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Sommaire A Nazione
constitution de la plate-forme Unità
Numaru Spiciale 2000 /
Numéro spécial 2000
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SEMINAIRE
DU 16.01.2000 A CORTI. ATELIER
N°1 : INSTITUTIONS ET PROCESSUS PAR ETAPES,
PROJET DE SYNTHESE
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Séminaire
d’Unità du 16.01.2000 atelier « institution »Contribution
et observations de J. Faggianelli |
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PROPOSITION DE RECOMPOSITION DE LA STRATEGIE NATIONALE
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CONTRIBUTION ET OBSERVATIONS SUR LE
DEBAT SUR LE PROJET DE NOUVEAU STATUT
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CONTRIBUTION AU PROJET DE PROGRAMME
ECONOMIQUE
POUR UNE CORSE INDEPENDANTE |
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Complément au programme économique pour l’aménagement du territoire dans la
phase de transition antérieure à l’Indépendance
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Le Divorce
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DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN
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CORSE ET SOUVERAINETE NATIONALE :
L’INDEPENDANCE
POURQUOI ?
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DOMINIQUE CARLOTTI, victime de la répression Administrative de Bonnet et
consœur |
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La bouteille à
moitié vide ou à moitié pleine...
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NATIONAL REPUBLICANISME OU NATIONAL
SOCIALISME ? TELLE EST LA
QUESTION ! |
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NATIONAL REPUBLICANISME OU NATIONAL
SOCIALISME ? TELLE EST LA
QUESTION ! SUITE ... |
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NATIONAL REPUBLICANISME, NATIONAL SOCIALISME ET TARTUFFERIES EN GROS
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Source photo :
Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :
Unità Naziunale
© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006 |
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Unità : Séminaire du 16 janvier
2000 à Corti. Atelier N°1
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Atelier 1
UNITA
SEMINAIRE DU 16.01.2000 A CORTI. ATELIER N°1 :
INSTITUTIONS
ET PROCESSUS PAR ETAPES
PROJET DE SYNTHESE
Les organisations
d’UNITA ainsi que les personnes conviées à débattre des 15 points
ont constitué un 1er atelier destiné à l’examen de tout
ce qui relevait d’une redéfinition institutionnelle. D’autre part
les participants à l’atelier dit « processus par étapes » se
joignirent à l’atelier n°1 pour des raisons pratiques.
Il faut donc
considérer les travaux de l’atelier « Institutions » selon 2 niveaux
d’analyse :
-1 :
la réflexion et les
propositions à moyen et long terme, appelées à enrichir la démarche
d’UNITA autour des 15 points et à définir sa stratégie ;
-2 :
les contraintes du
court terme imposées par la démarche de Matignon.
Rappelons d’autre
part brièvement le constat d’une situation qui perdure et qui a
amené à la formulation des 15 points par UNITA.
.1 : Un constat
forcement critique :
C’est cet état des
lieux qui aura finalement abouti au consensus des 15 points. Aussi
bien des structures politiques, que du système législatif,
réglementaire et fiscal, l’absence d’une véritable
autorité publique
corse compromet la construction de notre pays. Ce constat est
unanime. Il induit la revendication primordiale, celle de la
reconnaissance des corses en tant que corps politique
institutionnalisé. C’est assez dire combien cette aspiration est
permanente. Mais elle n’est pas seulement permanente, elle a
sensiblement évolué dans les 25 dernières années. Cette évolution
relativement rapide de la conscience politique des problèmes de la
Corse procède de causes multiples et variables :
-
le
manque d’Autonomie Politique des élus régionaux en est sans doute la
1ere ;
-
le
véritable embrouillamini que constitue le fonctionnement des
administrations tant locales que déconcentrées continue à faire le
lit du clanisme dans le même temps qu’il bloque toute initiative
d’évolution ;
-
la
carte politique multiplie à l’envi le nombre d’élus et de mandats
électifs, tout en privant le système territorial d’efficacité ;
-
Le manque d’envergure de la politique de
développement génère à la fois une absence totale de perspective à
long terme tout en contribuant sur le moyen terme à l’abandon de
l’espace intérieur, à la disparition d’une société archaïque mais
bien organisée, de sa langue et de sa culture familiale sans
solution alternative ; ce que l’on appelle ailleurs « exode rural »
est ressenti ici comme la destruction d’une Nation ;
-
La rupture des connexions historiques de la Corse
avec le monde Méditerranéen aggrave le poids du sous développement
et de la dépendance ; l’élément le plus pesant de cette rupture est
sans aucun doute l’entêtement de l’état à intervenir objectivement
dans le maintien sous tutelle organisée, des moyens de transport et
de la destination des usagers et du fret ; coupée de son aire
naturelle géographique et culturelle, la Corse subit régulièrement
les fluctuations pernicieuses de l’état, que celles ci relèvent des
rapports au sein des institutions étatiques elles-mêmes, ou bien
qu’elles relèvent des relations chaotiques que les différents
gouvernements entretiennent avec leurs représentants dans l’île.
A la lumière de
ces 2 dernières années, il serait insupportable que le développement
économique, l’équilibre social, l’éducation, la culture, la justice
fiscale, le fonctionnement normal de l’administration, le secteur
bancaire continuent à dépendre du seul pouvoir d’un Préfet qui n’a
aucun compte à rendre à la Corse.
.2 : Les 15 points d’UNITA comme base de réflexion et de prospective :
Le débat portait
sur les points suivants :
-
1. reconnaissance
du peuple corse
Cette notion
devient de plus en plus précise. Elle a été quelque peu banalisée
par la revendication entre le fait historique et le statu culturel ;
Au cours du séminaire, l’unanimité se dégage sur une notion d’un
peuple corse reconnu dans son expression politique et
internationale. C’est là bien entendu la clé de voûte de la
revendication nationale. De cette reconnaissance dépend l’existence
et le fonctionnement politique normal de la communauté corse
institutionnalisée. Elle se trouve donc au centre de nos
préoccupations ; Dans le même temps, elle peut susciter l’hostilité
de la part de l’état et de ses relais en Corse dans la mesure où
elle confère une existence juridique à la Nation. Si par delà la
conjoncture, elle demeure un objectif fondamental, c’est qu’elle est
la condition nécessaire mais non suffisante, propre à faire accéder
la Corse à une administration souveraine.
-
2. Définition du corps électoral, contrôle des flux
migratoires et aide au retour
Il s’agit là d’un
moyen dont la portée est double : D’une part élaborer un corps
électoral corse propre à designer une assemblée constituante ;
D’autre part témoigner par sa seule existence de la légitimité du
peuple corse. Il appartiendra à un corps de citoyens corses de
s’exprimer sur un choix de société et sur son mode d’organisation
institutionnelle. Dans tous les cas de figures, et tout
particulièrement dans le cadre d’un développement économique rapide,
il apparaît urgent de définir le corps électoral et le principe de
citoyenneté. En l’occurrence, l’évolution du statut de la Kanaky est
intéressant seulement en terme de processus constitutionnel. La
constitution d’un corps électoral relève d’un code de la
nationalité. Il pose de surcroît dans le cadre de la Corse et
au-delà du contrôle des flux migratoires, le problème des corses de
la diaspora. L’accession de ces derniers au droit de vote se ferait
dans le cadre d’un collège distinct et à titre consultatif.
-
3. Législation, institutions, administration et
fiscalité
La simplification
administrative est une nécessité, non seulement pour combattre les
effets du clanisme, mais aussi pour dynamiser la vie politique et
lui donner une efficacité. Si la situation actuelle est un désastre,
il faut faire un bilan exact, pour savoir ce que l’on peut conserver
ou non. La suppression des conseils généraux paraît impérieuse, de
même que la fusion d’un grand nombre de communes, mais il faut que
toutes les régions bénéficient d’une représentation. La création de
« bassin de vie », entité cohérente pourrait être une solution
compte tenu de la faiblesse démographique actuelle.
