratification d’une charte européenne ? 

 CE QUE N’EST PAS L’INDEPENDANCE :

 L’indépendance n’est pas l’autonomie car cette notion, en politique, a perdu son sens originel et demeure liée à une situation de dépendance qui maintient un peuple sous la domination quasi exclusive d’un état qui le prive de l’essentiel : la liberté.

 Ainsi, la Corse autonome dotée de quelques droits internes, est un leurre car la France n’est pas historiquement une communauté de peuples qui ont librement consentis à se regrouper dans une fédération… C’est même tout le contraire car l’hexagone n’est que le fruit de conquêtes et d’intrigues issu d’un système monarchique fondamentalement négateur des peuples soumis.

 L’autonomie ne peut, et ne doit et ne peut être qu’une étape transitoire qui accompagne un peuple dans sa marche vers l’indépendance ; si elle peut être bonne à prendre, elle ne peut en rien constituer un objectif à terme.

 L’indépendance n’est pas l’autarcie ; la Corse, pays méditerranéen, à toujours été suffisamment ouverte sur le monde pour refuser de se replier sur elle-même … On peut même dire que les seules parcelles de prospérité qu’elle a connu sont dues aux échanges humains qu’elle a toujours eu avec « l’extérieur ».

 C’est l’indépendance qui nous permettrait d’accroître des relations culturelles et économiques, politiques, dans les quatre orientations cardinales alors que la dépendance nous enferme dans des relations presque exclusivement tournées vers la France et toujours supervisées par Paris.

 L’INDEPENDANCE DANS L’EUROPE DES PEUPLES :

L’indépendance et elle seule, peut conférer à la Corse et à son peuple un cadre juridique et politique reconnu au plan international. L’Europe que nous voulons n’est pas celle qui se construit car son projet ne nous a pas été soumis en tant que peuple ; l’Europe ne pourra nous être bénéfique que dans la mesure où notre existence aura été reconnue comme peuple décidant librement de s’associer, de  coopérer et d’échanger ou non avec d’autres au plan international.

 L’INDEPENDANCE AVEC LE PEUPLE CORSE :

 L’indépendance ne saurait être déclarée par une poignée d’individus qui se seraient autoproclamés dirigeants de leur peuple sans le consentement de ce dernier.

 Elle doit être, au contraire, le fruit d’une prise de conscience profonde car elle n’est pas une fin en soi, mais un objectif politique dans un projet de libération individuelle et collective.

 Elle ne peut être définie au préalable dans son contenu réel dans la mesure où ce n’est pas à un groupe de décider à la place d’un peuple.

 Cependant, c’est bien la vocation d’un mouvement tel que le nôtre de faire des propositions qui lui semblent justes et d’appeler tous ceux qui les partagent à se rassembler, à le rejoindre afin que chacune et chacun puisse se déterminer en toute liberté, afin que notre projet devienne celui de tout notre peuple.

 Partitu Per l'Indipendenza


 

Source photo : Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unità Naziunale

© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006

 

 
DOMINIQUE CARLOTTI, victime de la répression Administrative de Bonnet et consœur

LES SANCTIONS A L’ENCONTRE DES SALARIES STC DRASS/DDASS SUITE AUX INCIDENTS PROVOQUES DU 19 NOVEMBRE 1998 DANS LE CONTEXTE DE STRATEGIE DE LA TENTATION ET DE RACISME ANTICORSE MENE PAR LA FRANCE

Le STC a participé aux précédentes élections des Commissions Techniques Paritaires de 1995, et à ce titre la section STC jouissait de chèques syndicaux et d’un 1/5em de temps. Quelques semaines auparavant dans ce même type de consultation, le STC avait pu se présenter, et avec de très bons résultats, aux élections de l’Equipement. Quelques mois plus tard, il en fut de même à l’ONF.

La candidature du STC aux élections départementales et régionales a été déposée dans les temps.

Le 3 septembre 1998, jour de clôture des inscriptions, la DAGPB informait par télécopie, l’union STC de son refus de le laisser prendre part à ce scrutin. L’argumentation était, d’une part « qu’un syndicat représentatif de tous les travailleurs n’est pas un syndicat représentant les fonctionnaires », d’autre part se fondant sur un arrêt du Tribunal Administratif de Paris concernant l’annulation d’une élection à la Commission Administrative Paritaire Nationale des Agents Sanitaires en 1997, où le STC associé à un syndicat guadeloupéen s’était présenté.

Cette annulation d’élection concernait donc un scrutin national et non local ; En outre le syndicat guadeloupéen en question a lui été admis à participer au scrutin du 19 novembre.

Il convient également de rappeler qu’à quelques jours d’intervalle le STC a été admis à se présenter aux élections similaires de la DDE, élections qu’il a remportées, sans que ces arguties lui aient été objectées.

Point de détail intriguant, la lettre était signée d’un simple chef de bureau d’un service administratif, s’agissant d’une décision sensible susceptible de générer un trouble à l’ordre public. Quiconque connaît le mode de fonctionnement interne de la haute administration sait qu’une telle décision ne se prend qu’en Cabinet ! Renvoyez la signature à un obscure sans grade était-il un moyen de se protéger par avance, au cas ou 

A compter de ce refus, et pendant que l’union STC effectuait les démarches politiques en vu du retrait de cette décision politique, auprès de la direction de la DSS et du Préfet Bonnet (à noter que ces 2 hauts fonctionnaires ont déclaré qu’il s’agissait d’une erreur qui serait vite réglée), la section STC DRASS/DDASS a demandé aux sections des autres syndicats avec qui elle avait mené les précédents conflits, de refuser de participer à un scrutin d’où une organisation représentative était exclue. Certains syndicats prirent la lourde responsabilité de refuser d’être solidaires.

Cet appel à la solidarité syndicale a été réitéré, notamment à l’occasion d’une réunion d’où le STC se trouvait exclue, rappelant que la solidarité ne se divisait pas et qu’on ne pouvait demander au STC de participer aux intersyndicales et le laisser seul ensuite quand il était attaqué.

Cet appel à l’unité syndicale a été qualifié de « pression » sur les personnels et les syndicats, par la direction et la section F.O (en désaccord avec son U.D).

Concernant les votes par correspondance, M Cecchi n’étant pas à un travestissement près, présenta la polémique sur la prolifération des votes par correspondance comme résultant de l’action du STC, alors qu’il s’agissait d’une mesure « contre-feu » direction – section FO pour contourner l’appel à l’abstention des employés lancé par le STC (A noter la protestation de la CGT contre ces mêmes pratiques).

Point important, depuis quelques mois et bien qu’il n’y ait eu jamais la moindre menace, toutes les inspections diligentées par le tandem Bonnet-Cecchi étaient accompagnées d’hommes en arme (le trop fameux GPS), le DRASS lui-même se faisant constamment accompagner de 3 gardes du corps. Ce cinéma s’ajoutait à une bunkerisation des locaux datant déjà de plusieurs mois (portes fermées à clés, ordres de garder fermés les volets des bureaux donnant sur la rue). Ce comportement d’assiégé faisait sourire à l’époque, et était mis sur le compte de la paranoïa de Cecchi qui n’avait rien à envier à celle de Bonnet. Mais n’était-ce pas plutôt une mise en scène pour justifier à posteriori les évènements qui survinrent ?

Le jour du scrutin l’U.D STC est venu dans les locaux pour s’emparer des urnes, tout comme elle l’a fait à la DDASS de Haute Corse où tout s’est passé sans violence.

Mais à Ajaccio M.Cecchi avait décidé de demeurer en permanence dans le bureau électoral (chose des plus inhabituelle) avec ses gardes du corps et la police dans la rue à quelques dizaines de mètres (chose encore plus surprenante), multipliant les appels au calme pour un scrutin sans autre problème que sa propre excitation. La section s’est mobilisée pacifiquement comme elle l’avait annoncé par tract.

Quand la délégation de l’U.D STC est entrée et a fait le geste de s’emparer des urnes, c’est M Cecchi qui s’est jeté sur le secrétaire général et a fait mine d’être bousculé, et c’est les gardes du corps qui les ont jetés tous les deux au sol, les blessants tous les deux, les autres membres de l’union STC s’étant ensuite jetés dans la mêlée pour libérer leur secrétaire général. Ce que l’on apprit que beaucoup plus tard, c’est qu’au moment de l’altercation un des gendarmes du GPS a jeté un paquet au sol.

