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DRAFTING A CONSTITUTION FOR AN INDEPENDANT CORSICA
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Sommaire A Nazione
constitution de la plate-forme Unità
Numaru Spiciale 2000 / Numéro spécial 2000
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SEMINAIRE DU 16.01.2000 A CORTI.   ATELIER N°1 : INSTITUTIONS ET PROCESSUS PAR ETAPES,    PROJET DE SYNTHESE

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Séminaire  d’Unità du 16.01.2000 atelier « institution »Contribution et observations de J. Faggianelli

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PROPOSITION DE RECOMPOSITION DE LA STRATEGIE NATIONALE

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CONTRIBUTION ET OBSERVATIONS SUR LE DEBAT SUR LE PROJET DE NOUVEAU STATUT

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CONTRIBUTION AU PROJET DE PROGRAMME ECONOMIQUE POUR UNE CORSE INDEPENDANTE

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Complément au programme économique pour l’aménagement du territoire dans la phase de transition antérieure à l’Indépendance

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Le Divorce

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DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN

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CORSE ET SOUVERAINETE NATIONALE :  L’INDEPENDANCE POURQUOI ?

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DOMINIQUE CARLOTTI, victime de la répression Administrative de Bonnet et consœur

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La bouteille à moitié vide ou à moitié pleine...

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NATIONAL REPUBLICANISME OU NATIONAL SOCIALISME ? TELLE  EST LA QUESTION !

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NATIONAL REPUBLICANISME OU NATIONAL SOCIALISME ? TELLE  EST LA QUESTION ! SUITE ...

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NATIONAL REPUBLICANISME, NATIONAL SOCIALISME  ET TARTUFFERIES EN GROS

 

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Unità : Séminaire du 16 janvier 2000 à Corti. Atelier N°1

Atelier 1

UNITA

SEMINAIRE DU 16.01.2000 A CORTI.   ATELIER N°1 :

 INSTITUTIONS ET PROCESSUS PAR ETAPES      

PROJET DE SYNTHESE

 

Les organisations d’UNITA ainsi que les personnes conviées à débattre des 15 points ont constitué un 1er atelier destiné à l’examen de tout ce qui relevait d’une redéfinition institutionnelle. D’autre part les participants à l’atelier dit « processus par étapes » se joignirent à l’atelier n°1 pour des raisons pratiques.

Il faut donc considérer les travaux de l’atelier « Institutions » selon 2 niveaux d’analyse :

         -1 : la réflexion et les propositions à moyen et long terme, appelées à enrichir la démarche d’UNITA autour des 15 points et à définir sa stratégie ;

         -2 : les contraintes du court terme imposées par la démarche de Matignon.

 

Rappelons d’autre part brièvement le constat d’une situation qui perdure et qui a amené à la formulation des 15 points par UNITA.

.1 : Un constat forcement critique :

C’est cet état des lieux qui aura finalement abouti au consensus des 15 points. Aussi bien des structures politiques, que du système législatif, réglementaire et fiscal, l’absence d’une véritable autorité publique corse compromet la construction de notre pays. Ce constat est unanime. Il induit la revendication primordiale, celle de la reconnaissance des corses en  tant que corps politique institutionnalisé. C’est assez dire combien cette aspiration est permanente. Mais elle n’est pas seulement permanente, elle a sensiblement évolué dans les 25 dernières années. Cette évolution relativement rapide de la conscience politique des problèmes de la Corse procède de causes multiples et variables :

-         le manque d’Autonomie Politique des élus régionaux en est sans doute la 1ere ;

-         le véritable embrouillamini que constitue le fonctionnement des administrations tant locales que déconcentrées continue à faire le lit du clanisme dans le même temps qu’il bloque toute initiative d’évolution ;

-         la carte politique multiplie à l’envi le nombre d’élus et de mandats électifs, tout en privant le système territorial d’efficacité ;

-         Le manque d’envergure de la politique de développement génère à la fois une absence totale de perspective à long terme tout en contribuant sur le moyen terme à l’abandon de l’espace  intérieur, à la disparition d’une société archaïque mais bien organisée, de sa langue et de sa culture familiale sans solution alternative ; ce que l’on appelle ailleurs « exode rural » est ressenti ici comme la destruction d’une Nation ;

-         La rupture des connexions historiques de la Corse avec le monde Méditerranéen aggrave le poids du sous développement et de la dépendance ; l’élément le plus pesant de cette rupture est sans aucun doute l’entêtement de l’état à intervenir objectivement dans le maintien sous tutelle organisée, des moyens de transport et de la destination des usagers et du fret ; coupée de son aire naturelle géographique et culturelle, la Corse subit régulièrement les fluctuations pernicieuses de l’état, que celles ci relèvent des rapports au sein des institutions étatiques elles-mêmes, ou bien qu’elles relèvent des relations chaotiques que les différents gouvernements entretiennent avec leurs représentants dans l’île.

A la lumière de ces 2 dernières années, il serait insupportable que le développement économique, l’équilibre social, l’éducation, la culture, la justice fiscale, le fonctionnement normal de l’administration, le secteur bancaire continuent à dépendre du seul pouvoir d’un Préfet qui n’a aucun compte à rendre à la Corse. 

         .2 : Les 15 points d’UNITA comme base de réflexion et de prospective :

Le débat portait sur les points suivants :

-         1. reconnaissance du peuple corse

Cette notion devient de plus en plus précise. Elle a été quelque peu banalisée par la revendication entre le fait historique et le statu culturel ; Au cours du séminaire, l’unanimité se dégage sur une notion d’un peuple corse reconnu dans son expression politique et internationale. C’est là bien entendu la clé de voûte de la revendication nationale. De cette reconnaissance dépend l’existence et le fonctionnement politique normal de la communauté corse institutionnalisée. Elle se trouve donc au centre de nos préoccupations ; Dans le même temps, elle peut susciter l’hostilité de la part de l’état et de ses relais en Corse dans la mesure où elle confère une existence juridique à la Nation. Si par delà la conjoncture, elle demeure un objectif fondamental, c’est qu’elle est la condition nécessaire mais non suffisante, propre à faire accéder la Corse à une administration souveraine.

 

-         2. Définition du corps électoral, contrôle des flux migratoires et aide au retour

Il s’agit là d’un moyen dont la portée est double : D’une part élaborer un corps électoral corse propre à designer une assemblée constituante ; D’autre part témoigner par sa seule existence de la légitimité du peuple corse. Il appartiendra à un corps de citoyens corses de s’exprimer sur un choix de société et sur son mode d’organisation institutionnelle. Dans tous les cas de figures, et tout particulièrement dans le cadre d’un développement économique rapide, il apparaît urgent de définir le corps électoral et le principe de citoyenneté. En l’occurrence, l’évolution du statut de la Kanaky est intéressant seulement en terme de processus constitutionnel. La constitution d’un corps électoral  relève d’un code de la nationalité. Il pose de surcroît dans le cadre de la Corse et au-delà du contrôle des flux migratoires, le problème des corses de la diaspora.  L’accession de ces derniers au droit de vote se ferait dans le cadre d’un collège distinct et à titre consultatif.

 

-         3. Législation, institutions, administration et fiscalité

La simplification administrative est une nécessité, non seulement pour combattre les effets du clanisme, mais aussi pour dynamiser la vie politique et lui donner une efficacité. Si la situation actuelle est un désastre, il faut faire un bilan exact, pour savoir ce que l’on peut conserver ou non. La suppression des conseils généraux paraît impérieuse, de même que la fusion d’un grand nombre de communes, mais il faut que toutes les régions bénéficient d’une représentation. La création de « bassin de vie », entité cohérente pourrait être une solution compte tenu de la faiblesse démographique actuelle.