Outre cette
volonté unanime de limiter les structures, une autre tendance forte
se dégage : Celle de mettre un terme à l’enchevêtrement et
superposition des administrations. Rendre d’une façon ou d’une autre
le fonctionnement des Offices plus efficaces et plus transparents,
supprimer les organismes semi-occultes et les administrations
« Canada dry », modifier le mode de désignation des membres du CES,
et les modes de recrutements. A terme supprimer les pouvoirs du
Préfet.
Sur le plan
fiscal : La Corse seule doit être à même de définir et voter son
mode de fiscalité, dans un objectif de la rendre attractive aux
investisseurs dans une optique de développement ; Contrôler les
fonds publics au moyen d’une véritable « cour des comptes » propre à
la Corse et qui se donnerait les compétences judiciaires nécessaires
à ses poursuites éventuelles.
-
4. Relations internationales avec l’union européenne
et les états méditerranéens
Il s’agit pour la
Corse principalement dans le cadre européen, et Méditerranéen d’une
part de rétablir ses connexions naturelles avec les régions
voisines, et d’autre part de disposer d’une représentation distincte
et permanente auprès des instances européennes. Car il s’agit aussi
d’un enjeu revendicatif contre l’état, dans le cadre d’un litige
avec la France, faire appel à des instances extra-étatiques, établir
des relations hors hexagone et combattre la politique des transports
aux mains de l’état ; Empêcher l’état de confisquer les compétences
européennes de la Corse ; Arriver en fin de compte à avoir les
prérogatives d’échanges internationaux d’un état souverain.
-
5. Les nouveaux rapports avec l’état et le processus
par étapes.
Rien ne
s’obtiendra sans la lutte. Les points revendiqués portent par
essence atteinte au dogme de l’état, aussi le débat s’établit-il sur
un double niveau : Celui de la revendication à long terme, celui de
la situation de discussion dans laquelle se trouvent impliqués les
représentants du mouvement national.
.3. Les contraintes de la conjoncture :
Le caractère
inopiné d’une situation nouvelle où l’état demande aux élus de la
Corse de proposer une sorte de plan de règlement, requiert une
position tactique cohérente.
Tout en affirmant
le caractère incontournable des 15 points de la revendication, les
participants se sont accordés à reconnaître la nécessité d’une
véritable cohésion autour des négociateurs du mouvement national.
D’une façon
générale, l’argument majoritaire consiste à dire qu’i l faut en
obtenir un maximum. La 1er difficulté réside néanmoins
dans une position éventuellement hostile des autres membres de
l’Assemblée à une avancée qui serait à leurs yeux un pas vers la
souveraineté ; C’est le cas de la notion de peuple corse. La 2ème
difficulté réside dans les contradictions internes des structures
étatiques françaises (Président/1er ministre) et au sein
de leurs propres formations parlementaires.
D’où un possible
repli sur une position médiane : celle de la reconnaissance de la
citoyenneté corse qui définirait le corps électoral, tout en
concédant à l’assemblée de Corse des compétences beaucoup plus
larges. Cette solution exclut de fait une garantie
constitutionnelle.
Nos représentants
porteront nos propositions en l’état : Reconnaissance du peuple
corse entérinée par un article constitutionnel (79) ; Citoyenneté
corse et son corps électoral avec les conséquences juridiques que
cela implique ; reconnaissance d’un pouvoir législatif et fiscal.
Si le gouvernement
n’a peut être pas intérêt à négocier « a minima », on ne peut
cependant considérer ces points comme acquis. Dans le cas contraire
la non-reconnaissance constitutionnelle du peuple corse, ne
priverait pas la Corse de compétences plus importantes en ce qui
concerne l’économie, la culture, et le domaine social. Il serait
possible d’obtenir la plus grande latitude en matière d’enseignement
obligatoire de la langue, de maîtrise de l’environnement, de l’aide
sociale. Ayons conscience aussi que ces compétences entrent du fait
de la construction européenne dans le cadre de dévolution des états
au profit des régions. Enfin et toujours dans ce cadre, les élus du
mouvement national demanderaient à Bruxelles le développement d’une
para diplomatie intra européenne en faveur de la Corse (ce que
pratique déjà le Conseil Nordique). En résumé nous aurions là non
pas un statut minimum mais « un statut différent dans sa nature ».
Il apparaît
évident que cet ensemble de propositions ne constituerait qu’une
avancée vers la réalisation des 15 points.
« UNITA n’ayant
pas l’intention de poser de préalable »à
cette avancée a confirmé son soutien à la démarche des élus de
Corsica Nazione engagés dans les discussions à l’Assemblée.
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Unità Naziunale, Archives du site.
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Séminaire d’Unità du
16.01.2000 atelier « institution »
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Contribution et observations
de J. Faggianelli
La réunion des
2 ateliers « institutions » et « processus par étapes » en un seul a
quelque peu simplifié la réflexion sur les 15 points en entraînant
inévitablement le débat vers ce qui représente la préoccupation
majeure du moment : la négociation éventuelle avec Matignon.
1° : Les difficultés immédiates :
Les élus de
Corsica Nazione se retrouvent investis d’une mission inattendue,
faire entendre la voix de la Nation à 43 de leurs collègues assez
peu convaincus de l’existence de la Nation en question. Il se
pourrait alors et de façon bien prématurée, que le Mouvement
National découvre qu’il représente peu de chose en termes de poids
politique, et qu’après 30 ans de lutte, les 20% de suffrages obtenus
en mars 1999 ne soit en fin de compte qu’une amère victoire.
2° : De la stratégie de
l’état et de la tactique de Jospin :
On l’a dit et
redit, l’état est le véritable maître du jeu en matière de
souveraineté territoriale. Il faudrait être bien naïf pour supposer
qu’une initiative en ce domaine, fût-elle même élaborée par le 1er
Ministre, puisse être prise sans consulter le sommet de l’état.
A ce jour,
rien n’indique que le Président de la république, garant de
l’intégrité du territoire français et responsable d’une stratégie
séculaire, puisse contribuer à la réussite d’une opération tactique
de Jospin, dans laquelle les Corses ne l’ont même pas consulté.
Le jeu des
factions et des lobbies composant le paysage politique français, et
dont les effets se font sentir jusqu’à l’Assemblée de Corse, nous
incline forcément à un certain scepticisme.
Comment
imaginer dès lors qu’un gouvernement de cohabitation puisse octroyer
aux corses, un statut que seul le vote d’un article constitutionnel
pourrait assurer dans la durée.
3° : Nos raisons
d’espérer :
L’impossibilité apparente de la Corse à nouer le dialogue, aussi
bien avec les corps constitués de l’état que le gouvernement et les
formations politiques françaises, témoigne d’une singularité que la
France ne peut reconnaître.
Face à ces incertitudes, seule demeure notre
conscience politique. L’échec momentané de la revendication
Kanak, dans une aire géostratégique pourtant peu favorable à la
France, ne doit pas nous empêcher d’observer que le monde change
rapidement. D’ores et déjà, le problème français de la Corse est
devenu une affaire internationale. C’est dans le cadre d’un
règlement international que la force de notre conviction forcera
la décision.
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Unità Naziunale, Archives du site.
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SEMINAIRE D’UNITA DU 16.01.2000
ATELIER « INSTITUTIONS »
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Additif de C.Robertson
Remarques à propos du constat :
-
un
des caractères aggravants de la situation en Corse est le fait que
les 25 dernières années aient vu s’effectuer un transfert de
populations du monde rural au monde urbain maritime, sans les
activités correspondantes à la région d’origine.
-
L’état est pleinement conscient des dysfonctionnements de ses
services et dont des régions comme la Corse subissent les
conséquences graves. Cet état de fait est dénoncé par les autorités
européennes qui ne peuvent tolérer le poids financier d’une
administration qui subventionne des déficits chroniques.