Après évacuation des locaux (car l’altercation a duré moins d’une minute) on s’empressa d’appeler le service de déminage pour identifier ledit paquet (paquet qui s’avéra contenir des revues et un pistolet Beretta avec 2 chargeurs), il est évident que cette arme ne pouvait avoir été perdue que par les syndicalistes, il s’agissait donc d’une agression avec arme etc. Mais problème ! un témoin totalement étranger au STC avait vu le pandore jeter le paquet et l’identifiât comme tel. Le super gendarme donna alors l’explication qu’il s’était débarrassé de son arme avant de plonger ! Etrange,  que ne l’a t il pas dit dès la découverte du paquet ? L’affaire fit l’objet d’un P.V de police, et très consciencieusement oublié.

Faute d’une attaque à mains armées, l’administration se rabattit sur les coups et blessures. A la suite de cet incident il fut  donc colporter par les journalistes, sans vérification de leur part, (la source étant préfectorale elle vaut parole d’évangile) que le DRASS avait été blessé et qu’il avait fait l’objet d’une IPP de 10 jours de M. Cecchi. Pourquoi cet empressement ? Parce qu’avec une IPP égale ou supérieure à 10 jours, la justice préfectorale pouvait déposer  plainte pour coups et blessures.

Mais le médecin expert, malgré les pressions du Préfet présent à l’examen médical (autre comportement surprenant), avait refusé un tel arrêt, à juste titre puisque le « blessé » avait continué à vaquer à ses occupations, consistants à faire le porte à porte, le sourire aux lèvres, pour amener les agents à revenir voter.

Suite à ces incidents le secrétaire général fut arrêté et condamné à 2 mois de prison ferme, 6 avec sursis et un an de privation des droits civiques.

La section STC au grand complet fut suspendue de ses fonctions (6 agents de catégorie C et un cadre A).

A aucun moment la section n’est entrée dans le bureau de vote, ni n’a entravé le scrutin, pas même en empêchant qui que ce soit de passer, ni participer aux incidents. Le procès pénal l’a démontré, et la procédure disciplinaire est tenue de ces faits, ce qui n’a pas empêché la DAGPB de maintenir la suspension pour enfin donner un avertissement aux membres de la section STC de catégorie C sur la base de la participation à ces incidents.

Le cadre A, inspecteur des affaires sanitaires et sociales demeura suspendu et reçu une lettre l’informant qu’une procédure de révocation était entamée à son encontre sur ce même motif.

La procédure devant le conseil de discipline du Ministère de l’Emploi et la Solidarité fut menée avec une rapidité suspecte, au point que la convocation parvenait à l’intéressé plusieurs jours après la tenue de la séance. Faute de Quorum (les syndicats refusèrent de siéger) le premier conseil fut reporté. Le délai le plus court fut évidement choisi par le Ministère pour la session suivante.

Le 8 décembre, la DNAT vint embarquer, à l’heure du laitier, le cadre suspect, pour 30 heures d’interrogatoires. Un écrivain parisien, critique dans le monde littéraire, militant de la ligue des droits de l’homme et de la LCR (d’origine corse, c’est son crime) avait eu le malheur de lui téléphoner pour lui demander « qu’est ce que je peux faire pour toi ? », il fut également embarqué. Motif : « affaire connexe à l’assassinat du Préfet Erignac ». Comme l’a exposé la Fédération internationale des droits de l’homme dans son rapport, c’est par cette astuce que la 14ème section rafle de simples citoyens par centaines, et par familles entières (en Corse ou dans l’affaire Chalabi) les femmes en charge d’enfants en bas –âge ou les vieillards malades servant d’otage pour faire pression sur  le « suspect »..

Dans les deux cas, la DNAT fit preuve de modération (ce qui ne fut pas toujours le cas), et même d’une certaine gène, (la gène d'une personne qui sait qu’elle perd son temps mais qui ne peut faire autrement parce qu'elle a des ordres ?) et finit par classer sans suite.

Le responsable Interco-CFDT de Paris essaya de négocier avec la Direction du Personnel et du Budget (DAGPB), à l’initiative « officiellement » de la sanction ; Il lui fut répondu que l’individu était un « dangereux terroriste », « c’est le Ministre en personne  qui me l’a dit », dixit M. Lannelongue DAGPB.

Lors de la deuxième séance du conseil de discipline, les représentants CFDT ne siégèrent pas ; Ils en avaient reçu l’ordre de Nicole Nota 24 heures auparavant. La séance dura 2h30, elle tourna au procès en hérésie.

Il n’y a pas lieu de motivé une mesure de suspension, mais l’ayant motivé, le Ministère aurait dû s’en tenir à sa motivation, c’est ce qui résulte d’une Jurisprudence constante du Conseil d’Etat, mais se rendant bien compte du vide juridique, il argumenta d’un inventaire de « fautes professionnelles » digne de Prévert, argumentation qui fut démontée en 30 minutes, et il fut donné acte qu’il ne s’agissait que de broutilles.

les deux heures restantes furent consacrées au délit d’opinion représenté par le contenu des tracts syndicaux, dénonçant le racisme anticorse développé par le Ministère de l’Emploi et la Solidarité, et les comportements d’un préfet qui s’illustra de la manière que l’on sait (mais une certaine intelligentsia voudrait faire croire que cela s’est limité aux « paillotes »), et à la « présomption  de culpabilité » dans l’agression contre le DRASS.

Grâce à ce procès uniquement politique, il est intéressant d’apprendre que dorénavant on n’a plus le droit de parler de « colonialisme » s’agissant de la politique française, ni remettre en cause le jacobinisme, « un fonctionnaire ne peut remettre en cause les principes jacobins et rester fonctionnaire » fin de citation ! Et puisque, souligna l’avocat du syndicat et de la Ligue des droits de l’homme, ce sont là les bases mêmes sur lesquelles est fondé le STC, syndicat reconnu, la réponse fut : « il convient d’envisager son interdiction ». Il fut également reproché à l’agent sa rédaction d’un « projet de constitution de la Corse indépendante », c’est sans doute là qu’il faut trouver l’origine du qualificatif de « dangereux terroriste ».

 

A la suite de cette procédure il fut prononcer par le Ministre une sanction de mutation d’office à Lyon, reprenant les pseudo fautes (pourtant écartées dans les débats et le délibéré comme étant des broutilles), la culpabilité dans l’agression (en contradiction avec les faits constatés par le juge du pénal), et le « manquement à l’obligation de réserve » (c’est à dire le fourre tout qui permet de condamner n’importe qui considéré comme non politiquement correct, en l’espèce être nationaliste corse anticolonialiste et antijacobin).

 

L’agent, pour des raisons familiales et de conscience, a refusé cette mutation. Il a obtenu le principe d’un détachement dans les services sociaux du département de Corse du sud, chose fréquente dans ce ministère et ce corps, solution d’ailleurs suggérée à l’origine par le DAGPB lui-même.

Le Préfet Bonnet fit pression pour faire échouer cette solution. En conséquence ce fonctionnaire à l’issu de cette procédure se trouvait en situation de chômeur en fin de droit pour avoir cru que dans la république autoproclamée des droits de l’homme on demeurait libre de ses idées dès lors qu’on faisait honnêtement son travail.

 

En juin 1998, le Tribunal Administratif de Bastia a annulé toute la procédure pour illégalité et condamné l’Etat à verser 5000 FF d’indemnité aux agents. Mais cette décision ne concerne que les 6 agents de catégorie C restés en Corse. Le dernier ayant été muté à Lyon, le TA de Bastia a été dessaisi au profit du TA de Lyon. Le TA de Lyon conclura t-il différemment de son homologue de Bastia sur la même affaire, c’est en tout cas le but recherché par l’administration.

 

Ce cas illustre le caractère froid et totalitaire du système bureaucratique français, justifiant a posteriori le contenu des tracts incriminés ; Malheur à celui qui attire l’attention de la bête.

 

Au-delà du cas, il convient cependant de resituer toute l’affaire dans le contexte général de la Corse sous le proconsulat de Bonnet. Il  n’est pas resté 17 mois avec pour seul objectif d’incendier des paillotes.

Nous savons aujourd’hui que, loin de rétablir un hypothétique « état de droit », l’objectif était de provoquer des incidents, sanglants si possible, pour justifier un accroissement de la répression et le recours à des méthodes encore plus musclées, technique connue sous le nom de « stratégie de la tension ».