Outre cette volonté unanime de limiter les structures, une autre tendance forte se dégage : Celle de mettre un terme à l’enchevêtrement et superposition des administrations. Rendre d’une façon ou d’une autre le fonctionnement des Offices plus efficaces et plus transparents, supprimer les organismes semi-occultes et les administrations « Canada dry », modifier le mode de désignation des membres du CES, et les modes de recrutements. A terme supprimer les pouvoirs du Préfet.

Sur le plan fiscal : La Corse seule doit être à même de définir et voter son mode de fiscalité, dans un objectif de la  rendre attractive aux investisseurs dans une optique de développement ; Contrôler les fonds publics au moyen d’une véritable « cour des comptes » propre à la Corse et qui se donnerait les compétences judiciaires nécessaires à ses poursuites éventuelles.

 

-         4. Relations internationales avec l’union européenne et les états méditerranéens

Il s’agit pour la Corse principalement dans le cadre européen, et Méditerranéen d’une part de rétablir ses connexions naturelles avec les régions voisines, et d’autre part de disposer d’une représentation distincte et permanente auprès des instances européennes. Car il s’agit aussi d’un enjeu revendicatif contre l’état, dans le cadre d’un litige avec la France, faire appel à des instances extra-étatiques, établir des relations hors hexagone et combattre la politique des transports aux mains de l’état ; Empêcher l’état de confisquer les compétences européennes de la Corse ; Arriver en fin de compte à avoir les prérogatives d’échanges internationaux d’un état souverain.

-         5. Les nouveaux rapports avec l’état et le processus par étapes.

Rien ne s’obtiendra sans la lutte. Les points revendiqués portent par essence atteinte au dogme de l’état, aussi le débat s’établit-il sur un double niveau : Celui de la revendication à long terme, celui de la situation de discussion dans laquelle se trouvent impliqués les représentants du mouvement national.


 

 

         .3. Les contraintes de la conjoncture :

 

Le caractère inopiné d’une situation nouvelle où l’état demande aux élus de la Corse de proposer une sorte de plan de règlement, requiert une position tactique cohérente.

Tout en affirmant le caractère incontournable des 15 points de la revendication, les participants se sont accordés à reconnaître la nécessité d’une véritable cohésion autour des négociateurs du mouvement national.

D’une façon générale, l’argument majoritaire consiste à dire  qu’i l faut en obtenir un maximum. La 1er difficulté réside néanmoins dans une position éventuellement hostile des autres membres de l’Assemblée à une avancée qui serait à leurs yeux un pas vers la souveraineté ; C’est le cas de la notion de peuple corse. La 2ème difficulté réside dans les contradictions internes des structures étatiques françaises (Président/1er ministre) et au sein de leurs propres formations parlementaires.

D’où un possible repli sur une position médiane : celle de la reconnaissance de la citoyenneté corse qui définirait le corps électoral, tout en concédant à l’assemblée de Corse des compétences beaucoup plus larges. Cette solution exclut de fait une garantie constitutionnelle.

Nos représentants porteront nos propositions en l’état : Reconnaissance du peuple corse entérinée par un article constitutionnel (79) ; Citoyenneté corse et son corps électoral avec les conséquences juridiques que cela implique ; reconnaissance d’un pouvoir législatif et fiscal.

Si le gouvernement n’a peut être pas intérêt à négocier « a minima », on ne peut cependant considérer ces points comme acquis. Dans le cas contraire la non-reconnaissance constitutionnelle du peuple corse, ne  priverait pas la Corse de compétences plus importantes en ce qui concerne l’économie, la culture, et le domaine social. Il serait possible d’obtenir la plus grande latitude en matière d’enseignement obligatoire de la langue, de maîtrise de l’environnement, de l’aide sociale. Ayons conscience aussi que ces compétences entrent du fait de la construction européenne dans le cadre de dévolution des états au profit des régions. Enfin et toujours dans ce cadre, les élus du mouvement national demanderaient à Bruxelles le développement d’une para diplomatie intra européenne en faveur de la Corse (ce que pratique déjà le Conseil Nordique). En résumé nous aurions là non pas un statut minimum mais « un statut différent dans sa nature ».

Il apparaît évident que cet ensemble de propositions ne constituerait qu’une avancée vers la réalisation des 15 points.

« UNITA n’ayant pas l’intention de poser de préalable »à cette avancée a confirmé son soutien à la démarche des élus de Corsica Nazione engagés dans les discussions à l’Assemblée.


 

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Séminaire  d’Unità du 16.01.2000 atelier « institution »

Contribution et observations de J. Faggianelli

 

La réunion des 2 ateliers « institutions » et « processus par étapes » en un seul a quelque peu simplifié la réflexion sur les 15 points en entraînant inévitablement  le débat vers ce qui représente la préoccupation majeure du moment : la négociation éventuelle avec Matignon.

 

1° : Les difficultés immédiates :

Les élus de Corsica Nazione se retrouvent investis d’une mission inattendue, faire entendre la voix de la Nation à 43 de leurs collègues assez peu convaincus de l’existence de la Nation en question. Il se pourrait alors et de façon bien prématurée, que le Mouvement National découvre qu’il représente peu de chose en termes de poids politique, et qu’après 30 ans de lutte, les 20% de suffrages obtenus en mars 1999 ne soit en fin de compte qu’une amère victoire.

 

                2° : De la stratégie de l’état et de la tactique de Jospin :

On l’a dit et redit, l’état est le véritable maître du jeu en matière de souveraineté territoriale. Il faudrait être bien naïf pour supposer qu’une initiative en ce domaine, fût-elle même élaborée par le 1er Ministre, puisse être prise sans consulter le sommet de l’état.

A ce jour, rien n’indique que le Président de la république, garant de l’intégrité du territoire français et responsable d’une stratégie séculaire, puisse contribuer à la réussite d’une opération tactique de Jospin, dans laquelle les Corses ne l’ont même pas consulté.

Le jeu des factions et des lobbies composant le paysage politique français, et dont les effets se font sentir jusqu’à l’Assemblée de Corse, nous incline forcément à un certain scepticisme.

Comment imaginer dès lors qu’un gouvernement de cohabitation puisse octroyer aux corses, un statut que seul le vote d’un article constitutionnel pourrait assurer dans la durée.

 

                3° : Nos raisons d’espérer :

L’impossibilité apparente de la Corse à nouer le dialogue, aussi bien avec les corps constitués de l’état que le gouvernement et les formations politiques françaises, témoigne d’une singularité que la France ne peut reconnaître.

Face à ces incertitudes, seule demeure notre conscience politique. L’échec momentané de la revendication Kanak, dans une aire géostratégique pourtant peu favorable à la France, ne doit pas nous empêcher d’observer que le monde change rapidement. D’ores et déjà, le problème français de la Corse est devenu une affaire internationale. C’est dans le cadre d’un règlement international que la force de notre conviction forcera la décision.

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SEMINAIRE D’UNITA DU 16.01.2000 ATELIER « INSTITUTIONS »

Additif de C.Robertson

 

Remarques à propos du constat :

-          un des caractères aggravants de la situation en Corse est le fait que les 25 dernières années aient vu s’effectuer un transfert de populations du monde rural au monde urbain maritime, sans les activités correspondantes à la région d’origine.