Remarques à propos du court terme :
-
Ne
pas accepter de signature de
contrat de plan/DOCUP
etc. engageant la Corse pour de nombreuses années sans tenir compte
d’une évolution des compétences et des institutions.
-
Refuser toute transaction déterminant l’économie de la Corse dans
les années à venir, touchant l’eau, l’énergie, les transports, la
communication, les médias.
-
Initier des articulations « mare e monte » au niveau
socio-économique.
-
Transfert des administrations de l’état vers les offices : chaque
administration appliquera la décision du pouvoir territorial.
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PROPOSITION DE RECOMPOSITION DE LA STRATEGIE NATIONALE
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Il faut reconnaître que l’ennemi a gagné la guerre psychologique,
tant du point de vue politique, que du point de vue
politico-militaire. Continuer dans la voie suivie depuis 1976 est
donc suicidaire. C’est faire le jeu de l’ennemi. Quand la bataille
est perdue, il faut l’admettre, en tirer les conséquences, se
replier, et préparer la contre offensive future.
I.
Bilan des erreurs :
A. Ce qu’il
ne faut plus faire sur le plan de la communication politique :
1.
Les
communiqués pour tout et n’importe quoi, les conférences de
presse qui ne mènent à rien et qui ne sont plus lues que par
nous-mêmes ; Les contacts personnels « privilégiés » avec les
correspondants et envoyés spéciaux des services de propagande
parisiens qui font ami-ami ici, et nous assassinent sitôt chez eux.
2.
Tomber
dans le travers du discours et de la terminologie instillée
par l’ennemi : « violence », « perpétré » « commettre »,
« justice », « droit », « administration », « état français »,
« syndicats », « clandestins » « partis », « impôts » etc. Notre
lutte est : « résistance » ;
l’appareil français :
les « autorités d’occupation » ;
les serviteurs de cet
appareil : des « collabos » ;
la presse des « services
de propagande » ou des « attachés de presse » du
pouvoir ; les
militaires « l’armée de libération » ;
l’impôt français est
un « racket » etc.
3.
Essayer
de répondre aux questions posées est une idiotie ! Elles sont
conçues pour nous piéger quelle que soit la réponse ;
il faut faire comme
l’ennemi, ne pas répondre, répondre à côté, répondre par une autre
interrogation, ou utiliser l’humour (Ex : de questions : Mais
enfin, que voulez-vous de la France ? Réponse :
rien, qu’elle s’en
aille ! Ou bien : Que feriez-vous sans la France ?
réponse : Mieux
qu’avec elle ! Ne craignez-vous pas le pire ? Comment
cela pourrait- il être pire ! etc.)
4.
Ne plus
se contenter de techniques d’un autre âge (tracts, feuilles
de choux pompeusement baptisés : « journal » ; Soirées
« culturelles », « manifs » et meetings….) Cela existait déjà sous
Karl Marx, on a quand même fait mieux depuis !
5.
Les
médias non français doivent être prioritairement sollicités
et privilégiés, et la presse, parisienne ou locale, doit faire
l’objet d’un refus systématique de commentaire (sauf les rares
cas où cela s’avérerait utile). Donc l’internationalisation
doit être la seule option en terme de communication journalistique.
6.
Quand nous
choisissons une stratégie, il ne faut pas en changer
au bout
de 3 mois, face à une campagne hostile orchestrée par l’ennemi. Il
faut s’y tenir ! Il n’y a que le long terme qui paie (songer que
s’ils se donnent le mal de lancer la grosse artillerie, c’est que
nous avons touché là où ça les gêne).
B. Ce qu’il
ne faut plus faire en terme de choix des interlocuteurs :
Paris est
l’ennemi, et notre anéantissement total est son seul but ! En
conséquence :
1.
Les
conciliabules secrets avec de pseudo envoyés (car ils existeront
toujours malgré les dénégations officielles), et les promesses de
couloirs, doivent être proscrits.
2.
Les
discours polis devant les ministres, comme si nous avions à
faire à des interlocuteurs raisonnables à séduire, ne sont pas de
mise ; Au contraire il faut les « agresser », les pousser à
la faute. Ils ne peuvent nous faire pire que ce qu’ils font déjà, et
ce qu’ils ne nous ont pas encore fait ne résulte que d’une question
de timing électoral, ou de façade « droitdelhommiste » vis à
vis de ses partenaires internationaux.
3.
En appeler à
« l’Etat »
pour résoudre les problèmes est un contresens et un aveu
d’immaturité. C’est ce qu’il faut éviter par-dessus tout. Au
contraire notre position doit être, « nous n’attendons rien de la
France, nous ne lui demandons rien, sinon une seule chose qu’elle
s’en aille ».
4.
Les
approches de compromis ne servent à rien, avons nous oublié « même
200000 corses autonomistes ne changeront pas la Constitution »
c’est la seule fois où un représentant de Paris nous a dit la
vérité ; à la limite
la technique de surenchère du marchand de tapis est plus payante.
C’est cette démarche qu’il faut adopter dans le cadre des « négociations
sur l’autonomie », qu’il faut en outre présenter comme une étape
et seulement une étape.
5.
Ne plus choisir et
se contenter d’interlocuteurs en France ;
Au contraire il faut privilégier les organisations internationales,
européennes (ce devrait être la mission essentielle du responsable
de la commission pour les relations avec l’Europe) ou non
gouvernementales (Ligue Internationale des droits de l’homme, Comité
d’Helsinki etc.). Donc l’internationalisation doit être l’option
principale en terme de partenaires non corses.
6.
Ne plus ostraciser
les clans
en les laissant seuls face à l’ennemi (sans rien oublier de ce
qu’ils ont fait et sans angélisme), mais accepter de leur parler,
les laisser rêver d’un énième statut, mais leur suggérer ce qu’ils
auraient à gagner en se détachant de Paris, les arguments ne
manquent pourtant pas ! Le racisme anti corse de l’occupant nous y
aide. L’idée générale n’étant pas que nous attendions quelque chose
d’eux, mais au contraire de les responsabiliser aux yeux de notre
peuple en les privant de la trompeuse position « c’est la faute à
Paris » ; Si au passage nous pouvons enfoncer un coin, tant
mieux, la paranoïa parisienne fera le reste.
ii.La stratégie de reconstruction :
La discrétion et
le concret doivent remplacer le montaseguisme. Il faut pour cela :
A.
Se
donner comme priorité la mise en place de l’Assemblée
Nationale Provisoire : Aucun moyen ne doit être négligé :
rencontres bilatérales, réunions en comités, constitutions de
nouveau comités, et toute forme d’organisation non rigide, non
formaliste mais Paolienne, c’est à dire pragmatique en faisant avec
ce qui existe déjà sur place. Le tout en se gardant de toute
médiatisation intempestive, du moins dans la première phase, celle
de sensibilisation.
B.
Admettre que cette stratégie prendra 2 ou 3 ans, qu’il
s’agit d’une traversée du désert où le « vedettariat » et le
« médiatique » n’a pas sa place. Il faut retourner à la base, sur le
terrain, et maintenir le cap, envers et contre tout, plus les
attaques ou le dénigrement seront féroces et plus cela signifiera
qu’il gène l’ennemi.
C.
Cela
nécessite la préparation d’un argumentaire, pas au sens d’un
« programme commun » qui ne convaincrait plus personne, mais par
l’adoption d’un vocabulaire précis, d’exemples précis, argumentés
et adapté à l’interlocuteur, et surtout ne pas contredire les
propositions existantes. Pour convaincre, il faut croire soit même à
ce que l’on dit..
D.