Avant d’en venir à « l’aria marina » et « chez Francis » d’autres méthodes plus subtiles ont été mises en œuvre.

On ne peut exclure que les inutiles brutalités contre des femmes et des personnes âgées lors d’arrestations ait fait partie de cet objectif.

 

Ces provocations ayant rencontrées l’atonie générale d’une population apeurée, une autre méthode fut de heurter de front le STC en espérant des débordements, c’est dans cette optique qu’il convient de reconsidérer le recours à l’armée pour briser la grève générale après l’arrestation du secrétaire général.

 

Mais pour mettre en œuvre cette provocation, il fallait un montage juridique. En clair une administration centrale, et un directeur des services déconcentrés qui accepterait de prendre une décision ayant pour objectif de mettre le feu aux poudres. Les trois éléments furent réunis avec :

-         L’équipe Bonnet-Pardini-GPS avec les intentions que l’on sait ;

-         Le DRASS Cecchi, directeur incompétent, méprisé par ses collègues, et en disgrâce au ministère en raison de plaintes nombreuses qui se sont traduites par des demandes de détachement et de mutations répétées de ses cadres, et qui ne pouvait espérer une mutation promotion qu’en créant un incident justifiant cette mutation. Il fallait un Directeur particulièrement extrémiste ou désespéré pour se livrer à une telle opération. C’est ainsi que cet individu est devenu Inspecteur Général (IGAS) alors que ce corps s’y est opposé pendant des années ;

-         Un directeur d’administration centrale, DAGPB, Christophe Lannelongue, ancien de la DST, fier de ses états de services contre « action directe », et faisant étalage sans pudeur ni « obligation de réserve » de son rôle de commissaire politique de son « chef », Mme Aubry. Ce n’est qu’avec un relais ministériel que pouvait être mis en œuvre une « décision » génératrice de tension (la lettre ministérielle du 3 septembre 1998).

 

Ces éléments étant réunis, ne restait plus que la mise en scène. L’échec ne vient pas du provocateur, qui voulait clairement que le sang coule pour justifier le maintien de plus en plus contestée d’une politique de répression à outrance ; mais de l’attitude des provoqués. La désunion persistante des mouvements nationalistes alliée à l’inconsistance de la direction provisoire du STC  (en l’absence de son Secrétaire général embastillé) a fait capoter la provocation par sa propre incapacité d’analyse et de  réaction.

 

L’état français et ses relais médiatiques, à force de présenter le mouvement national corse comme des groupes mafieux ou brigadistes, des terroristes etc., a fini par croire à sa propre propagande. Il s’est comporté à l’égard de la mouvance nationaliste comme si elle était ce qu’il prétendait qu’elle fut. Ces groupes n’ont pas réagi comme l’état s’y attendait parce que justement ils ne l’étaient pas. Au grand déplaisir de Bonnet le sang ne coula pas, il fallut donc inventer d’autres mises en scènes, de ce constat  fut probablement envisagé, parmi beaucoup d’autres, le scénario des « paillotes » et le tract «  Ferraud balance des flics ».

 

Reste l’agent de la DRASS écrasé au passage pour les besoins de la démonstration. Muté à compter du 1er mars 1999, il a été mis en arrêt de maladie ordinaire à compter du 1er avril 1999 par le médecin psychiatre de son secteur, par ailleurs médecin spécialiste agrée. On aurait pu croire que suite à l’affaire des paillotes, puis au changement de stratégie de Jospin, la chasse aux sorcières connaîtrait une pause. il n’en est rien. Les chasseurs de corses sont toujours en place, d’autres continuent d’arriver, et la tendance est plutôt à l’accélération des procédures pour couper le plus de têtes possibles avant la réception des ordres contraires.

 

Cependant, 2 contrôles ont été effectués, les 16.08 et 29.10.1999, par un médecin des Alpes Maritimes désigné par la DRASS de Lyon et précédemment par la DSS de Corse ; Au vu de ses rapports, le Comité Médical du Rhône du 2.12.1999, a conclu à un Avis de reprise de l’agent.

 

Il convient de souligner l’illégalité de la désignation de cet expert, car aux termes de l’article 6 du Décret 86.442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agrées… le comité médical doit désigner un expert dans le département où réside le malade, et c’est seulement « s’il ne trouve pas dans le département un ou plusieurs spécialistes agrées dont le concours est nécessaire… » qu’il peut choisir des experts ailleurs, mais il existe plusieurs médecins agrées en Corse du sud.


 

 

Ainsi en diverses occasions la DSS de Corse, suivie par la DRASS Rhône-Alpes, ont violé cette disposition réglementaire, aussi un Recours en Excès de Pouvoir contre l’état, une plainte devant le Conseil de l’Ordre des Médecins de Corse du sud à l’encontre de ce médecin, et un Appel devant le Comité Médical Supérieur  ont été entamé. D’autres médecins de Corse envisagent également une plainte à l’égard de cet « expert » exerçant illégalement ses fonctions.

 

Cette illégalité, après bien d’autres, ne fait en définitive que confirmer ce qui avait été dénoncé dans les tracts syndicaux incriminés : Quand le « droit commun » peut servir à écraser les Corses, il faut s’y conformer à la lettre, mais quand ce même « droit commun » peut les protéger, l’état s’assoit dessus.

 

En effet, suite à cet avis, la DRASS Rhône-Alpes a pris une décision de reprise de fonction et a sommé le 14.12.1999, l’agent de reprendre son service à compter du 20.12.1999, faute de quoi, il serait constaté « l’abandon de poste ». Parallèlement, par lettre en date du 24.12.1999, il a été signifié à notre adhèrent qu’il n’est plus rémunéré à compter du 1.1.2000, et que le Ministère est saisi pour suite à donner, c’est à dire une nouvelle procédure disciplinaire de révocation sera de nouveau entamé sur la base de « l’abandon de poste ».

 

Il ne faudrait pas croire que cette affaire est isolée ; Un simple cas social ou incident de parcours imputable aux trop connues incohérences administratives. Elle s’inscrit :

 

-         D’une part, dans une « stratégie de la tension » déjà explicitée plus haut, menée par Chevènement-Bonnet, ce cas en fait partie, tout comme les paillotes, les rafles de la DNAT, le très suspect attentat de la DDE à Ghisonaccia en pleine campagne électorale, ou les repérages menés par un gendarme du GPS retrouvé en perdition dans un bateau volé dans les bouches de Bonifacio. Notons au passage la mutation en Lozère d’un gendarme qui constamment harcelé par son chef pour qu’il exécute un acte illégal a fini par lui donner un coup de poing. L’inventaire n’est certainement pas exhaustif, et d’autres « coups tordus » apparaîtront tôt ou tard.

 

-         D’autre part, dans une « stratégie de racisme anticorse » dont le coup d’envoi officiel fut le rapport Glavany, même si quelques envoyés spéciaux ou  un multi correspondant local de la presse dites « nationale », avaient déjà ouvert la voie. Le rapport Glavany, après avoir démontré statistiquement que la Corse était l’une des régions où la proportion de « natifs » était parmi les plus faibles (la 18èmesur 22) n’en concluait pas moins qu’il fallait que plus aucun corse ne soit recruté ou muté en Corse ! En outre, à cause de l’effet de contagion sans doute, les non-natifs ne devraient rester en Corse que 2 ans, avec des incitations pour les faire débarquer en masse. S’il avait été question de toutes autres « ethnie », M. Glavany aurait été traduit devant les tribunaux pénaux pour incitation à la discrimination raciale (article 187-1 et 2 du Code Pénal).

 

-         Aussitôt connu le DRASS de Corse annonça en comité de direction que plus aucun corse ne serait muté ou recruté dans ses services. Décision qu’il mit immédiatement en œuvre en refusant toutes les demandes de mutations, mêmes validées en CAP dès lors qu’elles émanaient de personne à consonance en « i », puis il se déplaça personnellement à Paris pour recruter une contractuelle statisticienne Bac+2 sans expérience professionnelle, tout en refusant de tenir compte des candidatures locales d’étudiants Bac+5. Cette politique avec tout le reste contribua à la détérioration des relations de Cecchi avec les Syndicats.