-          L’état est pleinement conscient des dysfonctionnements de ses services et dont des régions comme la Corse subissent les conséquences graves. Cet état de fait est dénoncé par les autorités européennes qui ne peuvent tolérer le poids financier d’une administration qui subventionne des déficits chroniques.

 

Remarques à propos du court terme :

-          Ne pas accepter de signature de contrat de plan/DOCUP etc. engageant la Corse pour de nombreuses années sans tenir compte d’une évolution des compétences et des institutions.

-          Refuser toute transaction déterminant l’économie de la Corse dans les années à venir, touchant l’eau, l’énergie, les transports, la communication, les médias.

-          Initier des articulations « mare e monte » au niveau socio-économique.

-          Transfert des administrations de l’état vers les offices : chaque administration appliquera la décision du pouvoir territorial.


 

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PROPOSITION DE RECOMPOSITION DE LA STRATEGIE NATIONALE

Il faut reconnaître que l’ennemi a gagné la guerre psychologique, tant du point de vue politique, que du point de vue  politico-militaire. Continuer dans la voie suivie depuis 1976 est donc suicidaire. C’est faire le jeu de l’ennemi. Quand la bataille est perdue, il faut l’admettre, en tirer les conséquences, se replier, et préparer la contre offensive future.

I.                   Bilan des erreurs :

A. Ce qu’il ne faut plus faire sur le plan de la communication politique :

1.     Les communiqués pour tout et n’importe quoi, les conférences de presse qui ne mènent à rien et qui ne sont plus lues que par nous-mêmes ; Les contacts personnels « privilégiés » avec les correspondants et envoyés spéciaux des services de propagande parisiens qui font ami-ami ici, et nous assassinent sitôt chez eux.

2.     Tomber dans le travers du discours et de la terminologie instillée par l’ennemi : « violence », « perpétré » « commettre », « justice », « droit », « administration », « état français », « syndicats », « clandestins » « partis », « impôts » etc. Notre lutte est : « résistance » ; l’appareil français : les « autorités d’occupation » ; les serviteurs de cet appareil : des « collabos » ; la presse des « services de propagande » ou des « attachés de presse » du pouvoir ; les militaires « l’armée de libération » ; l’impôt français est un « racket » etc.

3.     Essayer de répondre aux questions posées est une idiotie ! Elles sont conçues pour nous piéger quelle que soit la réponse ; il faut faire comme l’ennemi, ne pas répondre, répondre à côté, répondre par une autre interrogation, ou utiliser l’humour (Ex : de questions : Mais enfin, que voulez-vous de la France ? Réponse : rien, qu’elle s’en aille ! Ou bien : Que feriez-vous sans la France ? réponse : Mieux qu’avec elle ! Ne craignez-vous pas le pire ? Comment cela pourrait- il  être pire ! etc.)

4.     Ne plus se contenter de techniques  d’un autre âge (tracts, feuilles de choux pompeusement baptisés : « journal » ; Soirées « culturelles », « manifs » et meetings….) Cela existait déjà sous Karl Marx, on a quand même fait mieux depuis !

5.     Les médias non français doivent être prioritairement sollicités et privilégiés, et la presse, parisienne ou locale, doit faire l’objet d’un refus systématique de commentaire (sauf les rares cas où cela s’avérerait utile). Donc l’internationalisation doit être la seule option en terme de communication journalistique.

6.     Quand nous choisissons une stratégie, il ne faut pas en changer au bout de 3 mois, face à une campagne hostile orchestrée par l’ennemi. Il faut s’y tenir ! Il n’y a que le long terme qui paie (songer que s’ils se donnent le mal de lancer la grosse artillerie, c’est que nous avons touché là où ça les gêne).

B. Ce qu’il ne faut plus faire en terme de choix des interlocuteurs :

Paris est l’ennemi, et notre anéantissement total est son seul but ! En conséquence :

1.     Les conciliabules secrets avec de pseudo envoyés (car ils existeront toujours malgré les dénégations officielles), et les promesses de couloirs, doivent être proscrits.

2.     Les discours polis devant les ministres, comme si nous avions à faire à des interlocuteurs raisonnables à séduire, ne sont pas de mise ; Au contraire il faut les « agresser », les pousser à la faute. Ils ne peuvent nous faire pire que ce qu’ils font déjà, et ce qu’ils ne nous ont pas encore fait ne résulte que d’une question de timing électoral, ou de façade « droitdelhommiste » vis à vis de ses partenaires internationaux.

3.     En appeler à « l’Etat » pour résoudre les problèmes est un contresens et un aveu d’immaturité. C’est ce qu’il faut éviter par-dessus tout. Au contraire notre position doit être, « nous n’attendons rien de la France, nous ne lui demandons rien, sinon une seule chose qu’elle s’en aille ».

4.      Les approches de compromis ne servent à rien, avons nous oublié « même 200000 corses autonomistes ne changeront pas la Constitution » c’est la seule fois où un représentant de Paris nous a dit la vérité ; à la limite la technique de surenchère du marchand de tapis est plus payante. C’est cette démarche qu’il faut adopter dans le cadre des « négociations sur l’autonomie », qu’il faut en outre présenter comme une étape et seulement une étape.

5.     Ne plus choisir et se contenter d’interlocuteurs en France ; Au contraire il faut privilégier les organisations internationales, européennes (ce devrait être la mission essentielle du responsable de la commission pour les relations avec l’Europe) ou non gouvernementales (Ligue Internationale des droits de l’homme, Comité d’Helsinki etc.). Donc l’internationalisation doit être l’option principale en terme de partenaires non corses.

6.     Ne plus ostraciser les clans en les laissant seuls face à l’ennemi (sans rien oublier de ce qu’ils ont fait et sans angélisme), mais accepter de leur parler, les laisser rêver d’un énième statut, mais leur suggérer ce qu’ils auraient à gagner en se détachant de Paris, les arguments ne manquent pourtant pas ! Le racisme anti corse de l’occupant nous y aide. L’idée générale n’étant pas que nous attendions quelque chose d’eux, mais au contraire de les responsabiliser aux yeux de notre peuple en les privant de la trompeuse position « c’est la faute à Paris » ; Si au passage nous pouvons enfoncer un coin, tant mieux, la paranoïa parisienne fera le reste.

ii.La stratégie de reconstruction :

La discrétion et le concret  doivent remplacer le montaseguisme. Il faut pour cela :

A.     Se donner comme priorité la mise en place de l’Assemblée Nationale Provisoire : Aucun moyen ne doit être négligé : rencontres bilatérales, réunions en comités, constitutions de nouveau comités, et toute forme d’organisation non rigide, non formaliste mais Paolienne, c’est à dire pragmatique en faisant avec ce qui existe déjà sur place. Le tout en se gardant de toute médiatisation intempestive, du moins dans la première phase, celle de sensibilisation.

B.      Admettre que cette stratégie prendra 2 ou 3 ans, qu’il s’agit d’une traversée du désert où le « vedettariat » et le « médiatique » n’a pas sa place. Il faut retourner à la base, sur le terrain, et maintenir le cap, envers et contre tout, plus les attaques ou le dénigrement seront féroces et plus cela signifiera qu’il gène l’ennemi.

C.     Cela nécessite la préparation d’un argumentaire, pas au sens d’un « programme commun » qui ne convaincrait plus personne, mais par l’adoption d’un vocabulaire  précis, d’exemples précis, argumentés et adapté à l’interlocuteur, et surtout ne pas contredire les propositions existantes. Pour convaincre, il faut croire soit même à ce que l’on dit..

D.     Constituer des groupes de réflexion « quasi-clandestin », embryon d’un futur « cabinet fantôme », à partir de personnes ressources.  Il faut s’inspirer pour cela de la franc-maçonnerie (les simagrées en moins).