Constituer des groupes de réflexion « quasi-clandestin »,
embryon d’un futur « cabinet fantôme », à partir de personnes
ressources. Il faut s’inspirer pour cela de la franc-maçonnerie
(les simagrées en moins).
E.
Dans le cadre de
l’internationalisation, il faut recourir à Internet
pour faire connaître tout ce que nous savons, tout ce qui se fait,
toutes les rumeurs, et une permanence pour répondre aux courriers
en e-mail. En somme, briser le blocus, contrer la
désinformation, refaire un Disinganu mais avec les
moyens d’aujourd’hui.
F.
Dans la
même idée créer un journal en ligne. Pas un journal pour nous
faire plaisir, à usage interne, mais un journal conçu pour informer
les autres, car du fait de la France, ils ne savent en réalité rien
ou leur vision est totalement déformée. Pour cela il est nécessaire
d’y privilégier l’humour, la dérision, la caricature.
G.
L’idée
générale doit être la démolition de l’image
que se donne la France.
Par le biais d’Internet, il faut démontrer qu’elle est raciste,
arrogante, sectaire, doctrinaire, refermée sur elle-même,
nostalgique de son passé colonial et de son ancienne primauté
militaire (Louis XIV, Napoléon), non humaniste (mais seulement « humaniste-miroir »,
c’est à dire « n’est humain que ce qui me ressemble ») ;
Qu’elle est l’ancêtre des totalitarismes modernes, un dinosaure. Il
s’agit de se doter d’un argumentaire philosophique et juridique en
ce sens. Nous ne sommes pas seuls, le « National-Républicanisme » ou
« facho bonapartisme » est très mal vu en Europe, et en
contradiction avec son processus de construction.
H.
Dans le
même esprit, user systématiquement de toutes les procédures
juridiques (tribunaux administratifs ou justice pénale), pour
diffamation, abus de pouvoir, détournement de la loi, discrimination
ou incitation à la haine raciale, grâce à un pool d’avocats.
Le but n’est pas d’en attendre une justice, mais d’utiliser la
contradiction avec son discours « etatdedroitiste », et
diffuser par ce biais les crimes de la France, par Internet. Le but
de l’utilisation des voix de droit « français », est de les épuiser
toutes afin de parvenir au recours systématique devant les Cours
européennes de Strasbourg ou Luxembourg (en effet, nous ne
pouvons recourir devant les instances européennes qu’après avoir
épuisé les voix de droit « internes ».
I.
Cela
signifie également un recrutement dans les milieux de
l’informatique (cessons d’être complexés, les informaticiens du
Centre de Bastelica sont de très haut niveau), et dans celui des
linguistes de Corti, car si nous voulons atteindre
l’international, il faut tout traduire (l’Anglais représente 90% du
Net, toutes les autres langues se partagent le reste, et le français
est chaque jour un peu plus largué sur ce terrain), idem au niveau
de l’action en direction des instances européennes.
J.
Continuer à soutenir les prisonniers et demander leur
libération, mais en prévoyant une 2ème ligne
d’argumentation : leur rassemblement sur le territoire corse à
des fins humanitaires (stratégie basque). Les partis
traditionnels auraient du mal à s’opposer à une telle demande, du
fait des familles. Elle est également beaucoup plus susceptible de
provoquer une mobilisation plus large que notre cercle, c’est ce qui
s’est passé en Euskadi.
K.
Il est vital de
s’ouvrir aux français, aux italiens, aux portugais,
aux sardes, aux arabes de la 2ème ou 3ème
génération qui vivent au milieu de nous. Même si cela ne nous
plait pas, le réalisme nous y oblige ! Le refuser, c’est faire le
jeu de l’ennemi. C’est sa meilleure arme : A court terme par
l’accusation de racisme ; A long terme par submersion démographique.
Il nous faut donc là aussi adapter notre discours, à leur égard, et
à l’égard de notre « électorat » plus traditionnel.
L.
Réfléchir à d’autres modes d’action du type résistance
passive : boycott des produits de l’ennemi et action contre les
camions pleins de produits « concurrents » (Ex. Syndicats
agricoles français), grève de l’impôt-racket perçus par ses
percepteurs-collabos etc. Il faut également toujours coupler
ces actions avec la diffusion sur Internet ; Même si la
« non-violence » ne débouche sur rien face à des régimes à
fonctionnement doctrinaire, elle permettra au moins de démontrer que
la France ne laisse pas d’autre alternative que la résistance armée,
et démontrera l’hypocrisie des « démocrates corses ».
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CONTRIBUTION ET OBSERVATIONS SUR LE DEBAT SUR LE PROJET DE NOUVEAU
STATUT
A.
L’article 79 de la
Constitution, cadre indispensable
Un cadre juridique
n’est pas simplement une question de forme ou de principe, c’est un
cheminement logique qui induit les textes subséquents.
C’est ce cadre qui
permet le reste, sinon, si nous nous limitons à un cadre législatif,
fut-il avec la solennité d’une loi organique, nous nous mettons en
contradiction avec d’autres articles de la Constitution, surtout les
articles 1,2 et 72.
C’est ce cadre qui
nous garantit une certaine pérennité des acquis, car il ne suffit
pas d’un amendement en catimini pour revenir sur ces points
(rappelons-nous De Courson).
Si l’article n’est
pas spécifique, nous nous retrouverons dans le même piège que celui
de l’article 72 de la Constitution, qui ne prévoit que le « droit
commun » des collectivités locales de la république. Ce fut le cas
de l’article 1er du statut de 91 rédigé de telle manière
qu’on ne pouvait que le considérer que comme anticonstitutionnel ;
En effet on ne peut à la fois déroger au droit, et viser en même
temps le droit commun. Cette contradiction « voulue » ne pouvait
qu’entraîner :
-
un avis défavorable du Conseil d’Etat
-
une décision défavorable du Conseil Constitutionnel
-
sans compter les charcutages des 2 assemblées dans le
cadre de leurs « navettes ».
Nous n’avons aucune
illusion à nous faire ; Ni le peuple ou la citoyenneté corse ; Ni la
coofficialité et l’obligation de la langue ne peuvent être aborder
en dehors d’une modification constitutionnelle. Idem pour les
transferts de compétences situées dans le domaine de la Loi (pouvoir
législatif et fiscal), ils se heurtent aux articles 31, 37 et 47 de
la Constitution.
Donc un article
spécifique est nécessaire, même s’il n’est pas suffisant :
-
Nécessaire car c’est seulement par ce biais que le
reste peut être approuvé,
-
Mais pas suffisant car le cadre, s’il permet un
« contenu » ne nous dit pas ce qu’il sera (cf. les 15 points).
Mais paradoxalement
le contenu compte moins que le contenant car seul le contenant, le
cadre adéquat, permet ce contenu et est seul apte à ouvrir des
perspectives futures.
Nos ennemis
« nationaux républicains » français ou collabos, ont raison.
Reconnaître ces points, c’est admettre une Nation Corse, c’est lui
donner une dimension internationale. C’est ce qu’il nous faut
obtenir prioritairement, et c’est précisément ce que la France
refuse par-dessus tout.
Ainsi tous les
discours selon lequel nous aurions des avancées significatives sans
toucher à la Constitution sont soit mensongers, soit ignorants, soit
naïfs. Ils nous engagent dans une impasse où l’état fera mine de
nous octroyer des concessions là où en réalité, c’est lui qui veut
se débarrasser de compétences coûteuses, ou d’un découpage
territorial devenu sans objet (diviser pour régner) mais générateur
pour lui d’inefficacité et de surcoût de fonctionnement.
Ex : Le transfert
des routes nationales à la collectivité de Corse en 1991 n’était pas
motivé par un désir d’augmenter les compétences de la Corse, mais de
permettre par ce biais l’obtention de financements européens
(impossible autrement en vertu du principe de subsidiarité) et ainsi
réaliser des économies en matière d’équipement.