 

-         Le Ministère de « l’emploi et de la solidarité » donna un cadre réglementaire à ces pratiques : Note de service n°DAGPB/SRH1C&D/99/480 du 17 août 1999 relative à la déclaration de la vacance de postes à pourvoir… stipule dans son 2ème alinéa : « Des postes prioritaires sont également à pourvoir dans les services déconcentrés en Corse et dans l’Eure et Loir. En ce qui concerne la Corse, les affectations seront gérées dans le cadre d’engagements individualisés de l’administration pour faciliter le déroulement de carrière des agents intéressés ». C’est la reprise du rapport Glavany, en clair, pas de corse, promesse de promotion rapide, poste garanti pour le conjoint, HLM fourni etc. D’autres circulaires ont suivi depuis.

 

-         Les autres ministères ne sont pas restés inactifs, comme par exemple le refus de nommé un Directeur de la jeunesse et des sports (DRJS) car seuls des corses sont candidats à ce poste, ou la DDE qui ne recrute même plus un cantonnier sur place, idem pour la Poste etc.


 

 

-         Le Préfet de Corse enfin, (aucun changement de ce point de vue entre Bonnet et Lacroix) qui depuis 2 ans refuse tout recrutement local aux collectivités territoriales en abusant du contrôle de légalité. Toutes demandes de détachement ou de mutation de corses dans une collectivité locale sont entravées, tous recrutements de contractuels sont immédiatement déférés, le tout couplé à des menaces de poursuites contre les élus concernés (c’est facile quand on a été le corrupteur et le complice, de menacer celui qu’on a  toujours corrompu, surtout quand on est à la fois Juge et Partie, la seule limite c’est qu’il faut éviter de s’éclabousser soi-même). Ainsi dans l’affaire, dites de la COTOREP, si mal gérée par les Corses que l’on en a changé tous les agents pour les remplacer par des parachutés incapables, il fut demandé au service de la DRASS de trouver un biais juridique pour dire que l’état n’y était pour rien, alors que c’est lui qui signe les décisions d’attribution.

 

C’est en raison de cette dérive qu’on ne peut qualifier que de « raciste », que les syndicats de corses de toutes tendances, soutenus par la Ligue des Droits de l’Homme, dénoncent les mutations arbitraires, et les avantages non statutaires attribués à certain, tout comme ils demandent la réintégration du cadre de la DSS de Corse injustement sanctionné à titre de principe.

Le Président et les différents groupes de l’Assemblée de Corse ont été saisis de cette demande. Elle y a reçu  un accueil favorable lors de sa séance du 28.02.2000, où la situation du fonctionnaire a été évoquée. Cela a donné lieu à une lettre au Préfet de Corse, en attendant d’en saisir le Gouvernement. Parallèlement le représentant du groupe communiste a entamé une démarche similaire.

Lors de cette séance ont été évoqués 3 éléments :

-         Au niveau de M le Président de l’assemblée : La nécessaire décrispation qui s’inscrit logiquement dans la nouvelle démarche de dialogue entre le Gouvernement et les élus de la Corse.

-         Au niveau du groupe communiste : La nécessité de « tourner la page » sur certains évènements.

-         Au niveau du groupe Corsica Nazione : Le caractère de sanction pour opinion et de répression de l’activité syndicale.

 

Le 09.02.2000, le ministère de l’emploi et de la solidarité a communiqué à l’intéressé, son arrêté, en date du 08.02.2000, de radiation du corps pour « abandon de poste », avec prise d’effet au 27.12.1999, sans tenir compte des procédures de recours entamées et de leur effet suspensif.

Compte tenu de la procédure des plus expéditive, on est en droit de se demander si, là encore, les forces qui ont intérêt à faire capoter le processus de paix, et qui sont toujours les mêmes hommes que ceux qui sont à l’origine de la manœuvre de provocation originelle, ne se servent pas à nouveau de cette affaire, par des mesures de « fait accompli » pour envoyer des « signes négatifs », des « chiffons rouges » à destination des interlocuteurs corses, en espérant mettre Matignon dans l’embarras.

Cette mesure est du même ordre que la tentative de faire croire à l’opinion publique que « l’amnistie des patriotes » serait un préalable posé par les élus de Corsica Nazione, et qui tente de faire dire à Jospin ce qu’il n’a pas dit, à savoir l’exclusion totale de ce point pour toujours. Or, dans les 2 cas il n’y a pas de préalable, mais le front « clan Zuccarelli-Pasqua-Chevènement &Co » et les lobbies qu’il représente , ont intérêt à désinformer l’opinion pour paralyser


 

Source photo : Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unità Naziunale

© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006

 

 
La bouteille à moitié vide ou à moitié pleine...

Depuis 1989 (la chute du mur, pas les pitreries Goudo-Mitterandiennes) il est de bon ton de disserter sur les failles idéologiques du communisme. Ce fut d’abord la faute à Staline, puis ce fut au tour de Lénine d’avoir enfanter un « système intrinsèquement criminogène », et avant lui Marx dont on ne veut plus analyser la pensée que d’un strict point de vue économiste. Mais de quel ventre Marx est-il né ?

 

Auparavant, nous avions eu droit au procès des fascismes, nazismes et autres caudillismes. Mais qui donc avait été le premier ? Quel fondement idéologique, quels processus de pensée, quelle terre, quelle époque avait enfanté la première bête ?

 

La France n’a inventé ni la révolution, ni la république, ni la démocratie, ni les droits individuels, ni les droits naturels ; par contre elle est la première à en avoir fait son fond de commerce. Dès le début la Révolution française se fonde sur l’auto sacralisation, la négation de l’autre, et la schizophrénie.

 

1. Négation de sa propre histoire:

En rejetant « l’ancien régime » dans le néant, la révolution s’attribue la paternité de la bureaucratie et du centralisme, présentés comme des concepts antiféodaux. Ainsi l’absolutisme royal continue-t-il inchangé alors que sa destruction se trouve proclamée. Il ne saurait de toute façon y avoir aucune similitude avec l’ancien, puisque avant il n’y avait rien !

La France inaugure là une constante que l’on retrouve dans tous les mécanismes politico-étatiques ; on proclame ou l’on promet une chose haut et fort, puis on fait le contraire. Et s’il est admis parfois de changer quelque chose c’est pour que tout reste comme avant.

La « république » s’attribue également la sacralisation de l’état; Le roi « oint de dieu » devient la Nation mythique et messianique, la religion de l’état. Elle va jusqu’à s’inventer une déesse raison, un calendrier, pour plus tard récupérer les oripeaux de la « fille aînée de l’église », mais elle finira par s’ériger en république laïque, concept présenté comme un progrès, mais qui en réalité n’est que l’aboutissement du processus : quand l’état est devenu une religion, il ne saurait admettre le concept de religion d’état.

Elle invente pour la circonstance le concept de « souveraineté nationale » comme s’il existait une « nation » supérieure idéalisée et désincarnée, divine au sens idolâtre du terme. Notion qui s’oppose à la « souveraineté populaire » par laquelle la souveraineté est détenue par le peuple dont chaque individu est dépositaire d’une parcelle, comme tout humain détient en lui une parcelle de dieu.

Ainsi la « nation française » est-elle « sacrée » au sens païen du terme. Ce retour au paganisme sera repris par d’autres.

 

2. Négation de l’histoire de l’autre:

La nation mythique impose que tous les peuples happés dans ce trou noir (que par commodité on appelle jacobinisme) cessent d’exister, et rétroactivement, sont présumés n’avoir jamais existé.

Cette négation permet d’évacuer les droits de l’autre, sa richesse, son apport à la pensée humaine.

Ainsi pour la Corse, sa révolution, sa résistance, l’apport Paolin ne figurent-ils dans aucun ouvrage majeur français traitant de philosophie, de révolution ou de nationalisme.

Ce processus induit un comportement systématique de révisionnisme historique. La France inaugure la technique moderne de la réécriture de l’histoire pour les besoins du pouvoir présent. La méthode existait déjà mais pas de manière aussi systématisée, sauf dans un cas éloquent en soi, la Sainte Eglise catholique apostolique et romaine.

 

La négation de l’histoire, la sienne et celle des autres, condamne également l’observateur de tout fait à rejeter l’analyse des causes, nécessairement antérieures, pour n’en aborder que les conséquences présentes, inversant le rapport de causalité.

Exemple: La violence dans les colonies a nécessairement une cause, mais comme il convient de ne pas parler du passé « par ce que ça ne sert à rien », le journaliste ou la mission d’enquête, n’observera que les effets. Il sera ainsi proclamé que la Corse est dans l’état où elle est à cause de la « violence », en se gardant bien d’observer que c’est justement parce qu’elle était comme ça avant que la résistance armée s’est développée.