E.     Dans le cadre de l’internationalisation, il faut recourir à Internet pour faire connaître tout ce que nous savons, tout ce qui se fait, toutes les rumeurs, et une permanence pour répondre aux courriers en e-mail. En somme, briser le blocus, contrer la désinformation, refaire un Disinganu mais avec les moyens d’aujourd’hui.

F.     Dans la même idée créer un journal en ligne. Pas un journal pour nous faire plaisir, à usage interne, mais un journal conçu pour informer les autres, car du fait de la France, ils ne savent en réalité rien ou leur vision est totalement déformée.  Pour cela il est nécessaire d’y privilégier l’humour, la dérision, la caricature.

G.     L’idée générale doit être la démolition de l’image que se donne la France. Par le biais d’Internet, il faut  démontrer qu’elle est raciste, arrogante, sectaire, doctrinaire, refermée sur elle-même, nostalgique de son passé colonial et de son ancienne primauté militaire (Louis XIV, Napoléon), non humaniste (mais seulement « humaniste-miroir », c’est à dire « n’est humain que ce qui me ressemble ») ; Qu’elle est l’ancêtre des totalitarismes modernes, un dinosaure. Il s’agit de se doter d’un argumentaire philosophique et juridique en ce sens. Nous ne sommes pas seuls, le « National-Républicanisme » ou « facho bonapartisme » est très mal vu en Europe, et en contradiction avec son processus de construction.

H.    Dans le même esprit, user systématiquement de toutes les procédures juridiques (tribunaux administratifs ou justice pénale), pour diffamation, abus de pouvoir, détournement de la loi, discrimination ou incitation à la haine raciale, grâce à un pool d’avocats. Le but n’est pas d’en attendre une justice, mais d’utiliser la contradiction avec son discours « etatdedroitiste », et diffuser par ce biais les crimes de la France, par Internet. Le but de l’utilisation des voix de droit « français », est de les épuiser toutes afin de parvenir au recours systématique devant les Cours européennes de Strasbourg ou Luxembourg (en effet, nous ne pouvons recourir devant les instances européennes qu’après avoir épuisé les voix de droit « internes ».

I.       Cela signifie également un recrutement dans les milieux de l’informatique (cessons d’être complexés, les informaticiens du Centre de Bastelica sont de très haut niveau), et dans celui des linguistes de Corti, car si nous voulons atteindre l’international, il faut tout traduire (l’Anglais représente 90% du Net, toutes les autres langues se partagent le reste, et le français est chaque jour un peu plus largué sur ce terrain), idem au niveau de l’action en direction des instances européennes.

J.      Continuer à soutenir les prisonniers et demander leur libération, mais en prévoyant une 2ème ligne d’argumentation : leur rassemblement sur le territoire corse à des fins humanitaires (stratégie basque). Les partis traditionnels auraient du mal à s’opposer à une telle demande, du fait  des familles. Elle est également beaucoup plus susceptible de provoquer une mobilisation plus large que notre cercle, c’est ce qui s’est passé en Euskadi.

K.     Il est vital de s’ouvrir aux français, aux italiens, aux portugais, aux sardes, aux arabes de la 2ème ou 3ème génération qui vivent au milieu de nous. Même si cela ne nous plait pas, le réalisme nous y oblige ! Le refuser, c’est faire le jeu de l’ennemi. C’est sa meilleure arme : A court terme par l’accusation de racisme ; A long terme par submersion démographique. Il nous faut donc là aussi adapter notre discours, à leur égard, et à l’égard de notre « électorat » plus traditionnel.

L.      Réfléchir à d’autres modes d’action du type résistance passive : boycott des produits de l’ennemi et action contre les camions pleins de produits « concurrents » (Ex. Syndicats agricoles français), grève de l’impôt-racket perçus par ses percepteurs-collabos etc. Il faut également toujours coupler ces actions avec la diffusion sur Internet ; Même si la « non-violence » ne débouche sur rien face à des régimes à fonctionnement doctrinaire, elle permettra au moins de démontrer que la France ne laisse pas d’autre alternative que la résistance armée, et démontrera l’hypocrisie des « démocrates corses ».

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CONTRIBUTION ET OBSERVATIONS SUR LE DEBAT SUR LE PROJET DE NOUVEAU STATUT

A.     L’article 79 de la Constitution, cadre indispensable

Un cadre juridique n’est pas simplement une question de forme ou de principe, c’est un cheminement logique qui induit les textes subséquents.

C’est ce cadre qui permet le reste, sinon, si nous nous limitons à un cadre législatif, fut-il avec la solennité d’une loi organique, nous nous mettons en contradiction avec d’autres articles de la Constitution, surtout les articles 1,2 et 72.

C’est ce cadre qui nous garantit une certaine pérennité des acquis, car il ne suffit pas d’un amendement en catimini pour revenir sur ces points (rappelons-nous De Courson).

Si l’article  n’est pas spécifique, nous nous retrouverons dans le même piège que celui de l’article 72 de la Constitution, qui ne prévoit que le « droit commun » des collectivités locales de la république. Ce fut le cas de l’article 1er du statut de 91 rédigé de telle manière qu’on ne pouvait que le considérer que comme anticonstitutionnel ; En effet on ne peut à la fois déroger au droit, et viser en même temps le droit commun. Cette contradiction « voulue » ne pouvait qu’entraîner :

-         un avis défavorable du Conseil d’Etat

-         une décision défavorable du Conseil Constitutionnel

-         sans compter les charcutages des 2 assemblées dans le cadre de leurs « navettes ».

Nous n’avons aucune illusion à nous faire ; Ni le peuple ou la citoyenneté corse ; Ni la coofficialité et l’obligation de la langue ne peuvent être aborder en dehors d’une modification constitutionnelle. Idem pour les transferts de compétences situées dans le domaine de la Loi (pouvoir législatif et fiscal), ils se heurtent aux articles 31, 37 et 47 de la Constitution.

 Donc un article spécifique est nécessaire, même s’il n’est pas suffisant :

-         Nécessaire car c’est seulement par ce biais que le reste peut être approuvé,

-         Mais pas suffisant car le cadre, s’il permet un « contenu » ne nous dit pas ce qu’il sera (cf. les 15 points).

Mais paradoxalement le contenu compte moins que le contenant car seul le contenant, le cadre adéquat, permet ce contenu et est seul apte à ouvrir des perspectives futures.

Nos ennemis « nationaux républicains » français ou collabos, ont raison. Reconnaître ces points, c’est admettre une Nation Corse, c’est lui donner une dimension internationale. C’est ce qu’il nous faut obtenir prioritairement, et c’est précisément ce que la France refuse par-dessus tout.

 Ainsi tous les discours selon lequel nous aurions des avancées significatives sans toucher à la Constitution sont soit mensongers, soit ignorants, soit naïfs. Ils nous engagent dans une impasse où l’état fera mine de nous octroyer des concessions là où en réalité, c’est lui qui veut se débarrasser de compétences coûteuses, ou d’un découpage territorial devenu sans objet (diviser pour régner) mais générateur pour lui d’inefficacité et de surcoût de fonctionnement.

Ex : Le transfert des routes nationales à la collectivité de Corse en 1991 n’était pas motivé par un désir d’augmenter les compétences de la Corse, mais de permettre par ce biais l’obtention de financements européens (impossible autrement en vertu du principe de subsidiarité) et ainsi réaliser des économies en matière d’équipement.