Aussi faut-il
également veiller, faute d’un pouvoir fiscal autonome, que les
moyens soient transférés en même temps que les compétences.
Autre exemple : les
2 derniers rapports parlementaires sur l’action de l’état en Corse
le répètent à l’envi, 2 départements c’est absurde, l’état n’est pas
efficace et cela lui coûte trop cher ! Aussi si nous pouvons être
sûrs d’une avancée, c’est bien la suppression des départements, mais
pas pour ce que nous croyons.
N’oublions aussi
qu’en 1981 l’état nous a présenté la suppression de la Cour de
Sûreté de l’état comme une concession faites à la Corse ; Alors
qu’il s’agissait d’une vieille revendication de la gauche, un
problème purement interne à la France, notamment vis à vis de son
image « droitdel’hommiste ».
Par contre cela a
permis de supprimer le statut patiemment obtenu de détenu politique.
Il nous faut donc envisager des pièges de ce genre.
B.
La procédure de
négociation, ou avec QUI parlons-nous ? Avec QUI faut-il parler ?
.1 Le neoclan
A priori Jospin n’a
rien promis, et nous avons tendance à prendre nos désirs pour des
réalités ; méfions-nous donc des manipulations du néoclan qui
voudrait nous mener là où nous ne voudrions pas aller, pour nous y
piéger durablement. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas
dialoguer, collaborer avec J.Rossi puisque c’est bien de lui qu’il
est question, mais il ne faut pas confondre « travailler ensemble »
et « travailler pour lui ».
Le piège durable,
ce serait d’accepter de renoncer au volet constitutionnel, nous
aurions alors crée une pseudo autonomie qui a des chances de
convaincre durablement notre peuple, c’est un risque ; Mais pire
encore serait d’accepter l’idée référendaire ! Pourquoi ?
La « légitimité
française en Corse ne repose que sur une agression militaire
qu’aucun acte de droit international n’a légitimé, c’est atout
minime mais qu’il ne faut pas gaspiller. La France en effet ne peut
se prévaloir d’aucun plébiscite en sa faveur ; Accepter un
référendum, c’est enfin leur offrir ce qui leur manque.
.2 Le gouvernement :
Même si Jospin a
réellement l’intention de s’engager dans notre sens, il ne
représente que le gouvernement, sans compter que même à ce
niveau, on ne peut guère parler de monolithisme. Rien donc ne nous
permet de croire qu’il dispose de la majorité suffisante pour faire
passer de telles revendications (à moins qu’il ne s’agisse d’une
offre de gascon, c’est à dire une promesse que l’on sait de toute
façon ne pas avoir à tenir, car on pourra dire que c’est la faute à
l’opposition etc. .).
Aussi nous diton
que Chirac appuierait Jospin sur ce point, ou que le groupe
démocratie libérale serait disposé à appuyer cela ! Quelles
certitudes en avons-nous ? La promesse de J.R !
nous avons vu pendant
l’épisode « decourson-charasse » le peu de poids qu' peuvent avoir
les élus corses à l’assemblée nationale française.
Donc si l’on n’a
pas des contacts avec l’autre pan de la société politique française
qu’est la droite, la question corse redeviendra un enjeu intra
français droite/gauche, et l’on retombera dans le scénario de 1991 :
charcutage et saisine du Conseil Constitutionnel.
.3 Le Président :
En matière
constitutionnelle, le gouvernement n’est rien, seul le Président a
le pouvoir : Pas de révision, pas de convocation, pas de referendum,
pas de législation par ordonnance (art 38), pas de loi
organique…Sans la volonté du Président qui a seul pouvoir en la
matière. Soit qu’il refuse ex : une convocation ; Soit qu’il ne
ratifie pas ex : ordonnances.
Nous avons un
exemple récent avec le refus de convoquer le Congrès sur la reforme
du CSM, qui incidemment bloque également les statuts de la Kanaky et
de la Polynésie (art 77 et 78 C).
Au fur à mesure que
nous approcherons des échéances électorales présidentielles, les
blocages de ce genre ont toutes les chances de devenir de plus en
plus fréquents.
Donc comme exposé
précédemment, nous ne pouvons espérer avancer en terrain sûr qu’en
dialoguant « publiquement » également avec le chef de l’état ou ses
représentants, dans les mêmes circonstances que « Matignon ». Aussi
longtemps que nous serons dans un scénario de « cohabitation » ce
fait est incontournable.
C.
LE CONTENU
C’est l’objet même
de la discussion des ateliers, des 15 points etc.. Il n’y a donc pas
à y revenir sinon pour rappeler que ce n’est pas vraiment le plus
important. C’est important, vital même pour l’avenir, mais c’est
inutile si l’on n’a pas éclairé les étapes précédentes. Ce ne serait
au mieux que des plans sur la comète.
Source photo :
Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :
Unità Naziunale
© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006 |
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CONTRIBUTION AU PROJET DE PROGRAMME
ECONOMIQUE POUR UNE CORSE INDEPENDANTE
|
1.
Des
principes imposés par la géopolitique :
A. LA
REGLE EST A LA LIBERATION DES INITIATIVES
La mise en place d'une économie
corse compétitive, et à même de faire vivre son peuple, en lui
garantissant des prestations publiques et sociales conforme au mode
de vie des nations développées, passe par un choix clair de libre
commerce et de libre entreprise, seul à même de redonner un espace à
la créativité de notre peuple nié et avili, tout en lui garantissant
une paix relative dans un monde où seule cette idéologie domine.
Ainsi le recours partiel, ponctuel,
à des pratiques interventionnistes, dans la phase de reconstruction
de notre Nation, ne devrait être qu’à caractère transitoire :
a.
En vue de doter la Corse d'un secteur économique, dont l'occupant
l'a privé par fraude ou dumping sous couvert de "solidarité
nationale" ; Ex: le transport maritime, les industries de
transformation, conditionnements et conservation de ses productions
primaires :
b.
En vue de réorienter ses circuits d'échanges vers une plus grande
diversité de ses marchés et de ses sources d'approvisionnement ; Ex:
la grande distribution, les tour-operators ;
c.
En vue de redonner des parts de marché interne suffisantes à ses
propres produits pour leur offrir la possibilité d'abaisser leurs
coûts de production, et de parvenir à une taille suffisante afin de
leur permettre un « décollage » et d'affronter une concurrence
loyale (c’est à dire libérée des circuits exclusivement français
subventionnés) ; Ex: eaux minérales, autres boissons alcoolisées ou
non, produits alimentaires pas seulement identitaires ;
d.
En vue de structurer un réseau de distribution des produits
biologiques et identitaires, à vocation intérieure et extérieure,
car ce sont là les seuls véritables créneaux exportateurs à court
terme.
B. A TOUTE REGLE, DES EXCEPTIONS :
L'Etat
fédéral corse n'a donc pas vocation, sans en exclure le principe, à
constituer un secteur public ou mixte, mais seulement à recréer ce
qui a été détruit et que l’initiative spontanée de notre peuple
n'est pas à même de reconstituer spontanément. Si l'initiative
privée suffit, l'Etat doit se contenter d'accompagner le processus
par toutes mesures légales ou fiscales nécessaires, mais surtout
s'interdire d'entraver l'initiative.
Sinon, dès lors que l'Etat Corse a
constaté la carence ou l'insuffisance du secteur privé, il a
l'obligation d'intervenir pour doter la Nation des moyens de son
développement ; Mais avec l'objectif à terme d'arriver à une
privatisation, qui privilégiera d'abord l'actionnariat corse, dès
lors que les contribuables corses ont participé à cette mise en
place, quand ledit secteur aura été amené en situation d'affronter
la concurrence du marché international.