 3. Négation de l’identité des autres:

Il n’y a qu’une « Nation Une et Indivisible », donc il n’y a qu’une seule langue, qu’un seul peuple, qu’un seul mode de vie ou de pensée admissible. D’autres traduirons: «  Ein Volk, ein Reich, ein Furher... ».

La pensée française se dit universelle, humaniste; « Rien de ce qui est humain ne m’est étranger. » ! Oui mais, « n’est humain que ce qui me ressemble à moi, français! ». Le reste est inhumain ou à la rigueur appelé à devenir humain en devenant français. « C’est le devoir de la France que d’apporter la civilisation aux peuplades inférieures », ainsi parle Saint Jules Ferry, fondateur de l’ordre monastique des « enseignants de l’éducation nationale ».

 

Le discours « droitdel’hommiste » revu et corrigé par le jacobin, ne signifie pas que tous les hommes sont égaux, mais que tout les hommes devraient devenir semblable au modèle standard; Hier le français, mais aujourd’hui l’américain, et c’est bien ce qui gène l’intelligentsia parisienne et son « exception culturelle » car ce glissement de modèle détruit sa théorie intégrative.

Cette propagande, façon « citoyen du monde », mais qui signifie en réalité que tout homme doit ressentir comme un privilège et un honneur  le fait de devenir français, présente au premier abord un certain attrait ; il se voudrait le fondement de l’antiracisme, il en est l’exact opposé, on le qualifie « d’humanisme miroir ».

Il établit une hiérarchie des peuples, des langues, des cultures, des droits collectifs, des comportements et donc d’opinion.

Dès lors, en effet, que l’on refuse à l’autre d’être ce qu’il est, puisque être autre chose que le modèle est une erreur ou pire, une déviance ! le rejet de ce qui est différend est en germe. Le racisme est l’expression la plus aboutie de ce raisonnement. 

4. Négation de la réalité:

En 1789 la nation française n’existe pas (existe-t-elle aujourd’hui cela reste à prouver), le fait ne cadre pas avec le discours révolutionnaire. Normalement, si la théorie n’est pas conforme à l’observation critique, le scientifique se doit de modifier son hypothèse ou de l’abandonner.

La France inaugure le raisonnement inverse, et elle fera école ! si la réalité n’est pas conforme à la théorie, « changeons la réalité! ». Il n’y a pas un peuple mais une multiplicité, qu’à cela ne tienne ! proclamons la nation une et indivisible, et si le peuple n’est pas conforme « changeons le peuple ». D’autres appliqueront la recette, notamment aux mécanismes de production, avec le bilan que l’on connaît.

 

Ainsi la France uniformisera-t-elle en dépit des langues, de l’histoire, de la géographie, de l’économie, des distances, de l’évidence même. En dehors de l’uniformité point de salut!

Et quand un peuple demande à être reconnu, on convient hypocritement qu’il existe mais puisque le texte sacré ne le permet pas, on supprimera le peuple plutôt que d’amender un bout de papier, et c’est logique car le reconnaître c’est menacer tout le château de carte négationniste.

 

En créant « scientifiquement » une réalité, la France inaugure également le discours de l’ « homme nouveau » transfiguré par un « réalité supérieure » c’est à dire remodelé par le pouvoir.

 On est loin du respect de l’individu, l’état intervient dans la sphère privée, ce que jusqu’à présent seule la religion avait fait; Logique puisque cet état tient lieu de religion. A minima le processus génère l’état providence, mais au-delà pointe l’état totalitaire.

 La France est donc le ventre originel d’où ont surgi les bêtes immondes. Par son ambivalence elle a donné son contenu moderne aux techniques totalitaires et oppressives:

. Le culte du Chef , du sauveur qui sait ce qui est bon pour le peuple, et qui le massacrera au besoin pour lui apporter le bonheur

. Le culte du changement pour couvrir l’immobilisme de caste, Nomenklatura ou Enarchie

. La modification du passé pour mieux faire miroiter un avenir qui chante

. L’utilisation de « messages universels » pour mettre en œuvre ses ambitions impérialistes

. La destruction de la différence au nom d’une égalité dévoyée qui n’est qu’uni formisme

. La prétention à la laïcité pour mieux imposer le culte idolâtre de l’état, et autres cultes de la personnalité

. La proclamation de droits individuels vidés de tout contenu, dès lors que l’individu  privé de droits collectifs se retrouve seul face à l’état Léviathan

. La liberté d’expression ou d’opinion définie comme ne devant pas remettre en cause le dogme jacobin, et les médias « libres » sous contrôle absolu, un « politiquement correct » très très étroit et orienté en dehors duquel il n’y a point de salut

. Le formalisme et le légalisme que l’on confond hypocritement avec la légitimité et la réalité de l’expression démocratique

. La hiérarchisation des cultures, prélude aux autres hiérarchisations, au nom de l’humanisme de façade

. Et pour finir la violation des droits, l’abus de droit au nom de « l’état de droit ».

Le républicanisme à la française est comme la bouteille du titre. Il est à moitié totalitaire ou à moitié démocratique selon que l’on soit ou non du bon côté du manche, on retiendra l’un ou l’autre aspect.

Source photo : Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unità Naziunale

© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006

 

 

NATIONAL REPUBLICANISME OU NATIONAL SOCIALISME ? TELLE  EST LA QUESTION !

Dans El Païs, José Vidal-Boneyto observe avec scepticisme l’émergence en France d’un « courant Bolcho-Bonapartiste », en opposition à un regroupement « Libéraux Libertaires », incarné dans le monde par Blair, Clinton, D’alema ou Schröder, et en France par Strauss Kahn, Voynet ou Giscard comme précurseur.

 

Ce néoBolchevisme encore qualifié de « National Républicain » rassemble une vaste mouvance faites d’intellectuels socialitaires gloseurs des « valeurs républicaines » à la façon de Régis Debray ; des organes de presse tels que, notamment, Marianne ; des « clubs » de réflexion ; et un conglomérat politique apparemment hétéroclite : Parti Communiste, droite Gaulliste (Pasqua  ou MF Garaud) ou « vieille France » (Devilliers), l’aile « gauche » du PS (Aubry, Glavany), et le Mouvement De Chevènement.

 

Les points communs sont :

-        La revendication de la Nation, au sens jacobin du terme,  en tant que cadre exclusif de la citoyenneté et du « jeu » démocratique ; pas de liberté d’expression admissible en dehors de ce cadre imposé.

-        La contestation radicale de l’option mondialiste libérale, car le monde c’est la France, le reste est dans l’erreur puisqu’il ne veut pas être français.

-        L’hostilité à la construction politique européenne telle qu’elle s’effectuerait aujourd’hui, mais en fait l’hostilité tout court, l’alibi d’Amsterdam  ou de l’Union Monétaire,  remplaçant celui, hier, de Maastricht.

-        La primauté de la « République » sur la  «  Démocratie ».

 

Précisons le, l’auteur, tout comme nous, renvoyons ces deux courants dos à dos. Il estime en effet ce National Républicanisme, tout droit sorti du XIXéme siècle, incapable de nous sortir de l’ornière dans laquelle nous ont enfoncés les apôtres de la « pensée unique ».

 

Ce débat qui pourrait n’être qu’académique nous concerne pourtant directement car la Corse sert aujourd’hui de terrain d’expérience à l’idéologie du « Renouveau national », à laquelle s’est semble-t-il abandonné Jospin.

Le zombi de l’intérieur, à travers Bonnet et Bruguière ; l’Aubry et le Zuccarelli à travers leur chasse au S.T.C dans le secteur public ; le Gayssot par l’intermédiaire des ses « camarades » corso marseillais dans le secteur des transports, ont entrepris la mise au pas « républicain », à titre expérimental, de cette région par trop libertaire à leur goût. Si la recette marche, ceux qui aujourd’hui se taisent, en Corse et en France, se mordront les doigts demain, quand ce sera leur tour, selon la bonne vieille technique : « d’abord le juif, puis le noir, puis….Etc. ».

 

Brecht prédisait : « Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde » ; Pour tous elle aurait le visage de Le Pen, erreur ! Comme il fallait s’y attendre la bête a bien ressurgi, mais d’où on ne l’attendait pas, de la gauche française, seuls les ignorants de l’Histoire seront surpris.