Aussi faut-il également veiller, faute d’un pouvoir fiscal autonome, que les moyens soient transférés en même temps que les compétences.

Autre exemple : les 2 derniers rapports parlementaires sur l’action de l’état en Corse le répètent à l’envi, 2 départements c’est absurde, l’état n’est pas efficace et cela lui coûte trop cher ! Aussi si nous pouvons être sûrs d’une avancée, c’est bien la suppression des départements, mais pas pour ce que nous croyons.

N’oublions aussi qu’en 1981 l’état nous a présenté la suppression de la Cour de Sûreté de l’état comme une concession faites à la Corse ; Alors qu’il s’agissait d’une vieille revendication de la gauche, un problème purement interne à la France, notamment vis à vis de son image « droitdel’hommiste ».

Par contre cela a permis de supprimer le statut patiemment obtenu de détenu politique. Il nous faut donc envisager des pièges de ce genre.

B.     La procédure de négociation, ou avec QUI parlons-nous ? Avec QUI faut-il parler ?

.1 Le neoclan

A priori Jospin n’a rien promis, et nous avons tendance à prendre nos désirs pour des réalités ; méfions-nous donc des manipulations du néoclan qui voudrait nous mener là où nous ne voudrions pas aller, pour nous y piéger durablement. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas dialoguer, collaborer avec J.Rossi puisque c’est bien de lui qu’il est question, mais il ne faut pas confondre « travailler ensemble » et « travailler pour lui ».

Le piège durable, ce serait d’accepter de renoncer au volet constitutionnel, nous aurions alors crée une pseudo autonomie qui a des chances de convaincre durablement notre peuple, c’est un risque ; Mais pire encore serait d’accepter l’idée référendaire ! Pourquoi ?

La « légitimité française en Corse ne repose que sur une agression militaire qu’aucun acte de droit international n’a légitimé, c’est atout minime mais qu’il ne faut pas gaspiller. La France en effet ne peut se prévaloir d’aucun plébiscite en sa faveur ; Accepter un référendum, c’est enfin leur offrir ce qui leur manque.

          .2 Le gouvernement :

Même si Jospin a réellement l’intention de s’engager dans notre sens, il ne représente que le gouvernement, sans compter que même à ce niveau, on ne peut guère parler de monolithisme. Rien donc ne nous permet de croire qu’il dispose de la majorité suffisante pour faire passer de telles revendications (à moins qu’il ne s’agisse d’une offre de gascon, c’est à dire une promesse que l’on sait de toute façon ne pas avoir à tenir, car on pourra dire que c’est la faute à l’opposition etc. .).

Aussi nous diton que Chirac appuierait Jospin sur ce point, ou que le groupe démocratie libérale serait disposé à appuyer cela ! Quelles certitudes en avons-nous ? La promesse de J.R ! nous avons vu pendant l’épisode « decourson-charasse » le peu de poids qu' peuvent avoir les élus corses à l’assemblée nationale française.

Donc si l’on n’a pas des contacts avec l’autre pan de la société politique française qu’est la droite, la question corse redeviendra un enjeu intra français droite/gauche, et l’on retombera dans le scénario de 1991 : charcutage et saisine du Conseil Constitutionnel.

          .3 Le Président :

En matière constitutionnelle, le gouvernement n’est rien, seul le Président a le pouvoir : Pas de révision, pas de convocation, pas de referendum, pas de législation par ordonnance (art 38), pas de loi organique…Sans la volonté du Président qui a seul pouvoir en la matière. Soit qu’il refuse ex : une convocation ; Soit qu’il ne ratifie pas ex : ordonnances.

Nous avons un exemple récent avec le refus de convoquer le Congrès sur la reforme du CSM, qui incidemment bloque également les statuts de la Kanaky et de la Polynésie (art 77 et 78 C).

Au fur à mesure que nous approcherons des échéances électorales présidentielles, les blocages de ce genre ont toutes les chances de devenir de plus en plus fréquents.

Donc comme exposé précédemment, nous ne pouvons espérer avancer en terrain sûr qu’en dialoguant « publiquement » également avec le chef de l’état ou ses représentants, dans les mêmes circonstances que « Matignon ». Aussi longtemps que nous serons dans un scénario de « cohabitation » ce fait est incontournable.

 C.     LE CONTENU

 C’est l’objet même de la discussion des ateliers, des 15 points etc.. Il n’y a donc pas à y revenir sinon pour rappeler que ce n’est pas vraiment le plus important. C’est important, vital même pour l’avenir, mais c’est inutile si l’on n’a pas éclairé les étapes précédentes. Ce ne serait au mieux que des plans sur la comète.

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CONTRIBUTION AU PROJET DE PROGRAMME ECONOMIQUE POUR UNE CORSE INDEPENDANTE

1.       Des principes imposés par la géopolitique :

 

A. LA REGLE EST A LA LIBERATION DES INITIATIVES

La mise en place d'une économie corse compétitive, et à même de faire vivre son peuple, en lui garantissant des prestations publiques et sociales conforme au mode de vie des nations développées, passe par un choix clair de libre commerce et de libre entreprise, seul à même de redonner un espace à la créativité de notre peuple nié et avili, tout en lui garantissant une paix relative dans un monde où seule cette idéologie domine.

Ainsi le recours partiel, ponctuel, à des pratiques interventionnistes, dans la phase de reconstruction de notre Nation, ne devrait être qu’à caractère transitoire :

a. En vue de doter la Corse d'un secteur économique, dont l'occupant l'a privé par fraude  ou dumping sous couvert de "solidarité nationale" ; Ex: le transport maritime, les industries de transformation, conditionnements et conservation de ses productions primaires :

b. En vue de réorienter ses circuits d'échanges vers une plus grande diversité de ses marchés et de ses sources d'approvisionnement ; Ex: la grande distribution, les tour-operators ;

c. En vue de redonner des parts de marché interne suffisantes à ses propres produits pour leur offrir  la possibilité d'abaisser leurs coûts de production, et de parvenir à une taille suffisante afin de leur permettre un « décollage » et d'affronter une concurrence loyale (c’est à dire libérée des circuits exclusivement français subventionnés) ; Ex: eaux minérales, autres boissons alcoolisées ou non, produits alimentaires pas seulement identitaires ;

d. En vue de structurer un réseau de distribution des produits biologiques et identitaires, à vocation intérieure et extérieure, car ce sont là les seuls véritables créneaux exportateurs à court terme.

 

B. A TOUTE REGLE, DES EXCEPTIONS :

L'Etat fédéral corse n'a donc pas vocation, sans en exclure le principe, à constituer un secteur public ou mixte, mais seulement à recréer ce qui a été détruit et que l’initiative spontanée de notre peuple n'est pas à même de reconstituer  spontanément. Si l'initiative privée suffit, l'Etat doit se contenter d'accompagner le processus par toutes mesures légales ou fiscales nécessaires, mais surtout s'interdire d'entraver l'initiative.

Sinon, dès lors que l'Etat Corse a constaté la carence ou l'insuffisance du secteur privé, il a l'obligation d'intervenir pour doter la Nation des moyens de son développement ; Mais avec l'objectif à terme d'arriver à une privatisation, qui privilégiera d'abord l'actionnariat corse, dès lors que les contribuables corses ont participé à cette mise en place, quand ledit secteur aura été amené en situation d'affronter la concurrence du marché international.