Ainsi par exception au principe,
certains secteurs tels que l’éducation,
la santé par nature,
et le secteur des transports
maritimes et aériens, dès lors qu’il est vital pour toute Nation
insulaire, devraient éventuellement faire l'objet d'une prise de
contrôle de l’Etat Corse ou d’une privatisation partielle réservant
à l'Etat Corse une minorité de blocage. Ce nécessaire contrôle d'une
partie du secteur ne fait pas obstacle, bien au contraire, à la
libre concurrence ; Il tend à éviter les situations monopolistiques,
faussement « privatives »..
2.Une
réorientation résultant de notre situation géographique :
Sur le plan des orientations stratégiques, la
position géographique de la Corse lui dicte l'orientation de ses
échanges et la localisation des partenaires et des marchés qu'elle
doit rechercher.
A la situation que l'occupant lui
impose, terminus colonial de l'axe Paris-Lyon-Marseille, la Corse
doit privilégier un développement en "croix" dont elle serait le
centre :
- à l'Ouest, Barcelona et au-delà
toute la péninsule ibérique ;
- à l'Est, Livorno et Roma et la
péninsule italienne ;
- au Sud, la Sardaigne et au-delà
l'Afrique du Nord ;
- au Nord enfin et surtout, avec le triangle
Genova-Torino-Milano, et au-delà la Suisse, l'Allemagne et toute
l'Europe du Nord et de l'Est.
Comme on le voit, la France ici
n'est qu'un appendice sur l'angle nord-ouest, et rien de plus. Cette
resituation est une évidence, pourtant l'occupant l'a fait oublier
au plus grand nombre, y compris à nombre de nos chefs d'entreprises.
L'ayant ainsi repositionné dans son contexte, on s'aperçoit que la
Corse n'est pas un rocher au bout du monde, mais au contraire un
point central, que l'occupant a transformé en vide, à l'immédiate
proximité des grands axes d'échanges européens : "L'Arc
Méditerranéen" articulation Est-Ouest de l'Europe, dont la Corse
est la corde ;
et la "Banane Lotharingienne",
articulation Nord-Sud de l'Europe, dont la Corse se trouve être dans
le prolongement de sa pointe extrême méridionale.
Notre stratégie en termes
d'interlocuteurs immédiats (sans en exclure d'autres) se situe
d'évidence dans ces axes. Notre politique ne peut être que
l'agrégation à ces derniers en les attirant vers nous. Cela passe
par une maîtrise de nos moyens d'échanges : transports, mais
également secteur bancaire, grande distribution, prestations de
services liées aux tour-opérateurs. Cela passe également par un
choix clair et durable d'incitation fiscale, seul à même de rassurer
et d'inciter à la curiosité ces partenaires, ces flux financiers,
pour qu'ils s'intéressent à nous, et que nous nous intégrions à
leurs circuits. Ainsi, que cela plaise ou non, notre position et
notre taille, nous dictent nos choix fondamentaux.
3. Faire
de la petitesse un grand atout :
La Corse n'est pas une grande
puissance, pas même une puissance très moyenne, type France ; Elle
n'est pas non plus un "petit" Etat, type Irlande, Belgique ou
Danemark. La Corse est un micro-Etat, tel qu'il en existe déjà 9 en
Europe, et 43 dans le monde, et plus encore si l'on comptabilise les
territoires quasi indépendants, de taille proche et le plus souvent
inférieure ou de population équivalente à la Corse.
Nous ne sommes donc pas les
premiers, et nous ne serons pas les derniers sur ce chemin. Nos
"modèles", si tant est que quelque état que ce soit puisse être un
modèle, se trouvent vers Gibraltar, Man, Jersey et Guernesey,
Liechtenstein, Luxembourg etc. En conséquence la Corse doit
privilégier deux processus de développement :
A.
Privilégier ses potentialités internes :
La Corse doit développer les
secteurs où elle dispose d'un véritable avantage et tourner le dos
aux folies des grandeurs à la française ;
il faut faire preuve
d’humilité ! Axons-nous sur nos besoins immédiats d’abord, avant de
rêver du grand large et « d’exportation » :
a.
En développant son secteur agro-sylvo-pastoral, dans la double
optique de l'autosuffisance et des produits identitaires et
biologiques ;
b.
En misant sur son potentiel touristique ;
c.
En créant un secteur industriel du recyclage et du traitement des
pollutions ;
d.
En redéployant sa production
énergétique en fonction de ses ressources propres
e.
En recréant un secteur secondaire, étroitement lié et comme un
prolongement des quatre précédents, afin d'augmenter la valeur
ajoutée de ses produits, et non comme rêves insensés
d'industrialisation massive.
f.A
côté de ces 5 orientations minimales indispensables, il y a
également la place pour le développement de quelques secteurs de
pointes ou innovants. D'une manière générale en effet, les choix
stratégiques ne doivent pas nous interdire de manière doctrinaire le
défrichage d'autres pistes. La liberté d'entreprendre doit être la
règle, et le soutien de celui qui ose sortir des sentiers battus,
une philosophie.
Ce qui est par contre illusoire,
voire complètement délirant, c'est d'imaginer des schémas
d'industrialisation massive où l'activité se mesure à la tonne
d'acier, et au nombre de tracteurs ou de chars d'assaut, partir à la
conquête des grands marchés et des gros contrats ! (Une industrie
lourde ? Financée par qui ? Pour faire travailler qui ? Et pour
vendre à qui ?). Ce rappel est nécessaire car malgré l'absurdité
d'un tel scénario, il y en a encore, même en Corse, pour penser
ainsi, et comme c'est complètement irréaliste et anachronique, ils
se servent de leur propre incohérence pour décréter l'impossibilité
de l'indépendance. Sur ce point au moins ils ont raison : la Corse
indépendante n'est pas viable dans un tel scénario, c'est bien pour
cela qu'il nous faut affirmer clairement que ce n'est pas cela que
nous voulons.
B. Se
créer des atouts en se libérant des tabous inculqués par l'occupant
:
La Corse enfin souveraine, c'est à
dire indépendante, doit créer de toute pièce un secteur financier,
en transformant en atout ce qui lui a toujours été mensongèrement
enseigné comme étant sa tare congénitale : son insularité et sa
"petite" taille. Transformer le "handicap" en atout, c'est
privilégier des choix fiscaux et légaux incitatifs. Les jaloux,
c'est à dire les Etats trop gros pour y avoir franchement recours
eux-mêmes, appellent ça les "paradis fiscaux", ce qui
n'empêche pas leurs "élites", c'est à dire ceux qui nous font
la leçon, d'en profiter sans scrupule, c'est ce qui s'appelle
communément "l'évasion fiscale".
Bien plus, ils n’hésitent pas à
créer pour leur seul profit, sur leur « territoire » ce qu’ils
jugent immoral pour nous ; C’est ainsi que Paris est une place
OfShore pour les sièges de multinationales, Saint Martin un paradis
pour spéculateurs immobiliers, et Kerguelen un paradis pour
armateurs français. Comme le démontre TOPAZE, les belles règles
moralisatrices du style "l'argent ne fait pas le bonheur" ou
"bien mal acquis ne profite jamais" sont des sentences
inventées par les riches pour empêcher les pauvres de regarder dans
la bonne direction.
Un autre argument, tout aussi
malhonnête, consiste à agiter l'épouvantail de "Tanger !", ou "Cuba
!" (Avant Castro évidement). Ils omettent de dire que les
situations des territoires qu'ils citent en référence, étaient
celles de colonies de fait ou un statut résultant d'un accord
international imposé, sans aucun souci ou participation des
populations concernées. A l'inverse, vous chercheriez en vain dans
les rues de Luxembourg, Vaduz, Saint-Hélier ou Georgetown, cette
vision de Sodome et Gomorrhe qui, voudrait-t-on nous faire croire,
s'attacherait à ce type d'Etat.
Paradis fiscal, qu’est ce que cela
signifie ?
a.