Car en fait, qu’est ce que ce discours sur les « valeurs républicaines » ? valent-elles une seule violation des droits de l’homme, valent-elles l’extirpation d’un peuple de sa terre ? Qu’est ce que cette citoyenneté où le seul droit est celui de penser la révélation assenée ? Qu’est encore que cet humanisme qui nie l’existence de ceux qui refusent l’assimilation forcée, mais qui critique cependant ce même procédé quand il le subit lui-même par le biais de la mondialisation ? Qu’est ce enfin que cette République qui, pour séduire une plèbe qu’elle méprise, se sert des vieux démons nationo-populistes, et utilise la désinformation, l’amalgame, la calomnie, la « terreur » à l’égard de ceux qui lui résistent ?

 

Cette république qui s’est fait une spécialité de l’inversion des valeurs et de la signification de toute chose ; trahit la démocratie en faisant mine de la confondre avec la république ; trahit la  Nation en la confondant avec un territoire et une population arbitrairement délimitée par la fantaisie des rois et les folies guerrières ; Trahit la laïcité et la liberté de conscience en lui substituant une religion de l’Etat ; Trahit la Légitimité en la remplaçant par le Légalisme, et la Souveraineté par le monopole de la Violence ; Trahit enfin l’antiracisme en en pervertissant l’idée, au point de faire passer la négation de l’autre comme un honneur fait à celui qu’on intègre en l’obligeant à se renier.

 

L’exception française, c’est l’art d’emprunter les idées des autres pour en faire, dit-elle, la synthèse ; pour n’en retenir que le meilleur au nom d’une sainte modération cartésienne, mais qui en réalité subvertie tout ce qu’elle touche pour, in fine, n’en retenir que le pire.

 

A.     Istria


 

Source photo : Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unità Naziunale

© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006

 

 

NATIONAL REPUBLICANISME OU NATIONAL SOCIALISME ? TELLE  EST LA QUESTION ! ( Suite)

Cet article date de  plus d’un an. Il n’a pu paraître pour des questions de mises en page.

C’était alors le temps où sévissait le gouverneur Bonnet (Alias BonnetLejour Cagoulelanuit). C’était l’époque où Jospetain avait gagné son bâton de maréchal. Le bâton pour briser le peuple corse ; Ces «régicides » qu’il fallait « mater ». « C ‘est l’occasion d’en finir avec les nationalistes corses » dixit : Serge July sur  Soir 3, commentant l’assassinat du Préfet Erignac. Un Haut fonctionnaire élevé au rang de monarque martyr !   Qui, sinon la France, pouvait se comporter comme au temps des rois de droit divin ? Touché un PREFET ! C’est un crime de lèse-majesté ! Tuer un roi était un sacrilège car il était « oint du seigneur ». toucher à un Haut fonctionnaire de la Sainte République Jacobine également, car il est « oint de l’état divinisé ».

 

Alors pour expier son crime, l’état envoya son nouveau Savorgnan de Brazza chez les sauvages congolais. Les  Corses eurent droit « à l’homme qu’il faut, où il faut » dixit : JP Chevènement. sous ce proconsulat, l’état de siège fut instauré (rebaptisé état de droit). La chasse aux sorcières bâtit son plein : rafles par centaines, interpellations par milliers, et internements arbitraires sur des dossiers vides ; manipulations et désinformation de l’opinion à grands coups médiatiques de démolitions de quelques bouts de béton, et de révélations bidons ; provocations des partenaires sociaux ; et pour finir attentats !

Il fut décidé qu’aucun corse ne serait jamais plus muté en Corse ; que tous les Corses ayant quelques postes de responsabilité, et qui n’aurait pas fait preuve d’une servilité totale (prestation de serment au Maréchal ?), seraient extirpés des administrations, d’état ou locales, par sanctions administratives, mutations, manipulations, voire en les poussant au suicide. Parallèlement ils furent remplacés par des missionnaires arrogants et racistes (tels que les Kosovars les qualifièrent chez eux) recrutés sur « contrat de carrière » (Il y a des circulaires qui le démontre, et le rapport Glavany le recommande), avec pour seul objectif : présenter le peuple corse comme un ramassis de tricheurs, menteurs, tenus pour responsables in solidum du crime suprême. La responsabilité collective d’un peuple dans le meurtre du représentant de la « divinité », cela ne vous rappelle rien !

 

Quelle noble mission en vérité ! Quels exploits ! Manipuler les statistiques pour faire croire que les Corses sont des p… entretenues ; Emprisonner une poignée de clanistes seconds couteaux  (mais de l’autre bord politique tout de même, et que l’on relâche très vite) pour mieux dissimuler l’acharnement sur ceux qui ne peuvent se défendre, et pour quoi ? Détournement de fond ! Perceptions indues de prestations sociales ! Le tout relayé sans vérification d’aucune sorte par une presse plus flagorneuse que jamais (les mêmes d’ailleurs qui se repaîtront ensuite de la déchéance du Préfet pyromane).

 Quelques exemples éloquents :

-        Un maire d’un petit village utilise une subvention pour une route, pour prévenir d’urgence l’effondrement d’un clocher : et voilà une mise en examen pour détournement de fond !

-        Une femme seule, et sans ressource, a perçu 4 mois de trop de prestations C.A.F (et à cause de la CAF), on en exige le recouvrement de l’indu sur son RMI : et voilà une glorieuse augmentation du taux de recouvrement !

-        Un militant nationaliste est accusé, à grand renfort médiatique, d’avoir empoché des millions sous prétexte de créer une filière d’élevage et abattage porcin, mais étude faites, la subvention n’a jamais été débloquée. Un autre est accusé d’avoir détourné 1 milliard (en centimes, ça marque plus l’opinion !) ; En fait, il s’agit d’une mauvaise gestion qui s’est terminée en faillite (du fait de l’effondrement de la valeur des terrains composant l’essentiel du Capital de la Société, le déficit Actif/Passif est devenu énorme et n’a pas permis à la banque de recouvrer ses créances). Et voilà la fameuse « piste agricole » bâtit sur du vent, et relayée par des pisses copies courant d’air.  Où sont donc les démentis de ces accusateurs sans preuves ? Y a-t-il eu ne serait-ce qu’une excuse de leur part ?

-        Le Proconsul invite tous les fonctionnaires à dénoncer toutes infractions dont il a eu connaissance au nom de l’article 41CP ; Mais qu’un syndicaliste dénonce l’état comme le corrupteur montrant du doigt les corrompus et le voilà, muté, persécuté, radié.

-        Les Corses sont des spécialistes de la pension, les experts nommés en Corse tous des corrompus ; Qu’à cela ne tienne, l’état désignera des experts parachutés (en violation de la loi) dont la première question aux malades qu’ils expertisent sera : « êtes- vous corse ? » No comment.

-        Un Directeur de Caisse de sécurité sociale est jeté aux chiens parce que dit-on, il n’est pas un bon « recouvreur », en oubliant de dire qu’il n’a fait qu’obéir aux 20 préfets précédents qui le lui avaient ordonné. Il se suicidera plus tard. Un Missionnaire est nommé à sa place. On va voir ce que l’on va voir ! Moins de 6 mois après le casseur de corse se fait mettre en dépression devant l’impossibilité de démontrer les dires de l’état.

Etc. etc. etc.

-    Mais qu’un député maire depuis 3 générations, et ministre par surcroît, soit le recordman des fraudes électorales de tout l’empire jacobin, ou que le tiers de ses « employés » soient des emplois fictifs payer par une multinationale célèbre ; Ou qu’un président de conseil général, fils de parlementaires depuis 4 générations, et membre du cabinet du dit ministre, bénéficie d’un emploi directorial fictif dans une filiale de cette même multinationale, et nous attendrons en vain les zélés besogneux du gauleiter Bonnet.

Mais vous repliquera t on, ils ne savent pas cela ! Ils n’ont pas de preuves, sinon vous verriez ! Allons donc ! Un membre de cabinet ministériel interrogé sur ces faits eut la réponse suivante : « Oui, c’est vrai ! D’ailleurs tout le monde au Gouvernement le sait ». La presse aussi ! Vous y chercheriez cependant en vain une bribe d’information en ce sens.