Ainsi par exception au  principe, certains secteurs tels que l’éducation, la santé par nature, et le secteur des transports maritimes et aériens, dès lors qu’il est vital pour toute Nation insulaire, devraient éventuellement faire l'objet d'une prise de contrôle de l’Etat Corse ou d’une privatisation partielle réservant à l'Etat Corse une minorité de blocage. Ce nécessaire contrôle d'une partie du secteur ne fait pas obstacle, bien au contraire, à la libre concurrence ; Il tend à éviter les situations monopolistiques, faussement « privatives »..

 

2.Une réorientation résultant de notre situation géographique :

Sur le plan des orientations stratégiques, la  position géographique de la Corse lui dicte l'orientation de ses échanges et la localisation des partenaires et des marchés qu'elle doit rechercher.

A la situation que l'occupant lui impose, terminus colonial de l'axe Paris-Lyon-Marseille, la Corse doit privilégier un développement en "croix" dont elle serait le centre :

- à l'Ouest, Barcelona et au-delà toute la péninsule ibérique ;

- à l'Est, Livorno et Roma et la péninsule italienne ;

- au Sud, la Sardaigne et au-delà l'Afrique du Nord ;

- au Nord  enfin et surtout, avec le triangle Genova-Torino-Milano, et au-delà la Suisse, l'Allemagne et toute    l'Europe du Nord et de l'Est.

Comme on le voit, la France ici n'est qu'un appendice sur l'angle nord-ouest, et rien de plus. Cette resituation est une évidence, pourtant l'occupant l'a fait oublier au plus grand nombre, y compris à nombre de nos chefs d'entreprises. L'ayant ainsi repositionné dans son contexte, on s'aperçoit que la Corse n'est pas un rocher au bout du monde, mais au contraire un point central, que l'occupant a transformé en vide, à l'immédiate proximité des grands axes d'échanges européens : "L'Arc Méditerranéen" articulation Est-Ouest de l'Europe, dont la Corse est la corde ;

 et la "Banane Lotharingienne", articulation Nord-Sud de l'Europe, dont la Corse se trouve être dans le prolongement de sa pointe extrême méridionale.

Notre stratégie en termes d'interlocuteurs immédiats (sans en exclure d'autres) se situe d'évidence dans ces axes. Notre politique ne peut être que l'agrégation à ces derniers en les attirant vers nous. Cela passe par une maîtrise de nos moyens d'échanges : transports, mais également secteur bancaire, grande distribution, prestations de services liées aux tour-opérateurs. Cela passe également par un choix clair et durable d'incitation fiscale, seul à même de rassurer et d'inciter à la curiosité ces partenaires, ces flux financiers, pour qu'ils s'intéressent à nous, et que nous nous intégrions à leurs circuits. Ainsi, que cela plaise ou non, notre position et notre taille, nous dictent nos choix fondamentaux.

 

3. Faire de la petitesse un grand atout :

La Corse n'est pas une grande puissance, pas même une puissance très moyenne, type France ; Elle n'est pas non plus un "petit" Etat, type Irlande, Belgique ou Danemark. La Corse est un micro-Etat, tel qu'il en existe déjà 9 en Europe, et 43 dans le monde, et plus encore si l'on comptabilise les territoires quasi indépendants, de taille proche et le plus souvent inférieure ou de population équivalente à la Corse.

Nous ne sommes donc pas les premiers, et nous ne serons pas les derniers sur ce chemin. Nos "modèles", si tant est que quelque état que ce soit puisse être un modèle, se trouvent vers Gibraltar, Man, Jersey et Guernesey, Liechtenstein, Luxembourg etc. En conséquence la Corse doit privilégier deux processus de développement :

 

A. Privilégier ses potentialités internes :

La Corse doit développer les secteurs où elle dispose d'un véritable avantage et tourner le dos aux folies des grandeurs à la française ; il faut faire preuve d’humilité ! Axons-nous sur nos besoins immédiats d’abord, avant de rêver du grand large et « d’exportation » :

a. En développant son secteur agro-sylvo-pastoral, dans la double optique de l'autosuffisance et des produits identitaires et biologiques ;

b. En misant sur son potentiel touristique ;

c. En créant un secteur industriel du recyclage et du traitement des pollutions ;

d. En redéployant sa production énergétique en fonction de ses ressources propres

e. En recréant un secteur secondaire, étroitement lié et comme un prolongement des quatre précédents, afin d'augmenter la valeur ajoutée de ses produits, et non comme rêves insensés d'industrialisation massive.

f.A côté de ces 5 orientations minimales indispensables, il y a également la place pour le développement de quelques secteurs de pointes ou innovants. D'une manière générale en effet, les choix stratégiques ne doivent pas nous interdire de manière doctrinaire le défrichage d'autres pistes. La liberté d'entreprendre doit être la règle, et le soutien de celui qui ose sortir des sentiers battus, une philosophie.

 

Ce qui est par contre illusoire, voire complètement délirant, c'est d'imaginer des schémas d'industrialisation massive où l'activité se mesure à la tonne d'acier, et au nombre de tracteurs ou de chars d'assaut, partir à la conquête des grands marchés et des gros contrats ! (Une industrie lourde ? Financée par qui ? Pour faire travailler qui ? Et pour vendre à qui ?).  Ce rappel est nécessaire car malgré l'absurdité d'un tel scénario, il y en a encore, même en Corse, pour penser ainsi, et comme c'est complètement irréaliste et anachronique, ils se servent de leur propre incohérence pour décréter l'impossibilité de l'indépendance. Sur ce point au moins ils ont raison : la Corse indépendante n'est pas viable dans un tel scénario, c'est bien pour cela qu'il nous faut affirmer clairement que ce n'est pas cela que nous voulons.

 

B. Se créer des atouts en se libérant des tabous inculqués par l'occupant :

La Corse enfin souveraine, c'est à dire indépendante, doit créer de toute pièce un secteur financier, en transformant en atout ce qui lui a toujours été mensongèrement enseigné comme étant sa tare congénitale : son insularité et sa "petite" taille. Transformer  le "handicap" en atout, c'est privilégier des choix fiscaux et légaux incitatifs. Les jaloux, c'est à dire les Etats trop gros pour y avoir franchement recours eux-mêmes, appellent ça les "paradis fiscaux", ce qui n'empêche pas leurs "élites", c'est à dire ceux qui nous font la leçon, d'en profiter sans scrupule, c'est ce qui s'appelle  communément "l'évasion fiscale".

Bien plus, ils n’hésitent pas à créer pour leur seul profit, sur leur « territoire » ce qu’ils jugent immoral pour nous ; C’est ainsi que Paris est une place OfShore pour les sièges de multinationales, Saint Martin un paradis pour spéculateurs immobiliers, et Kerguelen un paradis pour armateurs français. Comme le démontre TOPAZE, les belles règles moralisatrices du style "l'argent ne fait pas le bonheur" ou "bien mal acquis ne profite jamais" sont des sentences inventées par les riches pour empêcher les pauvres de regarder dans la bonne direction.

Un autre argument, tout aussi malhonnête, consiste à agiter l'épouvantail de "Tanger !", ou "Cuba !" (Avant Castro évidement). Ils omettent de dire que les situations des territoires qu'ils citent en référence, étaient celles de colonies de fait ou un statut résultant d'un accord international imposé, sans aucun souci ou participation des populations concernées. A l'inverse, vous chercheriez en vain dans les rues de Luxembourg, Vaduz, Saint-Hélier ou Georgetown, cette vision de Sodome et Gomorrhe qui, voudrait-t-on nous faire croire, s'attacherait à ce type d'Etat.