C'est simplement dire que mieux vaut percevoir 1 ou 2 % d'impôt sur
les bénéfices de milliers d'entreprises "domiciliées" en
Corse, que de ruiner par des prélèvements aberrants les 5 à 600
entreprises qui survivent de plus en plus mal en Corse. Ce qui n'a
rien à voir avec le statut des salariés de ces mêmes entreprises,
c'est même le contraire car c’est en découplant « imposition de
l’entreprise » et « conditions sociales » que l’on
protège le mieux ces dernières. Au demeurant, quand certaines
entreprises françaises, publiques ou privées (SNCM par exemple),
font leurs profits sur le dos de la Corse, mais règlent leurs impôts
à leur siège social (Paris ou Marseille), l'occupant ne nous
applique t-il pas la même astuce, mais à nos dépens.
b.
C'est également dire que mieux vaut garantir un secret bancaire chez
nous que de voir notre épargne aller enrichir le secteur financier
de l'occupant... ou d'autres paradis fiscaux. Et si d'autres
capitaux veulent en profiter et ainsi participer à notre
développement, pourquoi pas.
c.
C'est dire aussi que si des compagnies internationales ou des
propriétaires de yacht veulent immatriculer leurs bâtiments ou
aéronefs en Corse en contrepartie du versement d'une taxe plus basse
que chez eux, pourquoi s'y refuser. La plaisance a été développée,
sans notre avis, chez nous mais les retombées en sont marginales,
transformons là aussi le mal en bien.
d.
En fait cette énumération n'est qu'indicative, car à côté de ces
exemples très classiques, il existe mille et une manières
d'envisager ces dispositifs, et ce sera le travail d'une commission
d'experts en droit du commerce international que d'élaborer les
scenarii les plus à même d'intéresser, et donc de drainer les flux
financiers vers et au profit de notre peuple. Car ce qui compte
c'est ce dernier point, l'important ce n'est pas de drainer l'argent
pour l'argent, mais l'argent pour quoi faire, et pour bénéficier à
qui ? Au bien être du plus grand nombre pas à quelques-uns uns ou
aux intérêts d'un occupant.
C. Et
d'autres pistes à envisager :
Enfin il existe d'autres
orientations, qui n'ont rien à voir, quoi qu'en disent les
"agitateurs d'épouvantails", avec la notion de paradis fiscal. C’est
même son opposée puisqu’il s’agit dans certains cas, d’activités à
forte taxation. Elles peuvent être des sources d'appoints non
négligeables pour un petit pays.
a. Les Tabacs et l’alcool :
Cette activité est déjà plus
classique en Corse (Job Bastos), il faudrait lui redonner son
importance perdue. Il convient ici de s'interroger sur les entraves
de l'occupant à la culture du tabac en Corse. Si c'est si
malhonnête, pourquoi le fait il chez lui, idem pour les boissons
alcoolisées.
b. Les Timbres :
La philatélie est une activité
modeste mais qui demeure une rentrée de devises étrangères non
négligeable pour tous les petits Etats. Cette activité participe
également de "l'exotisme touristique » et a un effet
d'entraînement sur la vente des cartes postales, filière qu'il faut
également maîtriser.
c. Les "Niches" légales :
Bien avant les jeux, le Nevada avait
développé une activité autour des facilités en matière de mariage et
de divorce. Actuellement la Slovénie a élaboré une législation qui
permet, moyennant versement de frais d'enregistrement, de changer
légalement de Patronyme en toute Liberté. Dans le même ordre d’idée,
il appartient de faire preuve d'imagination créatrice, d'y greffer
une filière et de l'exploiter au mieux.
d. La location du site de Solenzara
:
Le site existe déjà malheureusement,
mais aujourd'hui la seule chose que rapporte cette installation, ce
sont des nuisances, et des risques de représailles de la part de
peuples agressés par la France. A titre d'information la location
d'une seule base en Turquie qui permet aux américains d'intervenir
sur le théâtre du Kurdistan irakien représente quatre fois le budget
de la Collectivité Territoriale de Corse (hors « continuité
territoriale » dont on sait que presque tout repart vers la France),
un loyer de 3 à 4 milliards est dans le domaine du raisonnable.
Puisque la "Défense" de la Corse (ils font semblant d'oublier
que la France n'a jamais défendu la Corse, mais s'est par contre
abondamment servie des corses pour se défendre elle-même) est un
argument anti-indépendantiste, faisons de cette enclave un argument
contraire, une source de profit et de protection internationale, au
même titre que tous les états de l'Europe de l'Est qui demandent
leur adhésion à l'OTAN pour se prémunir du retour de l'ancien
occupant.
e. Les Jeux :
Cette activité est le contraire
d'une activité détaxée, et donc l'antithèse du paradis fiscal. Elle
serait selon certains la fin du monde ; Il me semble bien pourtant
que dans leur pays les casinos et les machines à sous ne sont pas si
rares que ça. Raisonnons donc en économiste plutôt qu'en Tartuffe
idéologue. Si ce secteur garanti à l'Etat fédéral le versement de
45% de ses bénéfices en rentrée fiscale ; si ce secteur nous
garantit également que tous les employés seront recrutés sur place,
pourquoi l'Etat corse ne garantirait-il pas à son tour le libre
exercice de ce type d'activité, dans la limite du respect du droit
pénal et des dispositions relatives à la protection de la jeunesse.
4. Une
reconstruction économique en deux temps et deux secteurs
complémentaires
L'analyse des pages précédentes de
doit pas induire en erreur. En effet le scénario d'ouverture et de
fiscalité incitative ne se conçoit que dans une Corse indépendante
sans que l'on ne puisse rien espérer de positif avant. Il faut donc
envisager une phase de reconstruction sous occupation, et à même de
contribuer à l'accession à l'indépendance.
A.
L'économie sociale de marché sous occupation
Ce sera la mission essentielle de la
stratégie alternative d'Assemblée Nationale Provisoire, que de
mettre en place un processus type "Mondragon" en l'adaptant à
notre cas, il faut pour cela :
a.
Collecter les fonds nécessaires, et seule une assemblée démocratique
a ce pouvoir sans que la propagande ennemie puisse objecter
l'argument du "racket", et en suivre l'utilisation (cela
implique également une stratégie de résistance civile avec refus de
payer les impôts à l’ennemi, impôt que nous qualifierions de racket)
; Emettre timbres, passeports et toutes formes d'activité qui
permettent la promotion de l'idée d'une Corse Indépendante tout en
faisant rentrer des fonds.
b.
réorienter l'Université dans une optique (type Ecole
Professionnelle Polytechnique) pépinière d'entreprise, coop. ou non,
mais solidaires et liées par une structure bancaire commune.
c.
Ne pas attendre de l'ennemi qu'il sauve notre langue, donc créer le
réseau scolaire parallèle nécessaire, et par-là remobiliser les
"culturels" et ne pas perdre son temps dans une démarche consistant
à lui demander de nous donner les moyens de le chasser..
d.
mobiliser l'épargne à
la fois en direction des créations d'entreprise, mais aussi en
gardant comme but l'édification d'une Corse indépendante à terme,
argument notamment pour attirer les partenaires investisseurs
internationaux, en créant une structure bancaire nationale,
domiciliée ailleurs en Europe si la France y fait entrave, car le
droit européen nous le permet désormais. (Cette banque ne doit pas
être une usine à endettement mais un partenaire type CLP qui étudie,
forme et suit les entreprises qu'elle finance).
e.
Ne pas se focaliser sur l'idée
coopérative à tout prix, et s'il le faut, créer des sociétés (SARL,
Société en commandite, joint-venture), ne pas reculer à l'idée
d'investisseurs extérieurs, mais au contraire les inclure dans la
dynamique générale.
f.