 

Un an après, Jospin échauder par une paillote qui n’était pas une «affaire d’état mais une affaire de l’état » semble abandonner le masque Jospetiniste pour un autre, celui du démocrate ouvert au dialogue, plus à même de faire oublier son étrange « ignorance », et accessoirement obtenir la paix jusqu’aux élections…

Etrange tout de même que dans ce pays si centralisé, où tout se décide par « un seul » et où l’ouverture du parapluie est la règle administrative essentielle, que les « responsables » n’aient jamais été au courant de rien ! Responsable mais pas coupable avait dit l’un. Ni responsable, ni coupable lui répond l’autre.

La république Janus a donc choisi de ressortir sa face « démocratique ». « La balle est dans le camp des corses ! » ; Mais les missionnaires sont toujours là, continuent d’arriver, et les petits continuent de trinquer pendant que les gros  fraudeurs continuent de comploter afin que rien ne change. Jamais !

 

Et les attachés de presse du pouvoir de se demander pourquoi les jeunes deviennent violents ? Pourquoi les électeurs se laissent séduire par les populistes ? Un peu de dignité tout de même ! Ressortez-nous donc l’ « énigme corse ». C’est leur recette habituelle quand ils s’aperçoivent que les conclusions risquent de ne pas être politiquement correcte


 

Source photo : Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unità Naziunale

© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006

 

 
NATIONAL REPUBLICANISME, NATIONAL SOCIALISME  ET TARTUFFERIES EN GROS

Attention ! Attention ! La bête est de retour. Un nouveau monstre est  apparu, et tout ce que l’Europe compte de bien pensants se mobilise enfin ; Tremble Vladimir ; Cache-toi Slobo ; Fuyez Kémalistes et autres Jacobins ! L’Europe s’est éveillée ; Vous allez voir ce que vous allez voir ! Déjà l’intelligentsia et la race des signeurs fourbissent leurs stylos. C’est promis, cette fois ci nous ne nous laisserons pas faire comme en 1938. L’immonde sera écrasé dans l’œuf !

Mais Non, Poutine ! Ne t’inquiètes pas ! toi le grand libéral, dernier rempart contre le communisme, tu peux continuer à manipuler des « extrémistes » et faire sauter quelques immeubles russes, tu peux massacrer, torturer hommes, femmes et enfants à travers toute la Tchétchènie. Nous savons tous que c’est pour leur faire l’honneur d’être russe. Tous ces réfugiés ne connaissent pas le bonheur que tu veux leur offrir. C’est avec plaisir que nous continuerons à t’avancer quelques milliards de $ pour financer ton élection. Nous savons bien que tu t’en garderas un peu pour toi, et pour Papa Boris ; que tu ne rembourseras pas ! ça ne fait rien, les contribuables occidentaux assumeront avec leurs impôts toutes ces créances irrécouvrables. Rien de tel qu’un bon petit génocide pour se faire élire. C’est le summum du populisme. Même Jospin a été tenté par son mauvais génie de Belfort. Et puis ça donne du travail aux agences de presses et aux O.N.G ; un génocide en direct, rien de tel pour augmenter l’indice d’écoute, et les cotisations des gogos. Quelques mauvais esprits voudraient te chasser du Conseil de l’Europe, mais rassures-toi, tu n’as pas besoin de nous menacer de la bombe ! Nous allons leur offrir l’Autriche, et le Liechtenstein si ça ne leur suffit pas.

Mais non, messieurs les généraux Kémalistes, ce n’est pas la peine de refaire un putsch ! Vos simulacres d’élections et de gouvernements civils nous satisfont tout à fait.  Nous n’avons rien dit quand vous avez inauguré le XXème siècle par la mode du génocide et des camps de concentration,  sur les Arméniens. Nous n’avons rien fait quand vous épuriez ethniquement l’Anatolie et la Thrace orientale de tous ces sales grecs. Nous ne vous avons jamais reproché votre négationnisme historique sur ces faits. Nous vous avons permis d’occuper  les 40% les plus riches du territoire Chypriote depuis 26 ans, pour « protéger 18% de turcs » qui ne savent même pas quoi en faire. Nous continuons à vous fournir en armes, et même en matériels de torture sophistiqués, afin de rééditer vos exploits sur les Kurdes. Alors franchement, pourquoi voudriez-vous que nous changions de politique ? Vous resterez au Conseil de l’Europe malgré les milliers de villages détruits, les condamnations à mort de résistants, les tortures, les massacres, et toutes les violations des droits d’expression possibles et imaginables. Vous serez admis dans l’Union un jour…Soyez patients. Pourquoi vous vexeriez-vous ? Nous avons tellement d’affaires à faire ensemble.

 

Comprenons-nous bien, la bête dont nous parlons a été vue entre les alpes Carniques et le beau Danube bleu. Un monstre comme on les aime : 8 millions d’habitants et 80 000 km2, pas de bombe, pas de créances douteuses qui mettraient en difficulté nos banquiers inconséquents, pas de maffia pour menacer nos investisseurs.

L’Autriche voilà la cible, haro sur le baudet ! On a retrouvé la bête immonde, et quelle chance ! Elle se trouve du bon côté où nos intellectuels « politiquement corrects » l’attendaient. Il est tellement plus commode de ne pas avoir à changer ses idées préconçues. Depuis 1989, nous avions eu tellement de révélations fâcheuses sur les crimes du communisme, c’était gênant, surtout pour tous ceux qui savaient et n’avaient rien dit. Enfin en voilà un de droite, du 100% pure race aryenne, c’est presque trop beau ! Nous ne sommes pas près de le lâcher.

 

Il y a quand même quelque chose qui nous gêne, et si d’autres nous faisaient la même chose, l’apprécierions-nous ?

Certains pourraient être surpris de voir la Belgique, pas encore sortie Dutrou, lever l’étendard de la Croisade. Sa décolonisation, comme chacun sait, fut particulièrement exemplaire, il n’y a qu’à voir où en est le Congo (ex belge) ; Sans parler de leur politique de division des Hutus et des Tutsis, les fruits qui en ont résulté sont savoureux, saignants à souhait.

 

D’autres s’étonneraient de voir figurer la France, dernier empire ultramarin au monde, et qui se maintient, tant en Corse qu’en Kanaky, Polynésie, Antilles et autres en vertu d’élections « démocratiques » basées sur le mensonge, la fraude, la corruption, les rafles, les pressions de toutes sortes, et les assassinats à l’occasion. Un état qui s’est auto amnistié de ses crimes coloniaux comme de vulgaires généraux tortionnaires argentins. Qui a monté une « opération humanitaire » pour sauver ce qui restait des milices Hutus qu’elle avait formées, plus que par soucis de sauver des vies. Qu’un ministre soit l’héritier d’une dynastie qui remplit les pages de jurisprudence du code électoral, en matière de fraudes ou qu’un député soit une célébrité de la pègre n’a pas d’importance, du moment qu’ils ont été élus « députés », cela doit suffire ; Sauf en Autriche ou à Belgrade bien entendu.

Les Basques sans doute s’étonneront que les Galeux socialistes, et les néo franquistes « démocrates au rez-de-chaussée, et franquistes au sous-sol » soient également de la fête.

Les Irlandais seront surpris de voir l’Angleterre du major Kitson et de Maguy le vampire des 10 de LongKesh, qui a eu recours à tous les coups tordus possibles, même des coups que les français n’avaient pas inventés en Algérie, c’est dire, coiffez le chapeau de Churchill. Serait-ce pour mieux faire oublier le parapluie de chamberlain ?

Et tous ces peuples du « tiers monde », ces nègres, ces ratons,  ces faces de citron, ces métèques en tout genre, qui ont subi, et subissent encore, les agissements des réseaux  d’influence et des services très spéciaux, seront surpris d’apprendre que leurs bourreaux, leurs pilleurs de toujours sont partis en croisade pour la défense des grandes valeurs humaines. Sans doute, eux ne sont-ils pas humains.

Il faut croire qu’une vie castillane vaut plus qu’une vie basque ; Qu’une vie Anglaise vaut plus que dix vies irlandaises ; Qu’un Parisien vaut 100 Corses ; Et qu’un européen vaut 1000 noirs, 10 000 jaunes ou 100 000 arabes.

Messieurs les intellectuels, êtes-vous bien sûr que seule l’Allemagne ait enfanté une hiérarchie entre races, entre peuples, entre hommes ? Méfiez-vous un peu plus de l’antisémitisme de gauche. Est-ce vraiment un hasard si ce sont tous les anciens nomenklaturistes, qui aussitôt écroulé le discours communiste, ont enfourché celui du nationalisme agressif ?