 

Paradis fiscal, qu’est ce que cela signifie ?

a. C'est simplement dire que mieux vaut percevoir 1 ou 2 % d'impôt sur les bénéfices de milliers d'entreprises "domiciliées" en Corse, que de ruiner par des prélèvements aberrants les 5 à 600 entreprises qui survivent de plus en plus mal en Corse. Ce qui n'a rien à voir avec le statut des salariés de ces mêmes entreprises, c'est même le contraire car c’est en découplant « imposition de l’entreprise » et « conditions sociales » que l’on protège le mieux ces dernières. Au demeurant, quand certaines entreprises françaises, publiques ou privées (SNCM par exemple), font leurs profits sur le dos de la Corse, mais règlent leurs impôts à leur siège social (Paris ou Marseille), l'occupant ne nous applique t-il pas la même astuce, mais à nos dépens.

b. C'est également dire que mieux vaut garantir un secret bancaire chez nous que de voir notre épargne aller enrichir le secteur financier de l'occupant...  ou d'autres paradis fiscaux. Et si d'autres capitaux veulent en profiter et ainsi participer à notre développement, pourquoi pas.
 

c. C'est dire aussi que si des compagnies internationales ou des propriétaires de yacht veulent immatriculer leurs bâtiments ou aéronefs en Corse en contrepartie du versement d'une taxe plus basse que chez eux, pourquoi s'y refuser. La plaisance a été développée, sans notre avis, chez nous mais les retombées en sont marginales, transformons là aussi le mal en bien.

 

d. En fait cette énumération n'est qu'indicative, car à côté de ces exemples très classiques, il existe mille et une manières d'envisager ces dispositifs, et ce sera le travail d'une commission d'experts en droit du commerce international que d'élaborer les scenarii les plus à même d'intéresser, et donc de drainer les flux financiers vers et au profit de notre peuple. Car ce qui compte c'est ce dernier point, l'important ce n'est pas de drainer l'argent pour l'argent, mais l'argent pour quoi faire, et pour bénéficier à qui ? Au  bien être du plus grand nombre pas à quelques-uns uns ou aux intérêts d'un occupant.

 

C. Et d'autres pistes à envisager :

Enfin il existe d'autres orientations, qui n'ont rien à voir, quoi qu'en disent les "agitateurs d'épouvantails", avec la notion de paradis fiscal. C’est même son opposée puisqu’il s’agit dans certains cas, d’activités à forte taxation. Elles peuvent être des sources d'appoints non négligeables pour un petit pays.

a. Les Tabacs et l’alcool :

Cette activité est déjà plus classique en Corse (Job Bastos), il faudrait lui redonner son importance perdue. Il convient ici de s'interroger sur les entraves de l'occupant à la culture du tabac en Corse. Si c'est si malhonnête, pourquoi le fait il chez lui, idem pour les boissons alcoolisées.

b. Les Timbres :

La philatélie est une activité modeste mais qui demeure une rentrée de devises étrangères non négligeable pour tous les petits Etats. Cette activité participe également de "l'exotisme touristique »  et a un effet d'entraînement sur la vente des cartes postales, filière qu'il faut également maîtriser.

c. Les "Niches" légales :

Bien avant les jeux, le Nevada avait développé une activité autour des facilités en matière de mariage et de divorce. Actuellement la Slovénie a élaboré une législation qui permet, moyennant versement de frais d'enregistrement, de changer légalement de Patronyme en toute Liberté. Dans le même ordre d’idée, il appartient de faire preuve d'imagination créatrice, d'y greffer une filière et de l'exploiter au mieux.

d. La location du site de Solenzara :

Le site existe déjà malheureusement, mais aujourd'hui la seule chose que rapporte cette installation, ce sont des nuisances, et des risques de représailles de la part de peuples agressés par la France. A titre d'information la location d'une seule base en Turquie qui permet aux américains d'intervenir sur le théâtre du Kurdistan irakien représente quatre fois le budget de la Collectivité Territoriale de Corse (hors « continuité territoriale » dont on sait que presque tout repart vers la France), un loyer de 3 à 4 milliards est dans le domaine du raisonnable. Puisque la "Défense" de la Corse (ils font semblant d'oublier que la France n'a jamais défendu la Corse, mais s'est par contre abondamment servie des corses pour se défendre elle-même) est un argument anti-indépendantiste, faisons de cette enclave un argument contraire, une source de profit et de protection internationale, au même titre que tous les états de l'Europe de l'Est qui demandent leur adhésion à l'OTAN pour se prémunir du retour de l'ancien occupant.

e. Les Jeux :

Cette activité est le contraire d'une activité détaxée, et donc l'antithèse du paradis fiscal. Elle serait selon certains la fin du monde ; Il me semble bien pourtant que dans leur pays les casinos et les machines à sous ne sont pas si rares que ça. Raisonnons donc en économiste plutôt qu'en Tartuffe idéologue. Si ce secteur garanti à l'Etat fédéral le versement de 45% de ses bénéfices en rentrée fiscale ; si ce secteur nous garantit également que tous les employés seront recrutés sur place, pourquoi l'Etat corse ne garantirait-il pas à son tour le libre exercice de ce type d'activité, dans la limite du respect du droit pénal et des dispositions relatives à la protection de la jeunesse.

 

4. Une reconstruction économique en deux temps et deux secteurs complémentaires

L'analyse des pages précédentes de doit pas induire en erreur. En effet le scénario d'ouverture et de fiscalité incitative ne se conçoit que dans une Corse indépendante sans que l'on ne puisse rien espérer de positif avant. Il faut donc envisager une phase de reconstruction sous occupation, et à même de contribuer à l'accession à l'indépendance.

 

 A. L'économie sociale de marché sous occupation

Ce sera la mission essentielle de la stratégie alternative d'Assemblée Nationale Provisoire, que de mettre en place un processus type "Mondragon"   en l'adaptant  à notre cas, il faut pour cela :

a. Collecter les fonds nécessaires, et seule une assemblée démocratique a ce pouvoir sans que la propagande ennemie puisse objecter l'argument du "racket", et en suivre l'utilisation (cela implique également une stratégie de résistance civile avec refus de payer les impôts à l’ennemi, impôt que nous qualifierions de racket) ; Emettre timbres, passeports et toutes formes d'activité qui permettent la promotion de l'idée d'une Corse Indépendante tout en faisant rentrer des fonds.

b. réorienter l'Université dans une optique (type Ecole Professionnelle Polytechnique) pépinière d'entreprise, coop. ou non, mais solidaires et liées par une structure bancaire commune.

 

c. Ne pas attendre de l'ennemi qu'il sauve notre langue, donc créer le réseau scolaire parallèle nécessaire, et par-là remobiliser les "culturels" et ne pas perdre son temps dans une démarche consistant à lui demander de nous donner les moyens de le chasser..

d.  mobiliser l'épargne à la fois en direction des créations d'entreprise, mais  aussi en gardant comme but l'édification d'une Corse indépendante à terme, argument notamment pour attirer les partenaires investisseurs internationaux, en créant une structure bancaire nationale, domiciliée ailleurs en Europe si la France y fait entrave, car le droit européen nous le permet désormais. (Cette banque ne doit pas être une usine à endettement mais un partenaire type CLP qui étudie, forme et suit les entreprises qu'elle finance).

e. Ne pas se focaliser sur l'idée coopérative à tout prix, et s'il le faut, créer des sociétés (SARL, Société en commandite, joint-venture), ne pas reculer à l'idée d'investisseurs extérieurs, mais au contraire les inclure dans la dynamique générale.

f. Se doter d'un moyen d'expression : agence de presse, sites internet, quotidiens et magazines, radio  ou télé, périphériques ou par le biais d'un satellite étranger.

g. Permettre en définitive ;

                D'une part le sevrage progressif de l'assistanat qui a fait de notre peuple des drogués de l'administration, de la pension, de la prime et de la subvention, faute d'autres alternatives pour sa survie ;

                 Et d'autre part se donner les moyens, en termes financiers et en termes humains, de mettre en œuvre la transition entre une économie dépendante à 90% et orientée presque exclusivement vers l'occupant, et une économie indépendante et redéployée vers le marché international.