Se doter d'un moyen d'expression : agence de presse, sites internet,
quotidiens et magazines, radio ou télé, périphériques ou par le
biais d'un satellite étranger.
g.
Permettre en définitive ;
D'une part le
sevrage progressif de l'assistanat qui a fait de notre peuple des
drogués de l'administration, de la pension, de la prime et de la
subvention, faute d'autres alternatives pour sa survie ;
Et d'autre part se
donner les moyens, en termes financiers et en termes humains, de
mettre en œuvre la transition entre une économie dépendante à 90% et
orientée presque exclusivement vers l'occupant, et une économie
indépendante et redéployée vers le marché international.
B. L’ECONOMIE
de transition
Dans la phase
de transition, c'est à dire la période d'accession à l'indépendance
et les 10 ou 20 années qui suivent, les séquelles de 230 ans de
destruction économique et de démotivation du peuple continueront à
se faire sentir (il suffit d’observer les pays sortant d’un
demi-siècle de communisme pour comprendre). Parallèlement, les choix
fiscaux mettront un certain délai avant de se traduire concrètement.
Même si on peut espérer un décollage des investissements
relativement rapide, il faudra plus de temps pour que la rentrée
fiscale nécessaire au maintien de prestation sociale d'un niveau
acceptable parvienne à un seuil suffisant.
Le passage à la fiscalité incitative
se fera donc par étapes, et il faut avoir le courage de dire que les
premières années nécessiteront des décisions difficiles, en termes
de redéploiements des personnels et en termes de prélèvements
fiscaux, et de prestations sociales.
C'est dans cette période que
l'économie sociale de marché prendra tout son sens. Le réseau
coopératif sera au centre du dispositif. L'état fédéral devra en
outre intervenir fréquemment sur le marché pour créer, le plus
souvent ex-nihilo, les activités les plus indispensables dans des
secteurs que l’occupant a détruit.
Cette intervention pourra se faire
par le biais de nouvelles coopératives, de contrats de concession,
joint venture avec des partenaires extérieurs, ouverture de secteur
particulier à l'investissement étranger ou au contraire, protections
douanières d'autres secteurs, société d'économie mixte, société
nationale etc.
C.
La transition FACE A
l'Europe et la question de la monnaie
Juridiquement, se séparer d'un Etat
membre de l'Union Européenne entraîne le retrait de cette même
Union. Contrairement à certaines vues simplistes, ne pas faire
partie de l'Union ne signifie pas, n'avoir aucun lien ou échange
avec l'Europe. La Norvège et la Suisse ont refusé d'entrer dans
l'Union, et les micro-Etats (dont nous entendons nous inspirer). Ils
se gardent bien de demander leur adhésion. Ils continuent cependant
d'effectuer la quasi-totalité de leurs échanges avec cette même
Union. En outre, des traités d'association ou des conventions sont
toujours possibles.
La question fondamentale est :
Voulons nous édifier cette économie telle qu'exposée dans ce
document, oui ou non ?Il faut savoir qu'être membre entraîne des
contraintes, celles ci ne nous permettront ni d'avoir recours à
cette fiscalité incitative, seule à même de nous conduire vers un
équilibre budgétaire et monétaire, ni de protéger nos productions
dans leur phase de reconstruction et de décollage (cf. théorie de
List).
Parallèlement les "subventions de
Bruxelles" iront en se réduisant au fur à mesure de l'extension de
l'Union vers l'Est.
Quant à d'éventuelles dérogations,
elles sont toujours envisageables, car tout est négociable, mais
elles seront de courte durée, et soyons réalistes, avant d'avoir
reconstruit notre économie, qu'avons à offrir à l'Union en
contrepartie de ses « largesses », et ce qu'elle voudrait prendre
éventuellement, sommes-nous près à la lui abandonner.
Donc demeurer dans l'Union suppose
au préalable la détermination de choix fondamentaux.
Le choix de la monnaie découle
également des choix effectués en amont :
a.
Soit l'Euro, mais il faut être en mesure de se conformer aux
critères de convergences, et dans la phase de transition nous ne le
serons pas ;
b.
Soit une monnaie nationale qu'il faudra s'efforcer de coller à
l'Euro par un taux de change fixe ;
c.
Soit la monnaie d'un autre Etat, éventuellement avec des "motifs
imprimés" différents moyennant une convention avec cet état ou
entité. Ex: Monaco utilise le Franc français ; Liechtenstein le
Franc suisse ; Andorre Franc français et Peseta ; Luxembourg une
monnaie commune Belgo-Luxembourgeoise ;Vatican et San Marino la
Lire ; Man, Jersey et Guernesey le Pound. Reste alors à se
déterminer entre l’Euro et le Dollar. De toute façon, le choix de
rester en dehors de l'Union et de l'Euro pendant la phase de
transition, ne fait pas obstacle à une adhésion ultérieure, mais
bien plus tard, quand nous auront rebâti notre économie. Ce sera aux
générations futures de se déterminer.
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Complément au programme économique pour
l’aménagement du territoire dans la phase de transition antérieure à
l’Indépendance
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EDIFICATION D’UNE ECONOMIE
ALTERNATIVE ECOLOGIQUE ET IDENTITAIRE
Dès
lors que nous avons choisi de nous situer clairement dans les
courants de la concurrence mondiale, il faut nécessairement
déterminer une niche économique où la Corse possède un avantage
différentiel naturel et culturel… Trois secteurs sont aujourd’hui
moteurs : l’information, les loisirs, et l’écologie.
En
raison du maintien d’une identité culturelle forte et d’éléments
historiques déterminants, d’un environnement en grande partie
préservée, de son insularité, de son caractère montagnard, de sa
quasi-absence d’industrialisation traditionnelle, la Corse rassemble
tous les critères pour s’offrir en terrain privilégié de mise en
place d’un projet alternatif intégré, à l’échelon d’un territoire
bien individualisé, visant à créer un modèle en vraie grandeur
d’application des théories d’économie écologique. Ses arguments sont
donc :
-
Sa langue et ses traditions culturelles maintenues non sans mal.
Dans cette optique la ratification in extenso de la charte
européenne des langues minoritaires et son intégration comme texte
interne à son statut d’autonomie est primordial.
-
Ses productions identitaires également (certaines maintenues mais
d’autres à faire renaître), mais qui nécessitent des aménagements
au regard des réglementations européennes.
-
La richesse de son histoire (qui ne se résume pas à avoir enfanté
les Bonaparte) qui fait de la Corse le premier Etat à avoir doté le
monde d’une constitution démocratique proclamant la souveraineté du
peuple, avec la constitution de Paoli de 1755, et les liens étroits
qui relient l’œuvre paoline à la tradition démocratique mondiale,
tout particulièrement la constitution américaine, et les textes
immédiatement subséquents. Ces éléments doivent être valorisés d’un
point de vue promotionnel, plus que les statuts de Napoléon.
-
La richesse de son milieu écologique, tant terrestre que marin, la
beauté de ses sites dont tout le monde s’accorde à souligner le
caractère exceptionnel et dont certains sont inscrits au patrimoine
mondial par l’UNESCO.
-
Le maintien en l’état de ces mêmes sites rendu possible grâce à
l’action constante des défenseurs de l’identité corse, au contraire
des agissements d’un Etat colonial uniquement soucieux de profits
spéculatifs à court terme.
-
La quasi-absence d’activité polluante, en dehors de celles résultant
de l’incurie de l’état colonial (non-respect des règles en matière
d’hygiène, de qualité des eaux, de décharges publiques), ou du lobby
EDF.
Ainsi
la Corse pourrait-elle postuler pour être déclarée patrimoine
écologique et culturel mondial. L’incurie et la malveillance avérées
de l’état français à l’égard de la Corse, alliées à son inadaptation
intrinsèque à toute approche différente du modèle standard
parisianiste ou jacobin, fait que la Corse ne pe | | |