Alors soit, si vous y tenez, le monstre est autrichien ! Les électeurs ont élu Heider, c’est dur, déplaisant, désespérant même, mais ils l’ont élu en application de ces mêmes principes démocratiques qui vous font maintenir des peuples sous la tutelle d’autres peuples démographiquement majoritaires. Il faut croire que la règle majoritaire n’est pas si pertinente que cela. Voudriez-vous par hasard nous expliquer que la Démocratie, c’est le droit pour le peuple de n’élire que ceux qui ont reçu votre imprimatur.

Comment  ce clown a-t-il pu arriver jusque là ? Voilà la question que vous devriez plutôt vous poser. Est-ce :

-        En utilisant les ficelles xénophobes et anti mondialistes ? Certainement, mais n’est-ce pas également ce que font Pasqua, Devilliers, Chevènement, Gallo, Seguin etc. et pas seulement Le Pen et consorts. Leurs pourcentages réunis valent bien celui d’Heider. Les 5 premiers ont gouverné ou gouvernent en ce moment même, sans que personne, sinon les Corses, Basques et autres « spécifiques » trouvent beaucoup à redire.

-        En invoquant l’exception culturelle peut-être ? Il ne serait pas tout seul ! Une bonne fois pour toute, quand comprendrez vous que ce que vous réclamez pour vous-même, il vous faut le reconnaître aux autres. Sinon cela signifie que vous établissez une hiérarchie dans la valeur d’une culture. C’est là que se trouve le germe de la bête : pas dans l’affirmation de la différence, mais dans le refus de la différence de l’autre.

-        En utilisant la nostalgie des gloires et des grandeurs douteuses du passé. Nostalgiques de l’Empire colonial, nostalgiques de Napoléon, nostalgiques de la Révolution. Chacun argumente de son passé contestable. La France s’est autoproclamée, « patrie des droits de l’homme » (Comme hier l’URSS se servait du discours communiste pour dissimuler son impérialisme). les a-t-elle une seule fois mis en œuvre sincèrement ? difficile à dire, mais le nombre de fois où elle s’en est servie pour couvrir ses ambitions mesquines est sensiblement plus important. Cessez donc de reprocher aux autres leurs « mythes » ou alors commencer par renoncer aux vôtres.

-        En utilisant des fraudes massives, des financements douteux ; Nous n’en savons rien, et rien pour le moment ne permet de l’affirmer. Mais quand bien même, il suffit de lire la presse internationale, qui ne se limite pas à la lecture de : « Le Monde ». La seule chose qui reste à dire, c’est : « que celui qui n’a jamais pêché … ». Ici aussi il convient d’être irréprochable soit même avant de montrer l’autre du doigt, et les français plus que d’autres. Citons, pour mémoire, les « collectes » auprès des dictateurs africains, à façade plus ou moins démocratique, qu’elle maintient au pouvoir selon les mêmes recettes que dans ses colonies (mercenaires de la Légion en plus), auxquelles les différents partis français se livrent à chaque élection (c’est sans doute la, plus que dans la solidarité entre les peuples, qu’il faut voir l’origine des fonds alloués à ces mêmes régimes, au titre de la « coopération »).

-        En utilisant des slogans démagogues où l’on promet ce que l’on sait ne pas être en mesure de tenir. Rappelons-nous alors les discours sur la « fracture sociale », ou les « 35 heures » ; C’est sur les actes qu’il faut juger, jamais sur les discours.

Heider est peut-être, et même sans doute, le monstre que l’on dit. Mais s’il est cette créature hideuse qu’il faut condamner, alors condamnons aussi Poutine ; Condamnons les Kémalistes ; Condamnons les Jacobins nationalistes-républicains ; Condamnons la Chine (elle fait au Tibet en 50 ans, ce que la France a fait en Corse en 230 ans), condamnons l’Indonésie (pas seulement pour Timor, mais pour les Moluques ou l’Irian). Condamnons la « Birmanie » etc. dans les mêmes termes. Et condamnons toutes les nations colonisatrices, tant qu’elles n’auront pas admis la gravité de leurs crimes passés et présent ; Tant qu’elles n’auront pas demandé pardon à leurs victimes.

C’est trop demandé, trop idéaliste, soit ! D’ailleurs qui a envi de mourir pour Grozny ? Personne, pas plus que pour Prague en 1938. Le Caucase est plus impressionnant que les Sudètes, mais pour être restés muet alors que la Russie n’est pas en mesure de maintenir son bluff, comme son modèle d’il y a 62 ans, il se pourrait qu’encore une fois on puisse dire : « Ils ont voulu la paix au prix du déshonneur, ils auront la guerre et le déshonneur ». Qui sera la Pologne de Poutine, l’Ukraine, l’Azerbaïdjan ou le Kazakhstan ?

 

Heider est comme Le Pen, un bouffon.  Vous leur faites trop d’honneur, au point que cela en devient suspect. Avec les histrions, la meilleure réponse est le mépris silencieux. Les réalités du pouvoir usent rapidement les bouffons ; Les campagnes hystériques au contraire les nourrissent.

Si action il doit y avoir, elle doit consister à surveiller que les mécanismes démocratiques demeurent, de telle manière que le système qui les a mis au pouvoir, finisse par les en  chasser. Cette surveillance est valable à l’égard de toutes les nations dites « démocratiques » dont les prétendues « élites » feraient bien de s’interroger d’urgence sur le pourquoi de ce phénomène. Au lieu de se focaliser sur les symptômes déclarés, qu’ils recherchent plutôt l’étiologie de la maladie, il se pourrait que par leur comportement, ils en soient eux-mêmes les vecteurs.

A l’inverse, les Russes ou les Turcs, comme Milosevic ne sont pas des bouffons. Ils ont tué, ils tuent, et ils tueront encore, aussi longtemps que personne ne les sommera de cesser. Au sein des grands états d’Europe occidentale qui se croient exemplaires aussi, des germes malsains sont présents. Partout où l’on refuse le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes au nom de la préservation d’un concept d’état nation périmé qui nie les réalités humaines, la volonté des peuples d’exister par eux-mêmes,  et qui se rient des frontières. La bête n’est pas toujours présente là où l’on veut l’attendre.

Tous ces peuples  aujourd’hui opprimés, ou qui l’ont été hier, sont frères. ; Ils ont le droit de montrer du doigt Heider & C° ; S’agissant des autres, ils ont gagné le droit de douter de leur sincérité.

 C’est quand le crime se commet qu’il faut se mobiliser. A ma connaissance l’attitude  des « grands intellectuels français » ne fut pas si glorieuse, tant pour la Shoah, que pour la guerre d’Algérie, Madagascar, la Kanaky ou la Corse. Il est plus dans l’air du temps de parler du Tibet pour les français, des Kosovars pour les turcs etc.  Mais, comparable ou pas, le crime est le crime, la lâcheté est la lâcheté, et les mécanismes de la complaisance et du silence coupable sont toujours les mêmes. C’est trop facile de s’ériger en gardien du temple, 55 ans ou 38 ans après les faits !

 Le vrai démocrate antiraciste est celui qui défend celui qui n’est pas assez « à la mode » pour se trouver des défenseurs, pendant qu’il en a effectivement besoin ; Quand ils n’y a que des risques à prendre, et aucun profit à en retirer, en le faisant.

Source photo : Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unità Naziunale

© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006

 

 
TITRE


 

Source photo : Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unità Naziunale

© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006

©©©©©©©La reproduction des informations ou articles sur un site, un forum, un blog, un quotidien, un hebdomadaire, un mensuel est soumis à une simple formalité : Nous contacter par email à infurmazione@"nospam"unita-naziunale.org, ensuite,  une fois l'autorisation acceptée :  Reproduire le document photo, audio, communiqué, vidéo, photo, dessins (etc..) sans aucune retouche ni modification et de citer la source suivante "Unità Naziunale, Portail d'information de la Lutte de Libération Nationale http://www.unita-naziunale.org/". Unità Naziunale s'engage à citer les sources qui servent à mettre à jour ce portail, pour favoriser les liens et faire circuler l'information. Nos partenaires (sources) se trouvent sur la page suivante : "Les sites D'Unità Naziunale". Unità Naziunale se réserve le droit de refuser l'utilisation des ces informations sans accord préalable par émail.




Unità Naziunale, portail corse de la LLN on Facebook


free counters

 

...