 

 B. L’ECONOMIE de transition

Dans la phase de transition, c'est à dire la période d'accession à l'indépendance et les 10 ou 20 années qui suivent, les séquelles de 230 ans de destruction économique et de démotivation du peuple continueront à se faire sentir (il suffit d’observer les pays sortant d’un demi-siècle de communisme pour comprendre). Parallèlement, les choix fiscaux mettront un certain délai avant de se traduire concrètement. Même si on peut espérer un décollage des investissements relativement rapide, il faudra plus de temps pour que la rentrée fiscale nécessaire au maintien de prestation sociale d'un niveau acceptable parvienne à un seuil suffisant.

Le passage à la fiscalité incitative se fera donc par étapes, et il faut avoir le courage de dire que les premières années nécessiteront des décisions difficiles, en termes de redéploiements des personnels et en termes de prélèvements fiscaux, et de prestations sociales.

C'est dans cette période que l'économie sociale de marché prendra tout son sens. Le réseau coopératif sera au centre du dispositif. L'état fédéral devra en outre intervenir fréquemment sur le marché pour créer, le plus souvent ex-nihilo, les activités les plus indispensables dans des secteurs que l’occupant a détruit.

Cette intervention pourra se faire par le biais de nouvelles coopératives, de contrats de concession, joint venture avec des partenaires extérieurs, ouverture de secteur particulier à l'investissement étranger ou au contraire, protections douanières d'autres secteurs, société d'économie mixte, société nationale etc.

 

C. La transition FACE A  l'Europe et la question de la monnaie

Juridiquement, se séparer d'un Etat membre de l'Union Européenne entraîne le retrait de cette même Union. Contrairement à certaines vues simplistes, ne pas faire partie de l'Union ne signifie pas, n'avoir aucun lien ou échange avec l'Europe. La Norvège et la Suisse ont refusé d'entrer dans l'Union, et les micro-Etats (dont nous entendons nous inspirer). Ils se gardent bien de demander leur adhésion. Ils continuent cependant d'effectuer la quasi-totalité de leurs échanges avec cette même Union. En outre, des traités d'association ou des conventions sont toujours possibles.

La question fondamentale est : Voulons nous édifier cette économie telle qu'exposée dans ce document, oui ou non ?Il faut savoir qu'être membre entraîne des contraintes, celles ci ne nous permettront ni d'avoir recours à cette fiscalité incitative, seule à même de nous conduire vers un équilibre budgétaire et monétaire, ni de protéger nos productions dans leur phase de reconstruction et de décollage (cf. théorie de List).

Parallèlement les "subventions de Bruxelles" iront en se réduisant au fur à mesure de l'extension de l'Union vers l'Est.

Quant à d'éventuelles dérogations, elles sont toujours envisageables, car tout est négociable, mais elles seront de courte durée, et soyons réalistes, avant d'avoir reconstruit notre économie, qu'avons à offrir à l'Union en contrepartie de ses « largesses », et ce qu'elle voudrait prendre éventuellement, sommes-nous près à la lui abandonner.

Donc demeurer dans l'Union suppose au préalable la détermination de choix fondamentaux.

Le choix de la monnaie découle également des choix effectués en amont :

a. Soit l'Euro, mais il faut être en mesure de se conformer aux critères de convergences, et dans la phase de transition nous ne le serons pas ;

b.  Soit une monnaie nationale qu'il faudra s'efforcer de coller à l'Euro par un taux de change fixe ;

c. Soit la monnaie d'un autre Etat, éventuellement avec des "motifs imprimés" différents moyennant une convention avec cet état ou entité. Ex: Monaco utilise le Franc français ; Liechtenstein le Franc suisse ; Andorre Franc français et Peseta ; Luxembourg une monnaie commune Belgo-Luxembourgeoise ;Vatican et San Marino la Lire ; Man, Jersey et Guernesey le Pound. Reste alors à se déterminer entre l’Euro et le Dollar. De toute façon, le choix de rester en dehors de l'Union et de l'Euro pendant la phase de transition, ne fait pas obstacle à une adhésion ultérieure, mais bien plus tard, quand nous auront rebâti notre économie. Ce sera aux générations futures de se déterminer.
 

Source photo : Unità Naziunale, Archives du site.
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Complément au programme économique pour l’aménagement du territoire dans la phase de transition antérieure à l’Indépendance

EDIFICATION D’UNE ECONOMIE

ALTERNATIVE ECOLOGIQUE ET IDENTITAIRE

 Dès lors que nous avons choisi de nous situer clairement dans les courants de la concurrence mondiale, il faut nécessairement déterminer une niche économique où la Corse possède un avantage différentiel naturel et culturel… Trois secteurs sont aujourd’hui moteurs : l’information, les loisirs, et l’écologie.

 

En raison du maintien d’une identité culturelle forte et d’éléments historiques déterminants, d’un environnement en grande partie préservée, de son insularité, de son caractère montagnard, de sa quasi-absence d’industrialisation traditionnelle, la Corse rassemble tous les critères pour s’offrir en terrain privilégié de mise en place d’un projet alternatif intégré, à l’échelon d’un territoire bien individualisé, visant à créer  un modèle en vraie grandeur d’application des théories d’économie écologique. Ses arguments sont donc :

 

-   Sa langue et ses traditions culturelles maintenues non sans mal. Dans cette optique la ratification in extenso de la charte européenne des langues minoritaires et son intégration comme texte interne à son statut d’autonomie est primordial.

-  Ses productions identitaires également (certaines maintenues mais d’autres à faire renaître), mais qui nécessitent des aménagements  au regard des réglementations européennes.

-   La richesse de son histoire (qui ne se résume pas à avoir enfanté les Bonaparte) qui fait de la Corse le premier Etat à avoir doté le monde d’une constitution démocratique proclamant la souveraineté du peuple, avec la constitution de Paoli de 1755, et les liens étroits qui relient l’œuvre paoline à la tradition  démocratique mondiale, tout particulièrement la constitution américaine, et les textes immédiatement subséquents. Ces éléments doivent être valorisés d’un point de vue promotionnel, plus que les statuts de Napoléon.

-    La richesse de son milieu écologique, tant terrestre que marin, la beauté de ses sites dont tout le monde s’accorde à souligner le caractère exceptionnel et dont certains sont inscrits au patrimoine mondial par l’UNESCO.

-   Le maintien en l’état de ces mêmes sites rendu possible grâce à l’action constante des défenseurs de l’identité corse, au contraire des agissements d’un Etat colonial uniquement soucieux de profits spéculatifs à court terme.

-   La quasi-absence d’activité polluante, en dehors de celles résultant de l’incurie de l’état colonial (non-respect des règles en matière d’hygiène, de qualité des eaux, de décharges publiques), ou du lobby EDF.

 

Ainsi la Corse pourrait-elle postuler pour être déclarée patrimoine écologique et culturel mondial. L’incurie et la malveillance avérées de l’état français à l’égard de la Corse, alliées à son inadaptation intrinsèque à toute approche différente du modèle standard parisianiste ou jacobin, fait que la Corse ne pe